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Chronique
VANDROYA - Beyond the human mind

Style : Melodic Speed Metal
Support :  CD - Année : 2017
Provenance du disque : Acheté
9titre(s) - 53minute(s)

Site(s) Internet : 
VANDROYA WEBSITE

Label(s) :
Inner Wound Recordings
 (19/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 13/05/17
Un recueil de positivité et d'enthousiasme...
“Wouah, mais c’est un nouvel album d’ANGRA, ou bien ?!”, me suis-je dit en 2013 lorsque j’ai posé une oreille attentive sur One, le premier opus de VANDROYA. Les premières notes m’y firent en tous cas penser. Mais, quand est arrivée la douce voix de Daísa, j’ai compris que je faisais erreur. Et pourtant, il faut bien reconnaître que One est dans la droite lignée des Rebirth, Temple Of Shadows et Aurora Consurgens, dont il s’inspire largement. Cela dit, cet avis n’engage que moi. Néanmoins, tous les éléments caractéristiques de la formation menée alors par Kiko LOUREIRO et Rafaël BITTENCOURT (les mélodies, la technicité, les ambiances, les lignes de claviers, le côté progressif), exception faite du chant féminin, étaient présents sur One, la confusion étant justifiable et justifiée. Le mimétisme allant même jusqu’à emprunter l’origine géographique des brésiliens, puisque VANDROYA est également native de l’état de São Paulo, sans pousser le « vice » plus loin en embauchant un vocaliste dont le timbre serait proche de ceux d’Andre MATOS ou d’Eduardo FALASCHI, fort heureusement. Car, c’est la plantureuse Daísa qui donna, la première, l’impulsion nécessaire au groupe pour se mettre en mouvement dès 2001, l’année où Rebirth a vu le jour. Sacrée coïncidence ! Comme s’il fallait qu’un nouveau combo apparaisse pour maintenir, d’une certaine façon, l’héritage passé de Kiko et Rafaël, afin de le transmettre aux jeunes générations et faire, perdurer, ainsi l’attrait pour une musique créative et lumineuse, depuis le départ d’Edu en 2012 du cultissime ANGRA, dans une forme de continuité.

Quatre printemps se sont écoulés désormais depuis l’arrivée dans les bacs de One. C’est un quintet ayant reçu énormément d’excellentes critiques sur son œuvre précédente qui nous revient en 2017 avec une galette qui a réussi à relativement s’émanciper des influences citées plus haut et qui a fortement gagné en maturité. Effectivement, Beyond The Human Mind, même s’il n’élude pas toujours judicieusement les allusions aux groupes favoris de nos cinq musiciens virtuoses, met l’accent sur une identité plus affirmée qu’auparavant, ce qui m’a permis d’apprécier à sa juste valeur ce petit bijou de heavy power metal progressif. Ce qui est, je dois l’avouer, plutôt rare, car les formations évoluant dans ce style si particulier, où bon nombre d’artistes se sont cassé la gueule et n’ont pas surmonté les multiples difficultés liées à l’industrie discographique et au manque de soutien flagrant de la part des mélomanes avertis ou non, doivent constamment rivaliser d’ingéniosité pour ne pas copier sur leurs voisins et s’armer de patience pour se faire reconnaître comme essentielles sur une scène déjà extrêmement florissante et peu encline à se laisser séduire par de nouveaux arrivants.

Cela dit, Beyond The Human Mind est intéressant à plus d’un titre. La production, en premier lieu, est plus claire et puissante que celle de One. Le guitariste Marco LAMBERT a bien intégré ses seize années d’expérience au sein de VANDROYA (et de SOULSPELL) et est parvenu à mieux équilibrer l’ensemble des instruments en atteignant une parfaite harmonie, ce qui s’entend quand on écoute le résultat définitif (contrairement à OneHeros TRENCH de KORZUS qui était derrière la console). Les brésiliens ont, en outre, mis le paquet sur la composition, alternant morceaux énergiques et rapides avec d’autres en mid-tempos et des ballades bienvenues, tout en rafraîchissant leur style en intégrant de nouvelles sonorités plus rock, comme cet orgue Hammond sur Time After Time (rien à voir avec le tube planétaire de Cindy LAUPER, hein !), des riffs monstrueux sur I’m Alive ou des touches symphoniques régulières. Les sérénades plus calmes (Last Breath et sa guitare électro-acoustique, If I Forgive Myself et son piano émotionnel) n’ayant rien à envier aux grandioses The Path To The Endless Fall, You’ll Know My Name ou l’épique et éponyme Beyond The Human Mind et ses 10’48 de pur bonheur. Enfin, l’interprétation, elle-même, est magistrale. Tout le monde s’en tire avec plus que les honneurs, surtout Daísa, qui roucoule mieux que sur la précédente cuvée du groupe.

