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Chronique
THE RAVEN AGE - Darkness will rise

Style : Metal
Support :  CD - Année : 2017
Provenance du disque : Reçu du label
13titre(s) - 75minute(s)

Site(s) Internet : 
THE RAVEN AGE WEBSITE

Label(s) :
BMG
 (13/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 13/05/17
Du metalcore hybride pour les jeunes...
Début 2016, Steve HARRIS, bassiste et fondateur du légendaire groupe de la NWOBHM IRON MAIDEN, a évoqué, dans une interview, que son fils George avait fondé son propre combo et que sa formation ouvrirait pour la Vierge de Fer lors de la première partie du The Book Of Souls World Tour. Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité pour me lancer dans la découverte de ce quintet de jeunes musiciens britanniques.

N’ayant pas eu la chance d’assister à, au moins, un concert de la formation du Papa Steve, il ne m’a, donc, pas été possible de voir la horde du fiston en action. Ce n’est que lorsque THE RAVEN AGE, de son doux patronyme, a mis sur YouTube, le 3 août dernier, la vidéo de Angel In Disgrace que j’ai pu me faire une idée de la teneur de leur, à l’époque, futur album. Pour ma part, éclectique de nature, j’avais bien aimé cette chanson sur le coup, même si, encore une fois, je ne suis pas très sensible à tous les styles musicaux qui se terminent en –core...

Cela dit, lorsqu’à la rédaction nous avons reçu le CD de Harris Junior & Co, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion, étant une die-hard fan de MAIDEN et je voulais voir comment THE RAVEN AGE s’en sortait sur un album complet. Et bien, je dois avouer que mes sentiments à l’égard de ce Darkness Will Rise sont mitigés. D’une part, je trouve que chaque zicos maîtrise à la perfection son instrument, ce qui est très important quand on évolue à ce niveau et qu’on signe avec une major. D’autre part, la qualité de jeu n’est pas l’essentiel. S’il manque une âme à la musique que l’on crée, il n’y aura que peu d’interaction entre elle et le public que l’on veut toucher. C’est, justement, ce qui ressort de mon écoute de ce premier essai de la part de George et de ses potes.

Après une introduction plutôt réussie qui laissait présager du meilleur (Darkness Will Rise), les titres s’enchaînent sans véritablement décoller ne serait-ce qu’un instant. Même si de bonnes idées émergent ponctuellement, elles ne sont pas assez nombreuses pour me permettre d’apprécier totalement le metalcore des anglais. Certes, il est assez varié avec des influences à chercher du côté du thrash metal pour les rythmiques ou des anciens disques de MAIDEN sur quelques lignes de guitare bien caractéristiques, histoire de montrer au monde que c’est bien la progéniture de Steve HARRIS qui a monté THE RAVEN AGE avec son ami Dan WRIGHT et qui a coécrit ces treize pistes inégales. Le reste des éléments repose sur un socle plus contemporain qui ne me convient finalement pas. Je suis restée bloquée dans les eighties et le metal traditionnel, bien plus créatif et jouissif que tout ce que peuvent nous proposer les gardiens du modern metal.

Bon, ce ne serait pas honnête de ma part si je vous disais que tout est mauvais sur Darkness Will Rise. Les deux compos qui méritent que l’on s’y attarde sont The Death March, avec des soli qu’Adrian SMITH et Janick GERS ne renieraient pas, et Salem’s Fate, dont l’intro et le passage entre le deuxième et dernier refrains fait penser à du death metal suédois, ARCH ENEMY en tête, à l’instar de Trapped Within The Shadows. Le début de The Merciful One, quant à lui, ressemble pas mal à ce que font les groupes de heavy teutons, BRAINSTORM notamment, tout comme Winds Of Change. Eye Among The Blind prend son inspiration chez CHILDREN OF BODOM. My Revenge est la chanson la plus agressive ici, l’ambiance s’en dégageant me rappelant par moments Dead Sun de NIGHTMARE, tandis que Angel In Disgrace confirme ma sensation de l’année dernière.

