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Chronique
THE JIMI HENDRIX EXPERIENCE - Electric ladyland

Style : Rock
Support :  CD - Année : 1968
Provenance du disque : Acheté
16titre(s) - 75minute(s)

Site(s) Internet : 
JIMI HENDRIX MYSPACE 
JIMI HENDRIX WEBSITE

Label(s) :
MCA Records
 (20/20)

Auteur : Chouman
Date de publication : 11/11/11
oldies but goldies: inventivité et virtuosité, jimi au sommet de son art
Nous avons décidé de vous faire découvrir (ou re découvrir) les albums qui ont marqué une époque et qui nous paraissent importants pour comprendre l'évolution de notre style préféré.
Nous traiterons de l'album en le réintégrant dans son contexte originel (anecdotes, etc.)...
Une chronique qui se veut 100% "passionnée" et "nostalgique" et qui nous l'espérons, vous fera réagir par le biais des commentaires ! ......
Bon voyage !


Confiné au début de sa carrière dans un rôle d’accompagnateur de nombreux artistes tels que Little RICHARD, Jimi HENDRIX connaît une ascension fulgurante dès l’automne 1966. Il est alors repéré par Chas CHANDLER, ancien bassiste des ANIMALS, qui le convainc de rejoindre Londres. CHANDLER l’imagine déjà reprendre Hey Joe de Billy ROBERTS, un titre qui deviendra le premier single du JIMI HENDRIX EXPERIENCE, le power trio formé par HENDRIX, le bassiste Noel REDDING et le batteur Mitch MITCHELL. Atteignant la sixième place des charts anglais en janvier 1967, Hey Joe suffit à marquer l’avènement du groupe.

Dès ses premières prestations live, Jimi HENDRIX éblouit le public anglais par sa virtuosité, son extraordinaire inventivité, sans oublier son jeu de scène spectaculaire. Même les guitaristes les plus en vue du moment sont abasourdis. Ainsi Eric CLAPTON est assailli de sérieux doutes sur la poursuite de sa carrière quand HENDRIX rejoint son groupe CREAM sur scène le 1er octobre 1966. Grâce à d’autres simples tels que Purple Haze, et surtout au superbe album Are You Experienced publié en 1967, HENDRIX impose son style unique. S’il est fortement influencé par le Blues, le guitariste développe un univers comportant des ambiances psychédéliques et introduit même certains sons du Hardcore, sur un titre comme Foxy Lady.

Après Axis (Bold As Love), paru la même année et produit comme le précédent par son manager Chas CHANDLER, Jimi HENDRIX s’attelle début 1968 à l’enregistrement du troisième album de l’EXPERIENCE. Les sessions, qui déboucheront sur un double album, Electric Ladyland, voient le départ de CHANDLER qui laisse HENDRIX seul responsable de la production. Ce disque est généralement considéré comme le plus abouti du guitar hero de Seattle.

Sur Electric Ladyland, Jimi HENDRIX met en valeur ses nombreuses influences. Si l’album est toujours très marqué par le Blues, voire le Rhythm ‘n’ Blues, ce que rappelle sa version du classique Come On (Let The Good Times Roll), il incorpore également des caractéristiques propres à des genres auxquels son parcours de musicien de sessions est moins couramment associé.

Ainsi les couplets de Rainy Day, Dream Away comportent des accords typiques du Jazz, quand d’autres titres se rapprochent du Funk. On peut citer Gypsy Eyes ou encore Burning of the Midnight Lamp, un titre où HENDRIX exécute des rythmiques présentant des liaisons mélodiques, une technique qu’il maîtrisait déjà sur Hey Joe, The Wind Cries Mary ainsi que l’inoubliable Little Wing, un des joyaux de l’album Axis (Bold As Love). Il puise également dans le registre Pop, comme l’indiquent la mélodie et les chœurs des refrains de Crosstown Traffic. Enfin, il n’oublie pas le psychédélisme qui caractérisait ses albums précédents, en particulier à travers 1983… (A Merman I Should Turn To Be) qui comporte un merveilleux riff, très simple mais remarquable d’efficacité mélodique.

