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Chronique
PARAGON - Hell beyond hell

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2016
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 56minute(s)

Site(s) Internet : 
PARAGON MYSPACE 
PARAGON OFFICIAL WEBSITE

Label(s) :
Remedy Records
 (18/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 02/06/16
Le 'powerslave' de paragon !
« Oh, PARAGON, pourquoi es-tu aussi bon, mon PARAGON ?! » Mais oui, pourquoi le groupe PARAGON est-il aussi doué dans son genre musical, le heavy power metal ? Son origine géographique pourrait-elle éventuellement expliquer son excellent niveau tant sur le plan de la composition que sur celui de la maîtrise parfaite de son sujet ? Le quintet germain, oui vous avez bien lu, originaire de Hambourg (pour ceulles d’entre vous qui avez oublié de suivre les cours au lycée pour aller draguer le playboy ou la playmate de la classe voisine, sachez que cette ville allemande se situe tout au nord du pays, à proximité de l’embouchure de l’Elbe et de la Mer du Nord) qui est aussi l’un des 16 Länder (ou Région, si vous préférez). La formation nord-européenne a vu le jour en 1990 grâce à l’idée judicieuse du guitariste et principal compositeur du combo, j’ai nommé Martin CHRISTIAN, de vouloir se lancer dans une carrière artistique aux côtés d’autres musiciens aussi talentueux. Cependant, il a fallu presque 5 longues années aux fiers teutons pour mettre en branle un déjà bien étoffé répertoire discographique, avec un très heavy premier album (World Of Sin) qui a, de ce fait, définit le son de la troupe de ménestrels.

Après 10 enregistrements studio, plus ou moins réussis, je l’avoue, le plus faible étant l’effroyable Screenslaves, nos voisins chevelus reviennent en ce début d’année 2016 avec un onzième méfait sombrement intitulé Hell Beyond Hell. Sachant que leur pénultième rondelle, Force Of Destruction a mis la barre très haut qualitativement parlant de par son contenu très énergique et vraiment bien écrit, je me suis littéralement demandée si le groupe pouvait nous proposer, à défaut d’une pièce maîtresse supérieure, un opus au moins égal à son prédécesseur. Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir un album plus ténébreux, plus profond textuellement et musicalement.

Alors que Force Of Destruction décrivait sur la plupart des titres l’aveuglement de l’Humanité par les gouvernements au travers des « jeux du cirque » modernes, que sont les « loisirs » télévisuels ou le développement de la « réalité virtuelle augmentée » qui emprisonnent les esprits dans une totale apathie, qui, de ce fait, n’agissait plus contre la destruction de ce monde toujours plus malmené par les élites politiques, financières et industrielles, Hell Beyond Hell se plonge quant à lui, de façon prépondérante, dans le contrôle des masses « non pensantes » par les religions qui aiment verser le sang des innocents qu’elles considèrent comme hérétiques ou infidèles. D’où la métaphore de « l’Enfer au-delà de l’Enfer ». Cela dit, ce thème n’est pas le seul à être abordé sur ce nouvel album. Comme toujours, PARAGON apprécie également les sujets plus littéraires, tels que les univers fantastiques à la Tolkien. Ainsi, Hell Beyond Hell regorge de clins d’œil qui flirtent ponctuellement avec les épopées à la Conan Le Barbare ou celles du Silmarillion. Toutefois, le quintet teuton n’en fait pas trop dans ce domaine et n’abuse, fort heureusement, pas de l’heroic-fantasy et évite, de ce fait, le syndrome MANOWAR. Ce qui fait de PARAGON l’un des derniers fers de lance à manier ce genre à la perfection sans faire d’excès malencontreux.

Musicalement, Hell Beyond Hell démarre très fort avec un morceau explosif (Rising Forces) dans la droite lignée des brûlots que sont Iron Will et Blades Of Hell (Force Of Destruction), Face Of Death et Wargods (Forgotten Prophecies), Mirror Of Fate et Maze Of Dread (The Dark Legacy) ou encore Armies Of The Tyrant et Law Of The Blade (Law Of The Blade). Et tout le reste de la galette est du même acabit. Il n’y a, conséquemment, ni temps mort ni filler. Hell Beyond Hell est purement ce que doit être un album de heavy power metal : une suite d’explosions nucléaires qui vous débouchent les tympans aussi efficacement que le Destop® s’occupe de désengorger les canalisations chez mamie. L’ensemble est synonyme de puissance, d’intensité, de frissons, de musicalité, de célérité et de détermination à nous en boucher un coin. Mais aussi de délicatesse, comme vous pourrez le constater par vous-mêmes, notamment sur les introductions acoustiques et les ponts (Heart Of The Black) ou sur les compositions épiques et mélancoliques (Devil’s Waitingroom). Cela dit, ne vous attendez pas à de la guimauve, la musique de PARAGON ne risque pas de s’alanguir de sitôt. C’est seulement que le groupe cherche à varier les ambiances pour ne pas vous étouffer d’ennui avec les sempiternelles mêmes structures, quitte à intégrer des atmosphères plus paisibles mais plus sombres, savamment dosées. Ce qui donne une réelle alchimie à l’ensemble.