Nonobstant ces rapprochements avec les ténors du metal « classique » européen, THE RAVEN AGE n’en oublie pas pour autant son amour pour une musique plus dans « l’air du temps », à mi-chemin entre puissance électrique et touches électroniques qui rendent leur metalcore attirant pour les jeunes générations nées dans les années 2000, beaucoup moins pour les représentants de ma génération à moi. Je suis un pur produit du même millésime que celui de Piece Of Mind de la Vierge de Fer et le premier album de metal sur lequel j’ai porté mon dévolu étant enfant était Powerslave, sur lequel j’ai immédiatement flashé. Il m’est, de ce fait, très difficile de m’adapter à un album qui est plus proche de MASTODON, STONE SOUR, FIVE FINGER DEATH PUNCH, DISTURBED, TRIVIUM, KILLSWITCH ENGAGE, BULLET FOR MY VALENTINE ou AS LIONS (avec le fils de Bruce DICKINSON au chant) que de SAXON, JUDAS PRIEST ou KREATOR.

Toutefois, George et ses complices ont un bel avenir devant eux s’ils continuent à être aussi performants dans leur interprétation et constants dans la composition, dans un genre qui plait à d’autres que moi, bien sûr. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. J’aime le heavy à l’ancienne, le thrash à l’allemande et le power en spandex. La bière et les vestes en jean à patches. Le cuir (synthétique, puisque je suis végane) et les bracelets à clou. C’est comme ça. Je ne peux rien y changer. Mon cœur va là où il doit aller. Point à la ligne. Et, après plus d’une heure de metal pour ado dans les dents, il se dirige tout droit vers le groupe à Papa HARRIS. Logique. Normal. Néanmoins, THE RAVEN AGE, dont le patronyme est historique car lié aux corbeaux de la Tour de Londres (dont vous retrouverez un résumé de la légende dans ma chronique de ExtermiNation de RAVEN sur Metal Intégral), possède en lui tout plein de qualités, comme le sens de la mélodie, les soli qui font mouche, une solide section rythmique, des bribes d’idées qui ne demandent qu’à prendre vie sur tout un album plus original que celui-ci...Seul défaut vraiment notable pour moi, à part le fait que les morceaux ont une fâcheuse tendance à se ressembler, ce qui sur un disque de plus d’une heure peut lasser : le chant, trop linéaire. Trop mimétique avec les lignes de chant d’autres groupes de la sphère « core ». Dommage que Michael n’ait pas un timbre plus large, il aurait ainsi pu apporter plus de profondeur aux compos et se démarquer de ses concurrents. Peut-être qu’une prochaine fois, les mecs de THE RAVEN AGE sauront trouver en eux plus d’inspiration pour me faire changer d’avis. Pour l’heure, je n’ai qu’une envie, me passer un bon The Number Of The Beast pour me faire oublier la relativement pénible expérience de devoir poser une oreille sur du metal hybride fait par des adultes tout juste sortis de l’adolescence pour des hordes de bleusailles en furie aux quatre coins du monde. Allez, je vous laisse, je dois rejoindre Eddie pour une séance de headbanging ultime sur Run To The Hills, The Prisoner et Hallowed Be Thy Name. Up The Irons ! Oups, Up THE RAVEN AGE, pardon !

Line-up :

Michael BURROUGH (chant)
George HARRIS (guitares)
Dan WRIGHT (guitares)
Matt COX (basse)
Jai PATEL (batterie)

Tracklist :

1) Darkness Wil Rise
2) Promised Land
3) Age Of The Raven
4) The Death March
5) Salem’s Fate
6) The Merciful One
7) Eye Among The Blind
8) Winds Of Change
9) Trapped Within The Shadows
10) My Revenge
11) The Dying Embers Of Life
12) Angel In Disgrace
13) Behind The Mask

Durée totale : 1 heure 15 minutes

Discographie :

The Raven Age [EP] (2014)
Darkness Will Rise (2017)

Date de sortie :

Vendredi 17 mars 2017

Salem’s Fate : cliquez ici

Promised Land : cliquez ici

Angel In Disgrace : cliquez ici
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