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Reportage :  Un entretien avec :
Joyce KENNEDY et Glenn MURDOCK (MOTHER'S FINEST) à Paris, le 26 mars 2015.
( MOTHER'S FINEST )
Date de publication : 03/04/15
Auteur : metalmp
Rencontre avec MOTHER’S FINEST.
Entretien avec Joyce "Baby Jean" KENNEDY (chant) et Glenn "Doc" MURDOCK (chant) réalisé le 26 mars 2015 à Paris

Après avoir craqué pour le dernier album des inventeurs de la fusion Funk/Hard Rock (pour lire la chronique, cliquez ici), nous avons profité de la venue à Paris de MOTHER’S FINEST pour discuter avec ses deux chanteurs.

METAL INTEGRAL : Glenn, commençons par la question que tout le monde doit vous poser au sujet de votre dernier album : Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts est votre premier album depuis Meta-Funk’n Physical, paru en 2003. Qu’avez-vous fait entre ces deux disques ?
Glenn MURDOCK : Nous avons essayé de continuer à travailler. On a donné pas mal de concerts en open air en Europe et nous avions tous différents projets sur lesquels nous souhaitions travailler chez nous. En même temps, nous avons consacré ces trois dernières années à travailler sur ce nouvel album ainsi que sur notre contrat avec la maison de disques. Nous sommes très fiers que le groupe n’ait pas ressenti d’urgence à faire les choses, ce qui a bien foutu les boules au label, mais on est là avec ce disque, et c’est le plus important !

METAL INTEGRAL : Quelles sont ces autres activités dont tu parlais ?
Glenn MURDOCK : Joyce et moi avons travaillé sur un disque solo…
A ce moment, Joyce nous rejoint.

METAL INTEGRAL : Joyce, Glenn me parlait de ce que vous avez fait depuis votre précédent album. As-tu quelque chose à nous dire à ce sujet ?
Joyce KENNEDY : Pas vraiment, non. Tu sais, nous sommes dans une industrie dans laquelle nos groupes ont travaillé dur, particulièrement en Europe mais aussi aux USA. Nous avons maintenu nos compétences à jour pour ce nouveau CD parce que nous avons toujours eu le sentiment que ce disque devait se faire. Et peut être un autre après celui-ci… Nous sommes différents, et sommes bons dans ce que nous faisons. Nous n’avons jamais eu le soutien que nous estimions pouvoir recevoir pour que le public tombe amoureux de nous. Ça a été le cas dans certains endroits, comme l’Allemagne, la Hollande, la Suisse… Mais nous n’avons pas encore eu cette histoire d’amour avec la France. Nous sommes ici pour tenter de vous séduire. Ça fait partie du travail, et, tu sais, certains des plus grands musiciens du monde ne connaîtront jamais le succès. La seule chose à faire et de rester toi-même et faire ce que tu fais de mieux. Et tu le fais jusqu’au bout.

METAL INTEGRAL : Quelle est la signification de ce titre, Goody 2 Shoes And The Filthy Beasts ? Je n’ai pas trouvé une seule mention de ces mots dans l’album ?
Glenn MURDOCK : Il ne concerne pas les chansons. C’est plus en rapport avec l’idée d’une pièce de théâtre. Quand tu vas voir un spectacle musical, tu as rarement droit à une chanson portant le titre de la pièce. "MOTHER’S FINEST présente Goody 2 Shoes And The Filthy Beasts", c’est l’esprit, le concept que chacun d’entre nous présente deux visages, deux aspects à sa personnalité. Nous avons tous notre côté "Goody" et le côté plus "bestial".

METAL INTEGRAL (me tournant vers Joyce) : J’imagine qu’on peut facilement imaginer ici qui sont les "bêtes"… (rire général)
Joyce KENNEDY: Oui ! Moi !

METAL INTEGRAL : Comment décririez-vous l’évolution du groupe entre ces deux derniers albums ?
Joyce KENNEDY : Je crois que nous avons enfin réussi à trouver la bonne combinaison, le bon compromis entre le digital et l’analogique, un bon équilibre, sans perdre trop de qualité du son original. Ce n’est pas possible car quatre d’entre nous sommes des membres originaux du groupe. L’esprit de notre musique, son essence est toujours la même. Je suis la même chanteuse, Wyzard continue de jouer de la basse de la même manière… La différence principale vient de l’expérience de la vie, tout ce qui peut nous toucher, nous influencer. On ne peut pas rester aveugle, il faut utiliser ces forces vives pour faire ce que l’on fait de mieux. Toutes nos chansons, sauf deux qui ont été écrites par des gens extérieurs au groupe, reflètent qui nous sommes aujourd’hui. On prend notre musique, celle d’autres artistes, on mixe le tout… Le plus difficile, ce sont nos anciens fans, car souvent les gens n’aiment pas quand tu changes. Nous souhaitons garder notre fan base, car nos fans les plus anciens viennent désormais avec leurs enfants ! Nous nous recréons constamment.

