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Chronique
MOSARA - Only the dead know our secrets

Style : Dark / Gothic / Doom / Stoner
Support :  MP3 - Année : 2022
Provenance du disque : Reçu du label
4titre(s) - 34minute(s)

Site(s) Internet : 
MOSARA FACEBOOK
MOSARA BANDCAMP

Label(s) :
Auto Production
 (16/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 24/07/2022
Doom sludge classique, efficace, porteur de développements plus personnels
Formé une première fois au cours de la décennie 2000, ce quartette originaire de Phoenix, Arizona, connaît depuis 2018 une activité discographique, avec un premier album sans titre en 2021 et ce bref second album auto-produit, riche de quatre titres. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe ne fait pas semblant, optant pour un Sludge Doom lent et tentaculaire, semble-t-il enregistré dans les conditions du live, avec pour corollaire un son décapant, très live, et une interprétation à fleur de peau.

En termes de composition, la recette ne s’avère pas fondamentalement révolutionnaire, mais le savoir-faire et la conviction des quatre musiciens emportent l’adhésion. C’est ainsi que les riffs prodigués par Tony GALLEGOS (fondateur du groupe, ex de MEDEA, membre de TWINGIANT et d’ENIRVA) et par Nikos MICHAS (également membre de TWINGIANT) combinent merveilleusement lourdeur, simplicité et rendu abrasif ; en somme, les deux compères ne prennent personne en traître et débitent des riffs certes forgé dans le Metal le plus dense, mais rugueux à force de rouille. Autrement dit, ça écrase et ça écorche en même temps. Ce sympathique travail de destruction en mode crasseux se trouve fort bien complété par les lignes de basse telluriques déployées par Christopher BURNS, à la fois dangereusement tendues et massives, d’une part, toujours mobiles et en alerte d’autre part. Remarque qui vaut pour le jeu étonnamment dynamique et virevoltant du batteur John QUIN, qui, même lors des séquences les plus lentes, pesantes et lancinantes, trouve toujours moyen de proposer des nuances, des variations qui évitent que l’auditeur assiste à un banal exercice d’écrasement.
Encore une fois conformes à la traduction du Sludge Doom, les vocaux gutturaux et écorchés prodigués par Tony GALLEGOS consolident le versant maladif et malsain, avec une approche brut de décoffrage qui fleure bon le Hardcore. Quand bien même ils ne peuvent prétendre constituer l’atout essentiel de MOSARA car ils demeurent minoritaires en temps d’exposition, ainsi qu’un peu friables.

Ayant rendu compte du visage hostile et abrupt du répertoire de MOSARA, il est temps de souligner les caractéristiques qui, soigneusement développées, pourraient transformer le groupe d’habile faiseur en vecteur évolutif.
En premier lieu, le quartette affectionne les formats, avec pas moins de trois compositions sur quatre qui s’échelonne entre plus de huit et plus de dix minutes. Dans des cadres passablement généreux, MOSARA adopte certes une attitude répétitive par moments, mais le groupe parvient toujours à introduire des variations, voire de francs contrastes, afin de maintenir une dimension progressive et dynamique.
En second lieu, parfaitement lié au premier, le groupe ménage des espaces qui ne se trouvent pas ostensiblement afférents aux dimensions majoritaires de lourdeur et de rugosité. Ainsi, l’introduction à la guitare acoustique de Zion’s Eye injecte un contraste avec la suite imposante de ce titre. Assez souvent, les guitares quittent momentanément leurs parures uniformes pour créer des contre feux plus troubles, relevant assez nettement de l’univers psychédélique.
Preuve absolue de cette capacité à se diversifier, The Permanence Of Isolation est de facto la moins longue de l’album (plus de 5’30 tout de même) et parvient à faire cohabiter mélodies orientales, lourdeur Post Doom, déchirements vocaux et nervosité Post Metal. Peut-être s’agit-il là de la meilleure illustration du potentiel de ce groupe. En tout cas, voilà une piste que nous invitons le groupe à suivre, afin de se démarquer plus franchement des cohortes de groupes évoluant dans les vastes champs du Post Metal, Post Hardcore, Doom et Sludge.


Vidéo de The Permanence Of Isolation : cliquez ici
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