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Chronique
MOS GENERATOR - Night of the lords

Style : Hard Rock
Support :  MP3 - Année : 2019
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 53minute(s)

Site(s) Internet : 
MOS GENERATOR FACEBOOK
MOS GENERATOR BANDCAMP

Label(s) :
Devil's Child records
 (18/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 02/06/19
Un live bien chaud
Depuis la première partie de la décennie 2000, le trio américain MOS GENERATOR n'a eu de cesse de pratiquer encore et encore un Hard Rock fondamental, c'est-à-dire urgent, épais, énergique, nourri d'une énergie qui semble intarissable, de Boogie infernal et d'un feeling Blues Rock vital. Or, que recherche-t-on fondamentalement quand on est fan de Hard Rock, de Rock sous haute tension (de films d'horreur, d'attractions foraines, de surf, ça marche aussi) : la pure décharge d'adrénaline ! Oublions le reste, concentrons-nous sur ce frisson électrique qui nous remonte l'échine et défonce la crâne. Or, quoi de mieux pour recevoir sa dose ? Un bon concert, bien entendu !

L'industrie discographique l'a bien compris qui, dès les années 70, a construit quelques uns de ses plus grands succès commerciaux avec des albums capturés sur scène (quitte à être retravaillés en studio). Le Hard Rock ne fut pas à la traîne puisque bon nombre des groupes essentiels de cette décennie connurent une reconnaissance publique grâce à des disques live : DEEP PURPLE (Made In Japan), BLUE ÖYSTER CULT (On Your Feet And On Your Knees et, plus encore, Some Enchanted Evening), KISS (et ses Alive I et II), Ted NUGENT (Double Live Gonzo !), CHEAP TRICK (At Budokan), SCORPIONS (Tokyo Tapes), UFO (Strangers In The Night), JUDAS PRIEST (Unleashed In The East), THIN LIZZY (Live And Dangerous) et tant d'autres... Jusque dans les années 80, les groupes ayant rencontré un succès public avéré via des albums studio aimaient à valider cette réussite par un copieux disque enregistré lors d'une tournée triomphale : IRON MAIDEN et son Live After Death, les récidivistes JUDAS PRIEST (Priest... Live !) et THIN LIZZY (pour son chant du cygne Live-Life)...

Aujourd'hui, comparaison n'est pas raison : les albums studio ne se vendent guère, les groupes se voient contraints de tourner à outrance et les albums live semblent tomber en totale désuétude. Pour autant, la question de la pertinence de cet enregistrement en public ne se pose plus après une seule écoute !

Sur la base de compositions solidement structurées, le trio se jette tête baissée, devant un public restreint mais fervent (l'enregistrement a eu lieu à Manchester en 2017) et fait parler la poudre avec un naturel et une réussite confondants. Basés sur une section rythmique à toute épreuve, également à l'aise entre souplesse et épaisseur, les riffs se font épais ou tranchants et les solos fusionnent à merveille l'effervescence d'un Angus YOUNG (AC/DC) et le tranchant d'un Tony IOMMI (BLACK SABBATH). Les riffs évoqués ci-avant prennent un relief tout particulier quand ils se trouvent posés, ou plutôt propulsés par des lignes de basse tendues et épaisses. Derrière toutes ces cordes, le batteur assure une frappe sèche mais aussi une animation rythmique intense, afin de ne pas tomber dans le piège du trio qui, quand le guitariste se barre dans un solo, se trouve confronté à un gros déficit de puissance.
Non content de placer sa guitare au four rythmique et au moulin solo, Tony REED prend à son compte le chant. Sans déployer des trésors de puissance, il impose registre médium, son timbre épais, parfois un peu éraillé, et parvient à se faire expressif en modulant a minima ses lignes de chant.

Fondamentalement, il n'est jamais ici question d'exploration novatrice, de tentatives expérimentales : on demeure dans le spectre du Rock et du Hard Rock épais mais subtil, direct mais par moments contourné, puissant mais pas bas du front. Par delà la solidité du répertoire et le sérieux de l'interprétation, la constante de cet enregistrement en public demeure bel et bien sa capacité à rendre compte du grand frisson électrique qui parcourt un public confronté à une prestation qui plairait tout autant aux nostalgiques des débuts de Ted NUGENT et BLACK SABBATH qu'aux mordus de Stoner au groove lourd, voire aux adeptes du Grunge rugueux. Merci pour le frisson !

PS : le public ne s'y est pas trompé, qui a épuisé en un temps record les pressages vinyles (pochette jaune ou bleue), seule l'option de l'achat par téléchargement demeurant via mosgenerator.bandcamp.com.
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