METAL INTEGRAL : Vous partagez le chant tous les deux, intervenant chacun en lead sur différentes chansons. Comment décidez-vous de qui va chanter quelle chanson ?
Glenn MURDOCK : Il n’y pas de choix, vraiment… La personne qui écrit la chanson vient avec et nous dit « j’ai écrit ça pour Joyce », j’ai écrit mes chansons, Mo est venu me voir avec ce titre qui traite d’un gars obsédé par les filles. Joyce aurait pu la chanter, mais le thème ne s’y prête pas vraiment…
Joyce KENNEDY : Je ne suis pas très "politique" comme fille non plus. Mon truc c’est plus "Love, Sex and Rock’n’Roll" !
Glenn MURDOCK : Et je suis plus dans la spiritualité, la religion et la politique.
Joyce KENNEDY : Je suis aussi attirée par la spiritualité. Mais si je sens que je peux apporter quelque chose à une chanson, je le dirais, "je préfère cette chanson à celle-ci" !

METAL INTEGRAL : Vous arrive-t-il de chanter tous les deux la même chanson pour essayer les deux voix et ensuite décider laquelle conviendrait le mieux ?
Joyce KENNEDY: Non, on n’a jamais fait ça…
Glenn MURDOCK : Je crois que nous l’avons fait une fois, mais une unique fois. On ne le fait pas parce que si nous ne sommes pas d’accord, elle pourrait se retourner vers moi et dire : "je t’avais bien dit que j’aurais pu être meilleure que toi !"
Joyce KENNEDY: Oh ! Tu mens ! (rire)

METAL INTEGRAL : Parlons un peu de votre carrière. MOTHER’S FINEST a toujours mélangé différents types de musique, du Funk, du Rock, des choses groovy ou plus Heavy… Pourtant, vous n’avez jamais eu le succès international que vous auriez pu espérer avoir. Le fait que, dans les années 70 et 80, le public américain parlait de "musique noire" ou de "musique blanche" et, de fait, ne pouvait vous cataloguer nulle part, tandis qu’en Europe, on classait plus la musique selon des étiquettes, et là encore on ne pouvait vous classer dans aucun genre, a-t-il été selon-vous un frein à cette reconnaissance mondiale ?
Joyce KENNEDY: Oh, intéressant... Oui, on peut voir les choses ainsi, je crois…
Glenn MURDOCK : En même temps, c’est nous qui avions le contrôle. A un moment, Joyce est allée enregistrer un album solo. C’était un album pop. Mais, là-encore, personnes n’était prêt à l’accueillir. Ce disque était pourtant très bon, un album des 80’s, avec tout ce qu’on faisait à cette époque. Mais en comparaison avec nombre d’autres chanteuses, c’était un album très correct. L’esprit d’une personne qui saute d’un style à l’autre ne convient pas toujours. "Tu es noir, tu devrais jouer du RnB", point, barre ! Mais ce n’est pas assez, c'est une fausse idée. Si tu réussis à me convaincre de ça, qu'un noir doit se cantonner à du RnB ou du Funk, tu as vraiment des arguments imparables. J’ai été élevé avec du Gospel, du Rock, Chuck BERRY, Fats DOMINO, tous ces artistes qui faisaient sauter et bouger les gens… Ils étaient habités ! Et quand la musique a commencé à subir des classements, les gens venaient à nous ; le directeur général de CBS est venu nous voir et nous a dit que nous faisions une grosse erreur. Parce que nous jouions la musique que nous aimons, celle pour laquelle nous sommes faits. Il nous a dit, à cette époque, que Michael JACKSON ne serait jamais en poster sur la porte d’un gamin blanc ! Avant que Michael JACKSON n’entame son règne de terreur, il nous a clairement dit ça. Tu le crois ? Juste pour te dire à quel point ces gens pouvaient être étroits d’esprit… MOTHER’S FINEST n’a jamais voulu se conformer, nous préférions ne pas faire certaines choses. Joyce… On lui a dit de faire comme-ci, qu’elle allait être bonne… Elle s’est habillée de telle est telle manière, comme une chanteuse de RnB. Un jour, elle est venue chez moi, et m’a dit "Ça craint ! Je déteste ça ! Ce n’est pas moi, ils veulent que je sois quelqu’un d’autre ". Alors qu’elle est une vraie rockeuse !

