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Chronique
ATLANTIS CHRONICLES - Barton's odyssey

Style : Melodic Extrem Metal
Support :  CD promo - Année : 2016
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 42minute(s)

Site(s) Internet : 
ATLANTIS CHRONICLES FACEBOOK

Label(s) :
Apathia Records
 (17/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 04/10/16
Une divertissante plongée dans les abysses...
“ La mer est Tout...”

C’est par ces mots que le second album des death-metalcoreux parisiens d’ATLANTIS CHRONICLES débute. En effet, sans les océans, la Vie n’aurait pas été possible sur cette planète. Tout comme elle ne pourrait exister aujourd’hui. C’est pourquoi il est important de la protéger de toute pollution et de toute surpêche. Près de 80 % de l’oxygène que nous respirons provient du plancton. Il est, donc, nécessaire de préserver tout l’écosystème marin afin de garantir un avenir à notre planète et à tous ses locataires, dont nous faisons entièrement partie en tant qu’espèce humaine. Il est, de ce fait, primordial de ne pas souiller cette source originelle par nos déchets plastiques et les rejets toxiques industriels ou par le massacre des créatures qui l’occupent. Grâce aux travaux des océanographes depuis les années 50, que nous devons au Commandant COUSTEAU, et au combat des éco-pirates comme Paul WATSON, les océans nous dévoilent nombre de leurs richesses animales et végétales et nous savons désormais à quel point l’avenir de notre espèce pourrait être menacée si tout ce patrimoine aquatique venait à disparaître à cause de notre infinie cupidité et de notre puérilité à ignorer volontairement l’interconnexion entre toutes les créatures terrestres, aériennes et marines, qu’elles soient animales, végétales ou minérales.

Par ailleurs, en sus de nous éclairer sur nos origines, la mer nous ouvre les portes d’un autre monde. Celui d’un âge reculé où régnaient en maître les Atlantes, peuple mythique ayant dramatiquement disparu lors d’un cataclysme mémorable qui a englouti leur île. Civilisation très avancée, elle concentrait toute la Sagesse et la Connaissance essentielle à l’évolution de toutes les sociétés ouvertes un tant soit peu sur la spiritualité et ayant soif de comprendre le fonctionnement de l’Univers. Malheureusement, nous n’aurons jamais l’occasion d’étancher notre curiosité ou de grandir mystiquement afin de toucher de près la pleine divinité de nos individualités tout comme les Atlantes ont pu le faire avant de sombrer tragiquement dans le néant et l’oubli.

Pourtant, certaines croyances héritées des Anciens nous informent sur la possible survie des Atlantes qui auraient pris la forme de dauphins ou d’orques, ces derniers étant, effectivement, des êtres dotés d’une immense spiritualité, qui a été prouvée scientifiquement à maintes reprises. Guidant l’Homme et son navire à travers l’obscurité, les dauphins et les orques pourraient être les descendants des habitants de l’Atlantide, ces derniers ayant éclairé les diverses civilisations pour qu’ils atteignent (ou tentent d’accéder à) un plus haut niveau de Conscience et, concrètement, puissent agir et vivre de manière plus harmonieuse avec l’ensemble des habitants de Gaïa.

En ce début de nouvelle ère, celle de l’Âge du Verseau que les brésiliens d’ALMAH viennent de développer sur E.V.O., nous avons l’opportunité de devenir ces nouveaux Atlantes par le biais de nos actes et de nos paroles remplis de bienveillance, de compassion, d’empathie et de respect face à toutes formes de Vie. Ce n’est que grâce à cela et aux enfants indigos, dont la Sagesse est l’égale de celle des Atlantes, que nous pourrons éviter la 6ème extinction de masse et, par conséquent, un sort similaire à celui qui a touché le Continent Unique des millions d’années en arrière et que nous qualifions de « Pangée ».