Bien sûr, VANDROYA ne parvient pas toujours à éviter les maladresses, singulièrement en donnant l’impression que des formations comme STRATOVARIUS, ANGRA ou MASTERPLAN étaient venues lui prêter main forte dans le jeu global. Mais, qu’importe, les sud-américains sont sincères dans leur conduite et c’est le plus important. Et puis, leur metal est jouissif autant sur les soli, progressifs et intenses à souhait, que sur le plan des mélodies, à la fois douces, dynamiques et captivantes. Dans le même genre musical, les italiens de ANCIENT BARDS ne s’en sortent pas aussi bien, par exemple. Du moins, on ne retrouve pas autant de joie de vivre, malgré des sujets graves comme la Mort, que chez VANDROYA. Comme son aîné, ANGRA, VANDROYA rivalise d’ingéniosité, de talent et de gaieté. Peu de professionnels du power metal peuvent se targuer d’une telle prouesse, surtout après seulement deux albums. Il a fallu beaucoup de temps pour VANDROYA mûrisse son projet et développe son ambition. Plus de 12 ans avant d’avoir accouché de One en 2013. Mais, c’est justement ce qui a fait la force de cette formation prometteuse, qui a voulu d’abord se remplir de plénitude en tournant intensivement avant de faire le grand saut dans l’inconnu et de rentrer dans le club très privé des combos ayant mis en boîte à plusieurs reprises le fruit de leurs efforts conjoints. Beyond The Human Mind est l’aboutissement d’un cheminement graduel suivant un premier essai plus ou moins triomphant. Ce second son de cloche donne réellement la pêche et contient des pépites qui exulteront toutes leurs qualités quand elles seront interprétées sur scène devant des fans déchaînés, comme ils le sont constamment dans le patrie du grand écrivain Paulo COELHO, scandant de façon obsessionnelle les paroles tout en délivrant fidèlement les mélodies des neuf compos qui se retiennent aisément, à l’instar du refrain de The Path To The Endless Fall. Illustrant magnifiquement le tourbillon de la Vie par une peinture du célèbre rapin colombien Felipe Machado FRANCO, déjà reconnu pour ses travaux de graphiste pour des grands noms du metal généraliste tels que Axel Rudi PELL, BLIND GUARDIAN, ICED EARTH, RHAPSODY OF FIRE ou SINBREED, mais aussi screamer et bassiste de THUNDERBLAST, la pochette de Beyond The Human Mind relate pertinemment les aléas de l’existence et la musique intérieure et personnelle de chaque individu. C’est pourquoi les textes sur ce dernier-né des brésiliens alternent entre abandon et découragement, d’une part, et lâcher-prise et espérance, d’autre part. Ce qui correspond à la succession de titres enjoués à un moment et mélancoliques à un autre. Chansons qui conservent, cependant, un aspect solaire quelque soit leur destination finale. En fin de compte, VANDROYA, tout comme SINBREED il y a un an et deux mois avec Master Creator et ALMAH avec E.V.O. plus récemment, est arrivé à me redonner le sourire tout en me ré-énergisant dans cette période plutôt étrange et trouble. Beyond The Human Mind va au-delà de l’esprit humain pour en extirper ce qu’il y a de plus allègre en lui afin que ses perspectives d’avenir s’éclaircissent et lui permettent d’être plus serein sur son chemin sinueux, tortueux, propice à la chute, à condition qu’il n’abandonne pas son objectif et qu’il se relève coûte que coûte. Parce que, ce qu’il y a au bout du chemin, est subséquemment une récompense pour toute la patience endurée, même si le bonheur ne réside pas dans le sommet de la montagne, mais dans l’attitude adoptée pour la gravir. VANDROYA est, désormais, l’un des fers de lance du power metal progressif et pourra remplacer, à terme, un ANGRA moribond qui a perdu de sa superbe depuis un Aurora Consurgens mi-figue mi-raisin suivi d’un Aqua complètement loupé et le départ chaotique d’Edu FALASCHI, le rayon de soleil du tribute à la déesse du feu latino-américaine, et celui de Kiko LOUREIRO pour MEGADETH. Puisque VANDROYA reprend le flambeau d’ANGRA là où ce dernier s’est subitement délesté de son identité singulière pour se compliquer la Vie avec des opus sans saveur avant de renaître avec Secret Garden, une rondelle étonnante sur le moment mais décevante sur le long terme. One de VANDROYA, puis Beyond The Human Mind de la même formation, renouent avec la grande tradition du power à la sauce brésilienne, qui manquait en cette seconde décennie du 21ème siècle. Finalement, ANGRA est mort (ou presque !), vive VANDROYA ! A qui je souhaite bonne continuation sur sa lancée ainsi que de nombreux autres ouvrages du même acabit que ce fantastique Beyond The Human Mind. Vivement que Daísa et ses collègues viennent nous rendre visite en Europe, afin que nous puissions nous délecter des envolées guitaristiques, des mélodies enivrantes, de cette voix si envoûtante, des rythmiques plombées et de cette positivité certaine qui ferait du bien à nos oreilles et à nos cœurs endoloris par les messages de haine et la montée du fascisme dans notre pays, qu’il soit économique ou ethnique. Vous l’aurez, donc, compris : même si je n’ai pas fait 8 années d’études en médecine, il est de mon devoir de vous prescrire ce concentré vitaminique musical, nonobstant le fait qu’il ne soit pas remboursé, que vous devrez vous acquitter d’une quinzaine d’euros pour l’obtenir, mais la satisfaction est bel et bien là. Essayer Beyond The Human Mind, c’est l’adopter définitivement, croyez-moi. ;)

Line-up :

Daísa MUNHOZ (chant)
Marco LAMBERT (guitares)
Rodolfo PAGOTTO (guitares)
Giovanni PERLATI (basse)
Otávio NUÑEZ (batterie)

Equipe technique :

Marco LAMBERT (production, mixage, mastering)
Felipe Machado FRANCO (artwork)
Jan YRLUND (design additionnel)

Tracklist :

1) Columns Of Illusion
2) The Path To The Endless Fall
3) Maya
4) Time After Time
5) Last Breath
6) I’m Alive
7) You’ll Know My Name
8) If I Forgive Myself
9) Beyond The Human Mind

Durée totale : 53 minutes

Discographie :

Within Shadows [Demo] (2005)
One (2013)
Heavenly Oblivion [EP] (2016)
Beyond The Human Mind (2017)

Date de sortie :

Vendredi 28 avril 2017

I’m Alive : cliquez ici

The Path To The Endless Fall : cliquez ici

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