METAL INTEGRAL : Est-ce pour cela que vous avez intitulé votre album de 1992 Black Radio Won’t Play This Record ?
Joyce KENNEDY : Oui, exactement ! (rires) Nous savions que les radios ne le passeraient pas. Nous voulions faire passer un message, et nous l’avons fait. D’accord, nous n’avions pas leur soutien, mais au moins, on a continué de faire ce que nous voulions faire, et nous améliorer. Le plus important est bien de rester fidèle à soi-même, à son esprit. C’est ce que les gens achètent, ils achètent ce que tu représentes. Tu te donnes à fond, c’est ce que nous sommes. Nous avons tous essayé de partir, j’ai fait mon album solo, Wyzard est allé avec Stevie NICKS, Moses…mais que s’est-il passé ? Nous nous sommes tous retrouvés ! Parce que c’est ici que nous sommes le plus en paix avec nous-mêmes, dans ce que nous faisons. Ce que nous nous apportons mutuellement est avec MOTHER’S FINEST.
Glenn MURDOCK : Nous avons toujours notre vitalité, notre énergie. Nous ne l’avons pas bue ou fumée, nous sommes restés humbles…

METAL INTEGRAL : MOTHER’S FINEST a traversé quatre décennies de musique populaire. Si vous deviez ne retenir qu’un événement – musical, culturel, politique ou autre – de chaque décennie, lequel choisiriez-vous ? Pour les années 70 ?
Glenn MURDOCK : La période hippie. La musique de cette époque, LED ZEPPELIN, Jimi HENDRIX, James BROWN... Cette période est pour moi la plus importante de l’histoire de la musique. Il y a eu l’invasion britannique, l’arrivée de Motown, Ray CHARLES qui passait du Gospel à la Pop, l’explosion du Rock contre le RnB, le Blues. Les ROLLING STONES sont passés à Chicago où je vivais, voir un label qui s’appelait Chess Records un truc basique : ils ne disposaient que d’une petite salle et d’un enregistreur 4 pistes ! Vraiment, c’est selon moi la période la plus importante, avant les années 80, de 1965 à 1975 à peu près.

METAL INTEGRAL : Quel événement important pour les années 80 ?
Glenn MURDOCK : Oh…c’est la période à laquelle on a tenté de nous faire faire un album de Rock plus « corporate », passe-partout. Le label avec lequel nous avons fait ce disque à Boston passait son temps à nous faire croire à quel point on allait être fantastiques, nous allions tout exploser à la manière des BEATLES ou de LED ZEPPELIN ! Mais à Boston, personne ne savait qui nous étions ! Un label, naturellement, va là où il peut gagner de l’argent, et ils nous ont vite tourné le dos…
Joyce KENNEDY : Mais tu sais ce qui est bon après tout ça ? C’est que nous sommes toujours là ! Il ne reste pratiquement aucun de ces décideurs, tandis que nous sommes toujours présents, et que nous continuons de faire ce que nous adorons. Nous sommes simplement bénis.

METAL INTEGRAL : Que retenir des années 90, maintenant ?
Joyce KENNEDY: Oh, mon Dieu, les années 90 ? Laisse-moi te dire, quand ce disque d’ACDC est sorti, Highway To Hell, j’ai su exactement qui j’étais. Highway To Hell, Girls Got The Rythm...(levant le poing et agitant sa tignasse) : "Voilà exactement ce que je veux faire !" Pour moi, c’était un vrai événement, au point que j’ai appelé mes deux premiers chats siamois AC et DC ! Mais dans les années 90, je ne peux penser à rien. Je peux penser à une certaine forme de spiritualité qui me transporte, m’illumine, je médite, je suis devenue végétarienne, ce qui me permet de rester jeune, de me recréer… C’est ce qui me fait avancer, me permet de venir à Paris et prendre ce que le public a à me donner – ou pas. Il n’y a pas deux jours, deux shows identiques. Tout ce que je peux faire, chaque soir, c’est de monter sur scène et y laisser une partie de moi.

