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Chronique
DIAMANTE - Coming in hot

Style : Rock
Support :  CD - Année : 2018
Provenance du disque : Reçu du label
14titre(s) - 44minute(s)

Site(s) Internet : 
DIAMANTE FACEBOOK
DIAMANTE WEBSITE

Label(s) :
Better Noise Records
 (12/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 27/02/19
Un album rock qui manque cruellement de rage, de fraîcheur et d’originalité...
Sunset Boulevard, Los Angeles. Trois heures du matin. Une silhouette se dessinait sous les néons, se promenant sur cette célèbre avenue californienne, bien décidée à se transformer en flamme humaine pour partager un peu de sa chaleur. Enchaînant les arrêts devant les bars et les strip-clubs, cette ombre délicieusement féminine, ondulant dans le demi-jour offert par quelques sérieux réverbères à la manière d’une vipère en quête d’une proie, déambulait sous les yeux ébahis des nombreux passants. Divine créature à la crinière d’un bleu vif, elle ne laissait personne indifférent. Gracieuse et élancée, cette nymphe n’était en aucun cas frivole. Peu importe la situation, c’était elle la cheffe d’orchestre, sachant réellement ce qu’elle voulait faire de sa vie et de son corps. Electrique était son caractère. Elle était une meneuse de revue à la sauce rock’n’roll. Son regard, profond et intensivement vert, ne laissait aucun doute quant à ses intentions paradoxalement hostiles et peu farouches.

Tel un diamant brut, brillant et précieux, elle se dirigea d’un pas décidé vers le lieu cible qu’elle avait choisi bien avant sa sortie nocturne. Talons aiguille et petite robe noire, smoky eye profond sur les paupières, bouche pulpeuse et glossy, elle marcha d’un pas rapide très assuré jusqu’au bout, non pas de la nuit tel une démone de minuit, mais du boulevard et stoppa net devant une bijouterie renommée, que les stars dévalisaient régulièrement en vue d’éblouir tout le gratin, non pas dauphinois, quoique, mais nord-américain, au sein duquel, une féroce concurrence faisait rage, narcissisme oblige. Elle n’y rentra pas, n’ayant aucune besoin d’en mettre plein la vue, possédant déjà tous les atouts nécessaires pour captiver le regard des quidams qui la croisaient. Ce qu’elle vit lui permettrait d’arriver plus vite à son rendez-vous. Elle ouvrit la portière, grimpa dans la limousine scintillante de propreté et fît son numéro de charme au chauffeur pour que, à l’insu de son plein gré, et sans contrôle anti-dopage, il la conduise tout droit vers les quartiers chics de la cité aux milles étoiles. Tandis que le malheureux propriétaire, qui n’était autre que l’excentrique Axl Rose, aperçut la scène, se jeta hors de la boutique et gesticula comme un pantin, toutes bagouzes aux doigts et son truc en plumes synthétiques sur les épaules, tout en s’égosillant à pleins poumons ou, plus précisément, à pleine panse.

C’est ainsi que la berline luxueuse se rendit sur les hauteurs de L.A., entre Bel Air et Pacific Palisades, et s’arrêta sur commande devant un énorme portail en fer forgé, entouré de haies gigantesques, qui dissimulait un immense jardin à l’italienne, avec d’antiques poteries déposées un peu partout, dont certaines d’où jaillissaient de maigres cascades d’eau. La bleuquine sortit du véhicule, remercia l’aimable pilote, traversa le pavement et tâta délicatement le bouton sur l’interphone, tout en s’interrogeant, comme Bruce Dickinson, sur ce qu’allait faire de sa vie cet insignifiant bitoniau. Après tout, sa carrière allait se jouer dans les minutes suivantes. Une voix rauque de marâtre s’extirpa en grésillant de l’appareil et la somma de lui donner son identité. La sublime créature la déclina poliment et, juste après un fort crissement, le portail finit par s’ouvrir et autorisa la demoiselle à s’introduire dans cet hâvre de paix qui fût, à vrai dire, une maison de retraite pour célébrités obsolètes qui coûtait un pognon de dingue à ces dernières, mais, que voulez-vous, il leur fallait bien dépenser sans compter, tout grippe-sous qu’ils étaient à une époque pas forcément révolue.

La sosie de Minerva McGonagall prit le temps de descendre serrer la patte à la miss Univers qui lui faisait face, non sans une pointe de jalousie quant à l’apparence de la divine apparition, et la mena derrière le manoir de type toscan où de splendides et fiers cyprès se dressaient autour d’une cour en grès napolitain de couleur claire, magnifiée par une piscine-jacuzzi à niveaux, décorée de jolis galets polis et d’une végétation méditerranéenne adaptée.

