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Chronique
HERMAN FRANK - The devil rides out

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2016
Provenance du disque : Reçu du label
12titre(s) - 53minute(s)

Site(s) Internet : 
HERMAN FRANCK MYSPACE 
HERMAN FRANK WEBSITE

Label(s) :
AFM
 (18/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 08/12/16
Magistral !
Non, le Diable n’est pas mort. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de le dézinguer à maintes reprises. Pour permettre à l’Humanité de ne plus se laisser avoir par sa manipulation, ses tromperies et ses incitations à mal se comporter. Non, le Diable n’est pas en train de bouffer les pissenlits par la racine et n’a pas déposé le bilan. Comme viennent de le prouver les élections présidentielles chez l’Oncle Sam et celles des Républicains dans notre chère France...L’Humanité succombe de plus en plus facilement et pathétiquement aux fausses promesses des prophètes lucifériens qui viennent leur bourrer le crâne de contradictions afin de les pousser à trahir tout ce qui fait de l’humain un être spirituel, dont l’élévation et l’évolution sont l’essence même. Depuis quelques mois, la régression et les mouvements réactionnaires sont pléthores aux quatre coins du monde. Le pire étant ce recul de l’ouverture des mentalités dans la patrie des droits de l’Homme et des Lumières. L’obscurantisme et la haine font du primate qu’est l’homo sapiens sapiens une arme puissante dans la main du maître des abîmes brûlantes. Ainsi, il peut à l’envi répandre ses mensonges et la dévastation à travers le monde sans se souiller les mains, laissant le sale boulot à ces viles mammifères humanoïdes vraiment trop poilus et aisément corruptibles, trop friands d’or, d’argent et de diamants.

Cette résurrection du Malin aurait pu passer inaperçue si seulement un musicien bas-saxon, déjà bien connu des métalleux, n’était venu le titiller en cet an de grâce 2016. Avec sa guitare bien accordée, une section rythmique en béton armée et un viking hurleur, le réveil de la Bête ne pouvait être que certain. Surtout si l’idée provenait du fier et talentueux Herman FRANK (POISON SUN, VICTORY, ex-ACCEPT, ex-PANZER, ex-MOON DOC, ex-SINNER). Le guitariste allemand n’a pas pris de pincettes pour ce troisième opus de sa carrière solo qu’il nous présente aujourd’hui.

Pour rappel, Herman a fondé ce quartet en 2008 pour ne pas se tourner les pouces, alors que l’activité d’ACCEPT était au point mort. Depuis, trois albums ont fait surface, dont cet efficace The Devil Rides Out, sur lequel le nord-teuton a pu se pencher totalement grâce à son éviction d’ACCEPT et son départ de PANZER. Désormais, outre VICTORY et POISON SUN, il ne lui reste plus que cette occupation assez prenante.

Après un Loyal To None (2009) correct et un Right In The Guts (2012) amélioré, le ménestrel germain s’est décidé à faire un boucan de tous les diables pour nous prouver, s’il était besoin, qu’il nous faudra encore compter sur lui quelques années encore et que ce n’est pas parce qu’il ne fait plus partie de la légende ACCEPT qu’il n’est plus capable de donner le meilleur de lui-même, tant dans la composition de titres acérés que dans l’interprétation énergique de ceux-ci. Bien au contraire, car même si je trouvais que ses deux précédentes galettes n’étaient pas extraordinaires, même si pas mauvaises du tout, ceci à cause d’une production mollassonne, avec ce The Devil Rides Out il nous rassure définitivement sur sa capacité à surprendre son auditoire.

Le fait de ne plus devoir être loyal à personne, donc d’être le seul capitaine à bord de son navire, a donné tellement la niaque à Herman que son nouvel opus est un direct du droit qui prend aux tripes. Il s’est libéré des chaînes qui muselaient son imagination et a pu enfin se lâcher totalement comme jamais auparavant dans l’écriture de compos musclées qui donnent sérieusement envie de s’abandonner à l’appel de l’air guitare, du secouage de tignasse et de la chansonnette. Même si les paroles ne sont pas forcément positives, le ton général de l’album est très festif, comme si Herman souhaitait retranscrire son état d’esprit d’homme désormais libre de toute limitation et pression extérieure dans son processus créatif.

Résultat, de bout en bout des morceaux forts et dynamiques que seuls lui pouvait nous concocter dans sa caboche à l’aide de ses doigts de fée expérimentés, des perles heavy metal teintées de moments hard rock classieux magnifiées par une production enfin digne de ce nom, claire et puissante qui met réellement en valeur le jeu très fluide d’Herman, la rythmique massive de Michael (JADED HEART) et d’André (SILENT FORCE, ex-RAGE, ex-SINNER) ainsi que la voix unique de Rick (MASTERPLAN, AT VANCE, ex-THUNDERSTONE). Tous les instruments sont mis en avant de manière harmonieuse et pétulante. L’ensemble des titres mérite amplement de figurer sur cette rondelle sur-vitaminée sans remplissage ou ramollissement déplaisant.

