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Chronique
AXENSTAR - Where dreams are forgotten

Style : Melodic Speed Metal
Support :  MP3 - Année : 2014
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 51minute(s)

Site(s) Internet : 
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Label(s) :
Inner Wound Recordings
 (18/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 07/04/15
Un tableau d’une grande beauté musicale, textuelle et picturale
Après un cinquième opus, Aftermath, sorti en 2011, qui faisait office d’album de transition suite au départ puis au remplacement de plusieurs de ses membres, la formation suédoise s’est assez rapidement remise au travail pour nous offrir ce qui est le plus abouti de ces enregistrements studio jusqu’à présent. En effet, Where Dreams Are Forgotten est plus travaillé, tant au niveau de la production (qui est l’œuvre du quatuor de Vasterås et de Pelle SAETHER, déjà présent derrière la table de mixage depuis les tout débuts d’AXENSTAR, mais ayant également, et notamment, bossé pour WOLF, AMARAN ou MÅNEGARM, parmi bien des noms de la scène metal, le mastering ayant été réalisé par Daniel BECKMAN) que celui de la composition : doté d’un son clair et puissant, Where Dreams Are Forgotten se révèle aussi très inspiré, ne manquant ni d’aplomb ni de nuances.

La pochette créée par Felipe MACHADO FRANCO indique, d’ailleurs clairement et d’une certaine manière, cette tendance. Le ton général est assez sombre à cause du thème qui suggère une certaine noirceur : l’endroit où les rêves sont oubliés est un lieu où le désespoir règne, car tout le monde a besoin de rêver et de réaliser ses ambitions. Antoine de SAINT-EXUPÉRY affirmait très justement qu’il faut faire de sa vie un rêve et de ce dernier une réalité. Malheureusement, tous les rêves, même les plus beaux et les plus colorés ont une fin. Ils ne durent jamais assez longtemps pour en découvrir toutes les saveurs. Pourtant, ceux que l’on peut initier rapidement sont souvent ceux qui sont les plus intenses. Et c’est cette pointe de positivité que le groupe a voulu reproduire en l’associant à la coloration globale plutôt obscure de l’album. Et ceci malgré les textes peu encourageants à première vue, tels que ceux de My Sacrifice, Annihilation ou The Reaper. Il y a des tas de façons d’envisager le point final des songes. La Mort, qui n’est pas forcément la fin du Tout ou de tout, la dépression qui est une autolimitation par la dévalorisation de soi-même menant à l’incapacité de mener ses rêves à terme ou à les considérer comme utopiques, ou encore les embûches parsemées régulièrement tout au long de la vie qui nous amènent souvent à réviser nos projets et à les doter d’un ordre de priorité ou à les éliminer carrément de nos desseins, voire même la peur qui nous empêchent d’accéder à cette sensation de plénitude...Mais, il y a aussi de nombreuses façons d’aborder ce problème des rêves inachevés ou avortés. Particulièrement celle de ne pas être déçu(e) lorsqu’une chose que l’on attendait depuis longtemps ne nous arrive jamais, parce-que ce qui peut être à la place peut s’avérer meilleur que ce à quoi l’on pouvait aspirer...

C’est, donc, cette dualité entre les rêves déchus et l’espoir qui peut naître d’un non-accomplissement de ces mêmes rêves qui est traduit musicalement par la formation sur cet excellent crû métallique. L’ensemble des titres s’avère très fluide, naviguant entre passages mélancoliques et explosions de gaieté retenue, ce qui donne à Where Dreams Are Forgotten cette force discrète mais bien présente, qui induit un raz-de-marée d’émotions positives et négatives, non pas dans le sens amour/haine mais dans une acception plus subtile comme celle qui peut opposer la peur de ne pas oser prendre des risques et son contraire qui consiste à avoir trop de bravoure, ce qui mène souvent à l’échec ou cette balance entre dépréciation de soi et, de facto de chacune de ses actions et pensées, et assurance personnelle excessive qui est, habituellement, l’expression d’un orgueil immodéré. La solution la plus judicieuse est celle d’emprunter la voie de l’équilibre. Et le groupe s’en sort extrêmement bien dans cet exercice de style très délicat : les lignes de claviers apportent une fraîcheur bienvenue tandis que les guitares, soutenues par la section rythmique, mettent en exergue ce côté pesant et frénétique de l’existence. Dans le même temps, le chant, bien que momentanément joyeux, laisse également transparaître des bribes de tristesse assez régulièrement à la manière d’un Timo KOTIPELTO, bien que Magnus WINTERWILD n’atteigne pas d’aussi hautes notes que le blondinet vocaliste de STRATOVARIUS. Heureusement pour nous autres, fans de power metal, les soli de gratte enjoués et les duels guitares/claviers lumineux nous évitent de rencontrer des cafards indésirables qui pourraient nous attirer vers le bas et nous inciter à croire, à notre tour, que nos rêves bien ancrés dans nos cœurs ne sont que des illusions qui ne se matérialiseront jamais.

Ce Where Dreams Are Forgotten est assurément l’ouvrage le plus réussi du quartet, qui signe là un tableau d’une grande beauté musicale, textuelle et picturale. Les différentes émotions induites et la coexistence entre les diverses déclinaisons conceptuelles d’un même thème, celui des rêves qui se perdent, ont été très finement abordées et traitées. Peu de paroliers et de compositeurs arrivent à un tel niveau de délicatesse avec un sujet aussi philosophique, et accessoirement casse-gueule. AXENSTAR a désormais atteint un palier qui lui permet aujourd’hui de prouver définitivement sa valeur auprès de sa propre fanbase et aussi et surtout des mélomanes exigeants qui attendaient ce moment fatidique dans la carrière des suédois pour s’intéresser finalement à leur répertoire. AXENSTAR n’est clairement plus une bande de suiveurs. Il faudra dorénavant compter sur leur savoir-faire et leur passion pour leur musique. Seul l’avenir nous confirmera cela...En attendant, moi je dis : vivement la suite !

Line-up :

- Magnus WINTERWILD (Chant, Claviers, Basse),
- Joakim JONSSON (Guitare lead),
- Jens KLOVEGÅRD (Guitare rythmique),
- Adam LINDBERG (Batterie)


Vidéo officielle du titre Fear
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