Tout autour du point d’eau accueillant, des momies masculines vivantes allongées dans leurs transats respectifs en maillots de bain de marque, sirotant paisiblement de la vodka dépassée, du scotch frelaté, du pastis suranné ou du mojito périmé, se racontant mutuellement des blagues pourries, voire carrément misogynes.

L’attraction féminine du jour entendit toutes ces bêtises de vieux ringards déplumés, mais ne se laissa pas démonter lorsqu’elle aperçut de l’autre côté du « petit » bassin ses acolytes préparant leurs instruments et s’emmêlant dans leurs câbles. Le guitariste, la voyant enfin débarquer, l’invita à les rejoindre pour mettre en branle le show. Une fois le décorum installé, avec une voiture de sport décapotable, siouplaît, bien lustrée en arrière-plan, histoire de jouer la carte de l’intégration dans cet EHPAD huppé, le spectacle pût commencer.

Coming In Hot ouvrit le bal, avec une Diamante en pleine forme derrière le micro et un riff d’intro du tonnerre qui eût pour effet de frisotter la calotte polaire crânienne des édentés quasiment sourdingues du bocal qui se tapaient encore des alcools forts à leur âge avancé, ceci malgré la très vive désapprobation de la matriarche de maison. Mais, que vouliez-vous, ces hommes étaient d’éternels adolescents boutonneux qui défiaient constamment la Faucheuse au travers d’excès en tous genres. A la manière d’un I Love Rock’n’Roll de Joan JETT interprété en duo par Britney Spears et Katy Perry, dont les voix sont assez proches de celle de miss Azzura Bovelli, ce titre semblait vivement plaire aux adeptes du Stéradent qui, à la vue de l’ange céleste à la crinière curação, pointaient midi à quatorze heure dans leurs slibards léopard, grâce à la fée Viagra qu’ils obtinrent sous le manteau de la part des compères Nounours et Petit-Gris, a.k.a. Ted et Paul, toujours partants pour distribuer des plans pas très catholiques aux rabougris des noisettes.

Puis Sound Of Us, synthétiquement divertissant, vit l’éphèbe au féminin s’essayer à des vocalises plus balaizes, sans pour autant égaler celles du ripper OWENS sur l’éternel Painkiller. Avec son côté pop prononcé, la compo n’était pas la meilleure, puisqu’on pouvait, sans crainte aucune, la qualifier de barbe-à-papa monumentale pour discothèque Bisounours, tout comme certaines de ses suivantes, aussi niaises qu’elle. Il y aurait pu avoir de bonnes idées sur Had Enough et son minois mixant maladroitement HALESTORM, EVANESCENCE et Marie MAI, Fight Like A Girl (F.L.A.G.), trop ricaine au goût de votre narratrice, qui aurait préféré une structure musicale plus torturée, moins mainstream que ce marshmallow insipide, idem pour I’m Sorry trop proche de LINKIN PARK, bien qu’elle fût sans mal à mettre dans le top 3 des pseudos-tubes du joyau céruléen qui se trémoussait derrière son pied microphonique, tentant par tous les moyens de séduire ces joyeux papys qui lui firent face depuis presque une demi-heure, notamment l’un d’entre eux, naguère producteur de renom, qui avait toujours quelques sésames dans son stetson en skaï noir qui ne quittait jamais son caillou déplumé, Haunted et sa rythmique mid-tempo dansante soutenue par de puissantes grattes, ce qui fît naturellement plaisir à entendre, a contrario de Sleepwalking, un sérénade à dormir debout, sur laquelle la petite troupe se força à délivrer quelque chose de très propret tout en conservant un aspect rock prononcé, malgré quelques overdubs et des effets sur les guitares trop électroniques, exactement similaire avec le funky Bulletproof et la ligne vocale de Diamante légèrement calquée sur ce que pouvait faire Jennifer Ayache sur les rondelles de son combo SUPERBUS, avec une pointe d’acidité en supplément. Kind Of Love se distingua par son originalité sur son intro et les refrains, des sons de gouttes tombantes jouant sur le visage parfois pluvieux des relations amoureuses, tandis que Black Heart se la jouait plus tranquillou et que Crazy On You mêlait ardemment certaines influences pompées dans le hard rock seventies à la Janis JOPLIN ou des choses plus actuelles à la Nicole Scherzinger (quoi de plus normal pour une cover des célébrissimes frangines wilson de HEART ?), avant d’entamer la triplette de fin, incarnée par la rebelle Definitely Not In Love, le lourdingue War Cry et sa basse chevalière, puis la power-balade baroque Lo Siento, qui clôtura magistralement ce concert alambiqué quoique supportable du quintet, assommant définitivement les spectateurs séculaires, platement avachis sur leurs sièges de plage, victimes du déferlement énergétique qui eut lieu ici-même devant leurs yeux ébahis, leurs langues pendantes, leurs râteliers à terre, la bave aux lèvres et les oreilles intégralement dégommées. Seul l’ex-patron de la Capitol Records resta vaillamment debout après toutes ces intenses vagues de chaleur et d’émotions diverses et se jeta sur son bigophone sans-fil antédiluvien et contacta les responsables de Better Noise Records qui, sans opposer de résistance, faisant confiance au vieux bougon de service qui les dérangeait dans leur partie de strip-poker, acceptèrent de signer ces zicos dès le premier jour ouvrable de la semaine qui suivit. Ce texan desséché annonça la nouvelle aux jeunes gens qui sautèrent au plafond sans se cogner, trop bas qu’ils furent sur le plancher des vaches, n’étant pas encore des géants de la musique qui crashe tout sur son passage. Ces derniers remballèrent leur matos, la meuf au larynx couillu signant quelques autographes, partageant volontiers des selfies avec les ancêtres, puis rejoignant ses compagnons d’amplification à 230 volts dans le taxi-bus qui les attendait sagement tel une image dans la ruelle adjacente, avant de disparaître aussi prestement qu’ils apparurent aux patriarches lubriques plus tôt dans la nuit noire. Et foncèrent tout droit fêter ce succès comme il se devait dans une taverne de Santa Monica, se murgeant jusqu’au petit matin, à l’instar des aïeuls, quelques heures auparavant, devant qui ils se démenèrent avec leurs instruments.