Par ce sujet à la fois écologique, historique et métaphysique, les parisiens ont décidé de poursuivre cette aventure sous-marine après un déjà prometteur Ten Miles Underwater en mettant en lumière l’odyssée abyssale d’Otis BARTON. Cet américain, né en 1899 et décédé en 1992, était un acteur de talent, un inventeur de génie et un explorateur aguerri. En 1930, après avoir mis au point la première bathysphère, il plongea aux côtés de son ami William BEEBE dans les eaux tropicales des Bermudes, établissant ainsi un premier record mondial à 180 mètres de profondeur. Quatre années plus tard, lui et son compère réitérèrent leur exploit à 923 mètres sous la surface. En 1938, Otis BARTON est apparu dans le long métrage Titans Of The Deep qui relate les aventures des deux hommes et de leurs fantastiques découvertes. Onze années plus tard, soit en 1949, BARTON renouvela son exploration des fonds marins et descendit à plus de 1300 mètres à l’intérieur d’un nouvel appareil, nommé benthoscope, qu’il conçut avec Maurice NELLES. Impatient de partager ses trouvailles zoologiques, il écrivit un ouvrage intitulé The World Beneath The Sea qui fût publié en 1953. Ayant une insatiable soif d’érudition, il se mit rapidement aux expéditions au sein des denses forêts équatoriales, passant la plus claire partie de son temps dans les jungles gabonaises, où son esprit d’ingénieur aura encore fait des merveilles en imaginant un aéronef permettant de filmer la faune sauvage en hauteur et sans la déranger dans ses activités quotidiennes (ce qu’il appela « jungle spaceship » ou « vaisseau spatial forestier »).

ATLANTIS CHRONICLES a opté pour cette fabuleuse épopée scientifique non seulement dans un souci de continuité thématique, mais également pour nous distiller textuellement des bribes d’enseignements philosophiques empruntés conjointement au bouddhisme, au confucianisme et aux Lumières tout en nous contant l’histoire de cet homme extrêmement passionné par la mer et ses secrets. Comme le quintet, mené par le growler Antoine BIBENT, l’a précisé dans une interview pour le magazine Metal Obs’ (édition de mars-avril 2016), il ne s’agit pas d’un concept en tant que tel, mais plutôt d’un recueil d’anecdotes de l’explorateur ou d’extraits fantasmagoriques, l’ensemble étant relié par une trame commune ayant trait à l’élément eau, à la sauvegarde du patrimoine océanique et la légende d’Atlantis, le tout imprimé d’une manière plutôt originale dans un magnifique livret, paré d’une première page de toute beauté représentant Neptune, intentionnellement imaginé comme un carnet de bord à l’ancienne griffonné de notes parsemées, entourées et raturées pour nous aider à mieux conjecturer l’odyssée de la pieuvre humaine qu’était Otis BARTON.

Musicalement, aucun changement à l’horizon. ATLANTIS CHRONICLES continue à nous délecter d’un puissant metalcore mélodique aux accents death progressif. La formation est très impressionnante quand elle s’exprime au travers de ses instruments. Autant dans les parties de grattes hyper mélodiques qui ne dépareilleraient pas sur un album de power metal, que dans les lignes de basse et de batterie qui plombent positivement l’ensemble pour le rendre plus massif, lourd et solide. Métaphoriquement parlant, les guitares mettent en scène les mouvement de l’océan et la légèreté qui la caractérise, la section rythmique la pression constante qui peut mener les Hommes à la folie quand ils restent trop longtemps dans les profondeurs, aliénation passagère.

Ainsi, ATLANTIS CHRONICLES a su aligner sa musique sur ses paroles de sorte à ce que le rendu final soit aussi captivant qu’un documentaire de Steve IRWIN et aussi costaud qu’un épisode des Justiciers des Mers sur la sempiternelle lutte de SEA SHEPHERD contre le massacre des dauphins globicéphales dans les Îles Féroé ou celui des baleines par les industriels et scientifiques japonais. D’aucuns comparent le quintet francilien au quartet aquitain GOJIRA, mais sur un plan purement stylistique, ATLANTIS CHRONICLES se démarque des derniers par une approche plus mélodique mais moins méthodique, beaucoup moins technique en tous cas. Les parisiens vont droit à l’essentiel sans réellement s’alourdir de structures aléatoires, mais néanmoins, drastiquement organisées, au contraire de GOJIRA qui privilégie la complexité mathématique, du moins sur ses sorties précédentes, Magma étant nettement plus sobre. Pour ma part, si je devais vraiment décrire la musique d’ATLANTIS CHRONICLES, sachez qu’il s’agit, selon moi – mais vous vous ferez votre avis personnel tou(te)s seul(e)s comme des grand(e)s -, d’un beau métissage entre ARCH ENEMY pour les mélodies, ATHEIST ou DECAPITATED pour la technicité et BLACK DAHLIA MURDER pour l’agressivité avec, bien sûr, le côté core persistant tout au long de ce trop court Barton’s Odyssey.