Magistral est le mot qui convient le mieux pour décrire cette déferlante de vitalité « hergestellt in Deutschland » et qui va, j’en suis sûre, booster vos journées hivernales, vous éviter d’hiberner comme des marmottes (comme moi) et mettre le feu à votre cheminée intérieure, vous réchauffant l’âme et le cœur afin de vous redonner un coup de fouet aux zygomatiques et de faire pétiller vos yeux et vos écoutilles pendant un bon moment. Herman et ses compères se sont vraiment donnés à 100% pour faire de ce troisième rejeton un héritier digne de figurer parmi les œuvres les plus marquantes du guitariste. De plus, The Devil Rides Out, comme ses aînés, possède une patte 80’s pas désagréable et l’on imagine bien le big boss des Enfers en spandex rose et permanente à faire pâlir un Bret MICHAELS pailleté des orteils à l’ultime bout de ses mèches blondes glam à mort. Bref, The Devil Rides Out est une fiesta permanente, une orgie rock’n’metal à n’en plus finir. Ce troisième album de Herman FRANK est une pure réussite qui pourra enfin, je l’espère sincèrement, lui permettre d’accéder à une place de choix sur la scène heavy et de ne plus être occulté par ses anciens collègues et compatriotes, qui font aujourd’hui pour lui parti d’un passé révolu. The Devil Rides Out lui permettra d’avancer plus sereinement sur le chemin qui est le sien. Herman est ressorti beaucoup plus fort que par le passé des dernières péripéties qu’il vient de vivre et cela se ressent explicitement à l’écoute de ce formidable ouvrage musical qui témoigne de la bonne ambiance qui règne entre les membres du groupe et de la volonté intérieure du guitariste d’en moucher plus d’un dans son entourage plus ou moins immédiat. Chaque compo donne la pêche pour toute une journée et nous amène à penser que Wolf HOFFMAN a fait une énorme bêtise en limogeant son commandant en second, ce dernier ayant constamment de très bonnes idées qui pètent le feu de Dieu. Cela dit, j’avoue que j’ai un faible pour Dead Or Alive, le titre le plus explosif à mon humble avis, du moins celui qui se retient le mieux, suivi de l’opening-track Running Back et de License To Kill. Mais, cela n’est que mon point de vue personnel. Le votre peut être radicalement différent. Néanmoins, The Devil Rides Out est un feu d’artifice permanent qui permet de terminer l’année en beauté sur une note bienvenue d’optimisme qui apaise l’esprit et redonne un véritable coup de fouet nourrissant, si ce n’est carrément un coup de jeune. Grâce à une équipe du tonnerre et un son plus vigoureux (et une sublime pochette réalisée par Gestaltungskommando buntmetall), Herman FRANK a pu finalement mettre en boîte l’album le plus intense de sa carrière en « solitaire ». Et injecter une dose de positivité en cette période d’incertitudes, tout comme SINBREED l’avait fait en début d’année avec Master Creator. Joie et efficacité typiquement allemandes réunies sur une seule et même entité phonographique, Herman FRANK l’a fait. Et cette audace mérite d’être saluée. Pourquoi pas avec un 18/20, tant que j’y suis ? Allez, chiche !

Line-up :

Rick ALTZI (chant)
Herman FRANK (guitares)
Michael MÜLLER (basse)
André HILGERS (batterie)

Equipe technique :

Herman FRANK (production, enregistrement guitares et basse)
Charlie BAUERFEIND (mixage, mastering)
Rick ALTZI (enregistrement chant)
Arne NEURAND (enregistrement batterie)
Florian KRÖNERT (assistant, enregistrement batterie)
Gestaltungskommando BUNTMETALL (artwork, photos)

Guests :

Jioti PARCHARIDIS (musique et textes de Can’t Take It)

Tracklist :
1) Running Back
2) Shout
3) Can’t Take It
4) No Tear In Heaven
5) Ballhog Zone
6) Run Boy Run
7) Thuner Of Madness
8) License To Kill
9) Stone Cold
10) Dead Or Alive
11) Run For Cover
12) I Want It All

Durée totale : 53 mninutes

Date de sortie :

• Vendredi 18 novembre 2016
• Disponible en 4 formats : CD cristal, digipack en édition limitée avec bonus track, vinyle argent et box set en éditions limitées.

Discographie précédente :

Loyal To None (2009)
Right In The Guts (2012)

Ballhog Zone (clip officiel) : cliquez ici
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