La suite, ne fût pas qu’un long passé, comme pour les celtiques de Manau, mais plutôt un court futur, puisque quelques jours après, le collectif enregistra la toute première galette de sa discographie, nommé Coming In Hot, tel son debut-single, qui ne refléta pas exactement son contenu, malgré tout le bien que les vétérans du manoir Addams aient pu en penser. Il manquait cruellement de rage, de fraîcheur et d’originalité. Ce n’était en aucune façon une œuvre qui resterait dans les mémoires, mais comme un vulgaire produit de consommation, celle-ci s’écoula en un rien de temps auprès des individus pubères et des jeunes adultes, accrocs à ce genre d’art primaire, assez basique dans l’ensemble, comme prévu. Depuis ce paraphe inespéré, Los Angeles scintilla d’une lumière nouvelle, prête à rajouter une étoile à la Hollywood Walk Of Fame, attirant ainsi de nouveaux touristes sur ses avenues clinquantes et, ponctuellement, issues d’une époque insouciante durant laquelle les mecs roulaient en Chevrolet Bel Air noires parées de décorations flamboyantes sur les ailes arrières et les filles n’avaient d’yeux que pour le légendaire Elvis PRESLEY, les deux sexes se retrouvant parfois sur des pistes de danse improvisées tels des Sandy Olsson et des Danny Zuko, magnifiquement incarnés naguère par la splendide Olivia Newton-John et le ténébreux John Travolta dans le mythique Grease. Ainsi débuta une nouvelle ère sur la côte Ouest des Etats-Unis d’Amérique...



Line-up :

Azzura « Diamante » BOVELLI (chant)
Waylon RECTO (guitares)
Bryan DE LEON (guitares, claviers)
Zach BILSON (basse)
Max D’ANDA (batterie)


Equipe technique :

Howard BENSON (production, enregistrement, mixage, mastering)


Studios :

Mis en boîte aux studios West Valley (Woodland Hills, Californie, USA)


Crédits :

Trev LUKATHER (musique, paroles)
Ann WILSON (musique et paroles de « Crazy On You »)
Nancy WILSON (musique et paroles de « Crazy On You »)


Tracklist :

1) Coming In Hot
2) Sound Of Us
3) Had Enough
4) Fight Like A Girl
5) I’m Sorry
6) Haunted
7) Sleepwalking
8) Bulletproof
9) Kind Of Love
10) Black Heart
11) Crazy On You*
12) Definitely Not In Love
13) War Cry
14) Lo Siento

Durée totale : 44 minutes environs.

*Reprise du groupe Heart


Discographie non-exhaustive :

Spinnin’ Around [Single] (2010)
Coming In Hot (2018)


Date de sortie :

Vendredi 15 Juin 2018



Coming In Hot (Clip officiel) : cliquez ici

I’m Sorry (Clip officiel) : cliquez ici
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