METAL INTEGRAL : Glenn, y a-t-il quelque chose qui t’ai marqué dans les années 90 ?
Glenn MURDOCK : Rien, vraiment. J’y pensais pendant que Joyce parlait, et, vraiment, rien ne m’a marqué. Il y a des choses que j’ai vraiment aimées, de bons musiciens, mais pas ceux qui me font vibrer. Ils représentent quelque chose pour mon fils, et c’est cool.

METAL INTEGRAL : Justement, c’est comment d’être sur la route en famille, puisque vous jouez avec votre fils ? (Dion est le batteur du groupe)
Joyce KENNEDY : Génial, tout simplement ! Il se croit tout permis ! (elle explose de rire)
Glenn MURDOCK : Il lui a fallu un peu de temps pour s’adapter au fait de jouer "avec maman et papa". Il a même abandonné à une époque, il a vécu en Hollande, mais nous étions toujours là. MOTHER’S FINEST était toujours en vie et il est revenu en nous disant "OK, je vais vous donner un coup de main !"
Joyce KENNEDY : Il nous apporte beaucoup. On est dans son époque et il apporte à tout le groupe une énergie nouvelle. J’ai fait du bon boulot !

METAL INTEGRAL : MOTHER’S FINEST est originaire d’Atlanta, une ville du sud des Etats-Unis. Selon vous, en quoi la situation des afro-américains a-t-elle évoluée depuis l’arrivée de Barak OBAMA à la présidence ?
Joyce KENNEDY : Cette situation avait changé avant lui, il l’a simplement améliorée. Il a permis aux gens d’avoir plus confiance en eux-mêmes, leur a fait prendre conscience des difficultés que nous avions traversées et des sommets que nous avions atteints, que nous pouvions faire avancer les choses. Nous avons parfois, tous, tendance à, comment dire ? À stagner. Il nous a réveillés. Une grande partie de ce que MOTHER’S FINEST a pu faire toute ces années a été placé dans l’arène raciale, le fait que nous soyons un groupe noir, etc. Ce sont les gens qui nous ont placés là, pas nous ! Il ne s’est toujours agit que de musique. Cependant, tout ce que nous avons fait s’est ajouté à toutes ces choses qui, misent bout à bout, nous ont permis d’avoir un président afro-américain. Le changement fait peur, mais de l’autre côté du changement se trouve le succès, et les résultats sont toujours meilleurs que ce qui nous effrayait au départ. Notre parcours a été émaillé de changements. C’est pour cela qu’il y a eu des LIVING COLOR, RED HOT CHILI PEPPERS, 24-7 SPYZ

METAL INTEGRAL : D’où vient votre inspiration quand vous composez ? *
Glenn MURDOCK : De mon côté, principalement des informations. Je regarde les infos en permanence. Ce sont les êtres humains, leur manière d’agir, ce qu’ils font, ce qu’ils sont qui m’inspire. J’ai écrit Cling To The Cross en observant toutes nos religions, comment nous pratiquons de manière à ne jamais quitter cette vie… Le monde est pour moi le meilleur film qui soit ! Ça nous pousse toujours à nous améliorer, faire mieux. On ne pourra dire que Barak OBAMA fut un super président que dans quelques années, quand son travail aura fait ses preuves. J’espère qu’il ne va pas s’arrêter après son mandat et qu’il sera un ambassadeur des USA. Tout le monde l’adore, sauf l’autre parti...

METAL INTEGRAL : Je vous laisse à chacun trente seconde pour répondre à cette question philosophique : quel est votre but dans la vie? *
Joyce KENNEDY: Je voudrais pouvoir me réaliser. Je n’ai pas encore réussi à me réaliser tel que je le ressens dans mon coeur.
Glenn MURDOCK : Je voudrais pouvoir comprendre, d’un point de vue spirituel, toute cette théorie concernant Dieu. A la fin des temps, de mon temps, c’est tout ce qui comptera…

METAL INTEGRAL : Une toute dernière chose : Pouvez-vous me citer deux questions que vous souhaiteriez qu’un journaliste vous pose un jour ?
Joyce KENNEDY : On nous a tout demandé… Peut-être : "A quoi ressemble une journée type lorsque tu n’es pas sur scène ?", ou "que souhaiterais-tu pouvoir faire quand tu n’as pas à monter sur scène ?", ce type de chose...
Glenn MURDOCK : Je crois qu’on nous a tout demandé… Rien ne me vient à l’esprit…

METAL INTEGRAL : Je poserais donc ces questions lors de ma prochaine interview.
Joyce KENNEDY: OK, c’est cool.


*: questions de Pat O’MAY (interview malheureusement non publiée à cause d'un problème technique lié à l'enregistrement)

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