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Chronique
ARDUINI / BALICH - Dawn of ages

Style : Prog Heavy / Prog Metal / Prog Rock
Support :  MP3 - Année : 2017
Provenance du disque : Reçu du label
9titre(s) - 78minute(s)

Site(s) Internet : 
ARDUINI / BALICH FACEBOOK

Label(s) :
Cruz Del Sur
 (17/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 17/02/17
Heavy, prog et doom : what else ?
Victor ARDUINI fut guitariste au sein de FATES WARNING, notamment sur les deux premiers albums Night On Bröcken et The Spectre Within (1985). Après presque trente ans de silence discographique, on le vit revenir modestement dans l’univers du Metal avec l'album éponyme de son nouveau projet, FREEDOMS REIGN (positivement chroniqué par nos soins : cliquez ici). Pour autant, ARDUINI a préféré tourné le dos à FREEDOMS REIGN au profit d'une association avec le chanteur Brian Butch BALICH, qui officie à l'accoutumée au sein de ARGUS et qui s'illustra chez PENANCE par le passé.

Sans que cela ôte quoi que ce soit aux qualités de l'album de FREEDOMS REIGN, le premier fruit de cette collaboration, Dawn Of Ages, se positionne rapidement dans une catégorie supérieure. On passe en effet d'un Heavy Metal de tradition, incisif et élégant, à un Heavy Metal imprégné de progressif et de Doom Metal. Au menu, nous trouvons six compositions plutôt longues puisque quatre d'entre elles s'étagent de dix à dix-sept minutes (ce point culminant étant atteint par Beyond The Barricade). A côté, les deux autres compositions, Forever Fade (six minutes) et The Gates Of Acheron (plus de trois minutes), font mécaniquement office de nains.

Pour autant, longues ou brèves, ces six compositions originelles sont porteuses d'une cohérence impressionnante. Voyons comment les éléments Heavy, Doom et progressifs se combinent ici à la perfection. On ne sera pas étonné que les deux protagonistes aient apporté leur bagage respectif, très influencé par le Heavy Metal. Pour Victor ARDUINI, on citera ces riffs bien affûtes et dessinés et ces solos combinant mélodie et technicité. Pour BALICH, c'est évidemment son timbre un peu rauque qu'il pousse de manière contrôlée afin de produire des lignes de chant expressives, un peu angoissées.

Déjà pratiquée par BALICH lors de son passage chez PENANCE, la dimension Doom s'incarne dans une ambiance générale sombre et pesante, dans des rythmiques au son lourd : FATES WARNING aurait sûrement troqué ses sons de guitares aigrelets des années 80 contre ce qu'on entend sur Dawn Of Ages !

Reste le côté progressif de l'affaire. Vous l'aurez peut-être deviné, les durées longues sont ici propices à l'agencement en séquences successives. A cela, il convient d'ajouter la technicité de la section rythmique, entre une basse tendue et une batterie produisant des contretemps sans rien céder en puissance. Cela dit, cette progressivité structurelle et cette complexité rythmique n'acquièrent jamais un côté démonstratif ou pédant, le tandem demeurant en cela fidèle aux préceptes de FATES WARNING, formation austère qui refuse depuis ses débuts de céder à l'emphase et à l'étalage virtuose (contrairement à DREAM THEATER à qui cela a si bien réussi!).


Histoire de parfaire l'intérêt vis-à-vis de cet album, signalons – et ce n'est pas anecdotique ! - qu'il existe une version double vinyle de Dawn Of Ages, avec en prime trois reprises. Nos gaillards s'attaquent à un classique de URIAH HEEP, le solennel Sunrise, qui figure encore aujourd'hui au répertoire de ses géniteurs. Comme reproduire le son originel du HEEP, notamment le chant théâtral du défunt David BYRON, ARDUINI et BALICH ont choisi de biaiser, sans toutefois bouleverser l'architecture du titre : ils l'ont rendu plus lourd, tout en conservant son emphase.
Wolf Of Velvet Fortune fut à l'origine écrit par le groupe américain de Pop des années 60 BEAU BRUMMELS, sur son album le plus expérimental, Triangle (1967). Ici, ce morceau délicat et angoissé conserve ses qualités originelles, avec en prime un engagement vocal plus prenant encore.
Enfin, nous avons droit à une reprise de BLACK SABBATH mais, rassurez-vous, le tandem a choisi un titre ne faisant pas partie des classiques archiconnus puisqu'il s'agit de After All (The Dead), paru sur l'album Dehumanizer (1992). Pas de grosse prise de risque puisque la version proposée demeure lente et lourde, le timbre de voix de BALICH différant de celui de DIO constitue la principale différence.


Vidéo du titre Fallen : cliquez ici
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