Comme (presque) toujours, la formation nord-allemande a réussi à nous proposer un opus parfaitement cohérent, tant musicalement que thématiquement, ce qui la place en tête de peloton des groupes les plus efficaces dans le genre pratiqué. Exit les ballades sirupeuses à la Doro, place à l’opulence métallique belliqueuse. Exit les calèches toutes propres, bienvenue aux panzers bien graisseux. Voilà toute la philosophie du groupe : la mélodie au service de la puissance, la puissance au service de la mélodie. Les deux concepts sont interconnectés, tant et si bien qu’ils s’associent incomparablement pour nous offrir une œuvre tout à la fois finement travaillée et brute de décoffrage. Grâce à un effort d’écriture commun, mais aussi à une production en béton signée Piet SIELCK (IRON SAVIOR), à l’intégration d’un nouveau frappeur de fûts (le tout jeune Sören TECKENBURG, ex-BURIED IN BLACK), qui donne une tournure plus thrashy au heavy du quintet déjà bien guerrier, et à son retour sur le label Remedy Records, PARAGON vient d’engendrer son meilleur album à ce jour. Puisant dans le passé et le présent, la horde chevelue a su conserver un visage old-school tout en adoptant un son plus actuel, ce qui lui permet de transmettre plus aisément son héritage aux plus jeunes tout en évitant les clichés habituels inhérents à ce type de metal. Jusqu’à la sublime illustration qui orne le livret du disque, réalisée par Lars PAUKSTAT, qui introduit et reflète sobrement le contenu textuel que l’on retrouve sur cet excellent Hell Beyond Hell. Notez que la version digipack de l’album contient 10 titres, dont deux bonus qui ne se trouvent pas sur la version cristal (le très bon Thunder In The Dark et l’edit de Heart Of The Black). Ainsi, PARAGON vient de sortir son Painkiller, son Powerslave, son Russian Roulette ou son Rheingold, selon le point de vue duquel l’on se place. Il y a fort à parier que la formation continuera sur cette voie à l’avenir, étant donné ses deux dernières réalisations, fortes en émotions, à défaut d’être totalement originales ou révolutionnaires. Mais, le charme agit rapidement et l’on se laisse totalement pénétrer, voire submerger, par ce petit chef d’œuvre empli de hargne, de rigueur et d’excellence purement outre-rhénanes. En résumé, Hell Beyond Hell est autant un plaisir pour les oreilles que pour les yeux avec cette pochette très évocatrice au caractère « vintage », tout comme la musique des allemands aux relents eighties prononcés, choses qui ne peuvent laisser indifférent(e) celui ou celle qui pose son dévolu sur cet ultime et infernale offrande qui décape sévère, bien plus que n’importe quelle moutarde extra-forte. Préparez l’extincteur, vous allez cramer sur place tant c’est chaud bouillant sur Hell Beyond Hell. Du très beau travail de la part de talentueux et persévérants musiciens qui méritent d’être mieux reconnus par les metalheads.

Line-up :

Andreas BABUSCHKIN (chant)
Martin CHRISTIAN (guitares, chœurs)
Jan BERTRAM (guitares, chœurs)
Jan BÜNNING (basse, chœurs)
Sören TECKENBURG (batterie, chœurs)

Equipe Technique :

Piet SIELCK (production)
PARAGON (production)
Lars PAUKSTAT (artwork)
Suzanne SPIELDENNER (photographie)
Jan BÜNNING (photographie)
Claudia VON BIHL (design de la pochette)

Tracklist :

1) Rising Forces
2) Hypnotized
3) Hell Beyond Hell
4) Heart Of The Black
5) Stand Your Ground
6) Meat Train
7) Buried In Blood
8) Devil’s Waitingroom
9) Thunder In The Dark (bonus du digipack)
10) Heart Of The Black (version editbonus du digipack)

Durée totale :

56 minutes

Date de sortie :

18 mars 2016


Hell Beyond Hell

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