Les mecs des CHRONIQUES ATLANTES ont fait un énorme boulot, confirmant aisément les très bonnes critiques reçues sur leur debut-album Ten Miles Underwater, Barton’s Odyssey étant dans la continuité de son aîné mais allant plus loin dans une certaine forme d’expérimentation musicale. Puissance martiale, énergie, groove et dynamisme sont les qualificatifs à utiliser quand on aborde le death metalcore d’ATLANTIS CHRONICLES. La durée totale ne dépassant pas les 42 minutes, il est logiquement possible de rester sur sa faim, attendant patiemment mais vainement que les hostilités continuent quand retentissent les dernières notes de A Modern Sailor’s Countless Stories. Mais, on a le sourire aux lèvres, se sentant revigoré(e) après cette forte dose d’adrénaline made in Paris. Que l’on a hâte de recevoir à nouveau très rapidement. Voilà bien une excellente rondelle qui réveille efficacement le matin et donne la pêche toute la journée. Et le pire, c’est que l’on en redemande encore et toujours, alternant aussi avec Ten Miles Underwater, dans la même veine pour le même shot du même calibre. Et je n’ose imaginer l’impact des compos jouées en live. Là, ce serait carrément une immense salle de shoot musical délivrant un son énorme à se claquer la nuque tant ce Barton’s Odyssey donne littéralement envie de secouer sa tignasse et de sauter partout. Bien entendu, entre nous, je n’ai ni pogoté, ni slammé partout, n’ayant pas envie de défoncer mon salon et de finir chez mon ostéopathe...Je suis, donc, restée sagement dans mon canapé à écouter pieusement cet excellent opus pour en capter toutes les nuances afin d’en décrire textuellement tous les tenants et aboutissants, pendant que mon esprit, lui, faisait le con dans le pit à sautiller à pieds-joints comme un kangourou sous amphétamines qui jouerait à la marelle. Hum hum...Bref, nonobstant mes délires de fin de chronique, vous aurez compris que cet album est une déflagration supersonique qui vous enverra balader à l’autre bout de la pièce par un vol plané à la McFly (celles et ceux parmi vous qui sont branché(e)s Zemeckis comprendront, les autres...qu’attendez-vous pour retourner vers le futur ?!). Bref bref bref et re-bref, ATLANTIS CHRONICLES, ça décoiffe un max !! Attachez vos ceintures, préparez vos bouteilles d’oxygène et vos gilets de sauvetage, l’odyssée fantastique ne fait que commencer !!

Line-up :

Antoine BIBENT (chant guttural)
Jérôme BLAZQUEZ (guitares, chant clair)
Alexandre HOUNGBO (guitares, chœurs)
Simon CHARTIER (basse)
Sydney TAIEB (batterie)

Crédits :

Alexandre HOUNGBO & Sydney TAIEB (musique)
Jérôme BLAZQUEZ & Simon CHARTIER (arrangements)
Antoine BIBENT & Guillaume DESTOT (paroles)
Sydney TAIEB, Simon CHARTIER & Antoine BIBENT (bruitages)

Equipe technique :

ATLANTIS CHRONICLES (production)
Joshua WICKMAN (ingénierie son, mixage et mastering)
Sydney TAIEB (enregistrement du chant, des guitares et de la basse)
Jean François DI RIENZO (enregistrement de la batterie)
Par OLOFSON (artwork)
Duts (design de la pochette)

Studios :

Studio Les Cuizines (Chelles, France – prises de son voix)
Studio Broken Shore (France – prises de son guitares et basse)
Studio The Office / The Artist (Paris, France – prises de son batterie)
Studio Dreadcore (White Lake, Michigan, USA – mixage et mastering)

Tracklist :

1) The Odysseus
2) Otis Barton
3) Back To Hadatopia
4) Within The Massive Stream
5) Upwelling – part 1
6) Upwelling – part 2
7) Flight Of The Manta
8) 50°S 100°W
9) I, Atlas
10) A Modern Sailor’s Countless Stories

Temps total : 42 minutes

Date de sortie :

19 février 2016

Upwelling – part 1 : cliquez ici

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