Si Electric Ladyland semble comporter moins de hits immédiats que ses prédécesseurs, certains de ses extraits seront amenés à devenir des standards de son répertoire. Tel est le cas de Voodoo Child (Slight Return) qui lui donnera son surnom. Ce titre est représentatif de l’approche hendrixienne du Blues. Alors que Voodoo Chile constitue une longue jam relativement classique, interprétée dans un esprit proche de Red House, Voodoo Child (Slight Return) dérive vers le Hard Rock, courant encore embryonnaire puisque la plupart de ses groupes phares, LED ZEPPELIN et DEEP PURPLE en tête, débutent leur carrière.

L’intro de ce titre présente ainsi des plans exécutés au moyen d’une pédale Wah Wah, accessoire fréquemment utilisé par HENDRIX. Quant aux phrases solo, construites sur la gamme pentatonique mineure de mi, familière aux guitaristes de Hard Rock, elles témoignent d’une remarquable virtuosité. Le morceau se caractérise par ailleurs, à la manière de Hey Joe, par des mélanges de rythmes binaires et ternaires chers à Jimi.

La reprise de All Along the Watchtower de Bob DYLAN, fortement admiré par Jimi HENDRIX, constitue un autre sommet de l’album. Le guitariste en livre une version définitive, parsemée de solos typiques de son style. Ceux-ci sont construits essentiellement sur la gamme de Blues au premier stade, parfois croisée avec la gamme mineure, de manière similaire à la partie lead de Foxy Lady.

Malgré la remarquable créativité qui s’exprime sur l’album, HENDRIX semble estimer la formule du trio quelque peu étriquée et invite de nombreux musiciens amis lors des séances. Aussi Voodoo Chile bénéficie-t-il de la présence de l’organiste Steve WINWOOD de TRAFFIC et du bassiste Jack CASADY du JEFFERSON AIRPLANE.

Cependant, l’enregistrement est marqué par de fréquentes tensions entre Jimi et Noel REDDING. Ce dernier souffre de ne tenir « que » la basse au sein de l’EXPERIENCE alors qu’il est également guitariste. Il se plaint régulièrement que ses compositions ne soient pas retenues sur les albums, mais parvient tout de même à faire apprécier un de ses titres, Little Miss Strange, au Voodoo Child qui le laissera le chanter.

Les conflits entre les deux hommes ainsi que le souhait de Jimi HENDRIX de collaborer avec d’autres musiciens auront raison de l’EXPERIENCE, qui est dissous en 1969. Le guitariste fonde alors un nouveau trio, BAND OF GYPSYS, avec le bassiste Billy COX, un ami rencontré à l’armée, et le batteur Buddy MILES. Cette formation publiera en mai 1970 un album live éponyme comportant de longs titres à tendance Blues : il s’agit du dernier disque sorti du vivant du guitariste, qui disparaît le 18 septembre 1970, dans les circonstances tragiques que l’on sait. Son apport à la musique en général, au Blues et au Rock en particulier, apparaît toujours aussi considérable quarante ans plus tard. HENDRIX a révolutionné le jeu sur Stratocaster par sa technique si particulière mais aussi par sa panoplie d’effets, notamment la pédale Fuzz ou l’octaver. La richesse de son œuvre et particulièrement de l’album Electric Ladyland demeure inépuisable.

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Rémifm Le vendredi 3 août 2018

Ville : Chambéry
Electricgypsyexperie : Cet album est une merveille exceptionnelle. Tous les morceaux sont remarquables. "1983" est un des morceaux les plus psychédéliques orientales de tous les temps. Sur "House Burning Down", l'indtroduction de la guitare est un big-Bang émotionnel...
Rémifm Le samedi 12 novembre 2011

Ville : Chambéry
Carrière courte et fulgurante d'un génie... Quel artiste tout de même !!! Merci pour cet éclairage Chouman, chronique très intéressante, comme d'habitude...
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