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Live report :  TARJA, Divine Diva, au Bataclan - Paris, le 28 février 2012 ( TARJABENIGHTED SOULMYRATH )
Date de publication : 03/03/12
Auteur : metalmp
Ce soir, c’est Tarja, la chanteuse, que je suis venu écouter et voir. Et c’est avec un réel plaisir que je découvre que les Tunisiens de MYRATH sont, en plus des Français de BENIGHTED SOUL, également de la fête. Après avoir craqué sur leur dernier album, Tales From The Sand , (chroniqué ici même. Normal, nous ne sommes pas le meilleur webzine Metal de l’univers pour rien ! Non, franchement, c’est même pas moi qui le dis, j’entends ça partout, des « C’est vraiment les meilleurs » ou « Quoi, tu connais pas Metal Intégral, t’es trop naze ! » et plein d’autres trucs du genre. Si, si, c’est vrai ! *) il me tarde de découvrir le groupe sur scène.

MYRATH bénéficie ce soir d’une (petite) trentaine de minutes, ainsi que, c’est suffisamment rare pour un groupe d’ouverture pour que je le remarque, de lights plus que corrects. Après une entrée en scène un tantinet timide (MYRATH est précédé par une danseuse orientale qui ponctuera la prestation des Tunisiens en revenant à 3 reprises), le groupe prend son envol. Les rythmes orientaux font mouche, le public, déjà conséquent, se montrant sensible à ce mélange que j’avais qualifié ici même de Hard Raï ou Raï Metal (normal, aussi, nous sommes ultra créatifs, chez Metal Integral, d’où, certainement, les remarques mentionnées plus haut), termes qui prennent toute leur mesure ce soir. Six titres principalement extraits du dernier album (seule Madness est issue du précédent, Desert Call), une bonne humeur communicative (Zaher ZORGATTI, excellent vocalement, prend même le temps de faire chanter le public et de communiquer avec lui) transforment ce concert en mise en bouche plus qu’appétissante.

Setlist MYRATH : Sour Sigh, Braving The Seas, Merciless Times, Tales Of The Sands, Madness, Beyond The Stars

Depuis deux semaines que BENIGHTED SOUL partage l’affiche avec TARJA, j' imagine que les Français ont eut tout loisir de perfectionner encore leur approche de la scène. Leur Metal mélange à la fois des influences symphoniques et progressives, et sait rester accrocheur. Un style radicalement différent et parfaitement complémentaire de celui de MYRATH et de la tête d’affiche.
Menée par Géraldine GADAUT, la troupe nancéenne bénéficie d’un incontestable capital sympathie et a tout loisir de démontrer sa bonne humeur et son efficacité jamais mises à l’épreuve. Le chant épique de la rousse meneuse est parfois, toujours judicieusement, perturbé par la hargne gutturale du bassiste Jean-Gabriel BOCCIARELLI. La seule difficulté que rencontre BENIGHTED SOUL est la longueur de ses morceaux, variés et complexes. Seulement cinq titres sont présentés en presque quarante minutes. Malgré les indéniables qualités de la formation, comment BENIGHTED SOUL peut-il vraiment se démarquer dans cet univers du Metal Symphonique aujourd’hui surpeuplé ? Car même armé d’un album très positivement remarqué (Start From Scratch, 2011) et offrant des concerts très chaleureux, il faut le petit « plus » qui fera la différence. C’est aujourd’hui cela que BENIGHTED SOUL doit trouver. Nul doute cependant, et cela se confirme par l’affluence qui suit au stand de merchandising, que le public retiendra la prestation de ce soir, une nouvelle fois efficace et sympathique de bout en bout.

Setlist BENIGHTED SOUL : Broken Icons, Start From Scratch, Edge Of Insanity, Stranger Me, No Warning Signs

Depuis son départ de NIGHTWISH en 2004, Tarja TURUNEN a proposé des albums variés, voire risqués, pour finalement revenir, avec son dernier opus (What Lies Beneath paru en 2010) vers le style qui l’a rendue célèbre, le Metal Symphonique.

Lorsque les lumières s’éteignent, chaque membre du groupe (violoncelliste inclus) prend place sur une introduction baroque, puis Tarja, masquée, entame un Anteroom Of Death derrière un voile gigantesque - imprimé de la pochette du dernier album - qui, comme une barrière invisible et presque immatérielle, la sépare du public auquel, pourtant, elle tend la main sans parvenir à le toucher. Mais quand la belle tombe le masque et se dévoile enfin, le voile tombe aussi. Et le public laisse exploser sa joie de retrouver si proche de lui cette divine diva. Car proche, Tarja veut l’être ; preuve en est l’absence de barrière de sécurité ou de fosse pour les photographes, enfin logés à la même enseigne que tout le monde. Dès la fin de ce premier titre, et souvent au cours de cette soirée, Tarja fait part de son bonheur de retrouver Paris et son public si fidèle. Le concert ne sera d’ailleurs qu’émaillé de sourires et de tendresse (et de chaleur… Diable que le Bataclan chauffe vite avec un parterre plein !). Tarja connait parfaitement les ficelles du métier et communique beaucoup avec son public.

Rapidement, pourtant, la scène se vide de ses occupants (après seulement cinq morceaux joués), laissant seul le batteur jouer un long solo. Et un solo de batterie de Mike TERRANA, cela ne se refuse pas. C’est une gourmandise qui doit se délecter à sa juste valeur. Le gaillard le conclut d’un « Vive la France ! » (comme je le comprends !) avant de se prendre pour John BONHAM et terminer son oeuvre à mains nues. Les autres musiciens le rejoignent pour une longue introduction à Little Lies qui permet à la maîtresse de cérémonie de se changer une première fois.

Après une escapade du côté de NIGHTWISH avec Bless The Child qui déchaîne le public, le groupe tout entier s’installe au devant de la scène pour offrir un medley dans un environnement de musique de chambre, un peu plus intime et calme que le public accueille avec révérence et une quasi dévotion.

L’énergie revient ensuite le temps de deux titres avant que ne sonne l’heure des rappels. Quelques minutes plus tard, Tarja revient dans une nouvelle tenue, cette fois d’un blanc immaculé, pour trois extraits de trois périodes de sa vie : la reprise de Gary MOORE, Over The Hills And far Away figurant sur l'album live du même nom du groupe originelle de la chanteuse, suivi de Die Alive, extrait de My Winter Storm avant de conclure avec Until My Last Breath tiré de son petit dernier. Les six musiciens viennent alors saluer le public et Tarja récupère, en cette fin de soirée au plaisir non feint, lettres et cadeaux que lui tendent ses fans.

Même si TARJA, le groupe, ne pourra que difficilement atteindre le niveau de popularité de NIGHTWISH, la chanteuse, immense de générosité, sait pouvoir compter, à juste titre, sur la dévotion de ses fans. Un spectacle tout en émotions, sourires, plaisirs… en un mot : Du Bonheur.

Setlist TARJA : Anteroom Of Death, My Little Phoenix, Dark Star, I Walk Alone, Naiad, Solo batterie, Little Lies , Into The Sun, Bless The Child, Medley, Never Enough, In For A Kill. Rappel: Over The Hills And Far Away (Gary MOORE), Die Alive, Until My Last Breath

* Pas totalement, à vrai dire.
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