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Reportage :  IL Y A TRENTE ANS... 1980 ( TRUSTKISSOZZY OSBOURNEGIRLSCHOOLTYGERS OF PAN TANGACDCQUEENIRON MAIDENVAN HALENRAINBOWJUDAS PRIESTBLACK SABBATHDEF LEPPARDSAMSONTHIN LIZZYLED ZEPPELINVARDISMOLLY HATCHETMOTORHEADATTENTAT ROCKDIAMOND HEADBLUE OYSTER CULTUFOANGEL WITCHPAT BENATARKROKUSSCORPIONSNAZARETHSAXON )
Date de publication : 15/08/10
Auteur : metalmp
Il y a trente ans…
Il y a trente ans, nous étions en, voyons…
Mmh… pense, pense, pense…
gratte, gratte, gratte...
disons :
201O
- 30
= ? ? ?

Voilà ! 1980 !
1980… Une année légendaire dans le monde du Hard Rock international.
Plus qu’une renaissance, 1980 marque une véritable révolution musicale, un pilier dans l’évolution du Hard Rock. Une pierre angulaire. La nouvelle décennie enterre ce phénomène nécessaire mais sans avenir qu’était le Punk et apporte un souffle nouveau à un univers musical qui va prendre ses marques et rapidement s’imposer (quoiqu’en disent ses détracteurs) comme LE genre musical de prédilection d’une jeunesse qui n’aspire qu’à une chose : trouver une échappatoire à cette vie morose, une vie – déjà – rythmée par l’apparence, la course à l’argent et à la possession.
Le Hard, le Metal des 80’s sera si choquant, si outrancier et si exagérément scandaleux qu’il permettra à la jeunesse de l’époque (quarantenaire aujourd’hui – nous quoi !) de se créer de nouvelles valeurs et de nouveaux repères. Ce changement commence ici, en 1980, année qui marque l’histoire du Rock en général et du Metal en particulier par le nombre d’albums fondamentaux qu’elle enfanta tout autant que par les drames et tragédies qu’elle subit.

Alors qu’au Royaume Uni les PRETENDERS de Chrissie HYNDE publiaient leur second album, que THE POLICE confirmait son succès avec Zenyatta Mondatta, que THE CLASH maintenait l’espoir de la suprématie du Punk avec leur triple album Sandinista, qu’aux Etats-Unis le Boss, Bruce SPRINGSTEEN, présentait cette monumentale et fondamentale pièce du Rock qu’est le double album The River, et qu’en France TELEPHONE s’imposait comme l’un des leaders de la scène hexagonale avec le féroce Au Cœur De La Nuit, le Hard Rock perdait, en l’espace de huit mois deux de ses figures emblématiques.
Bon SCOTT, tout d’abord. Alors que ACDC était présent aux Scorpio Sound Studios de Londres pour préparer le successeur de Highway To Hell (qui venait d’être distingué au cours du MIDEM de Cannes quelques jours plus tôt, où le groupe tout entier se vit remettre nombre disques d’or et de platine), Bon SCOTT décide d’aller faire la fête avec son ami Alistair KENNEAR au Music Machine, où il ingurgite de nombreux – trop nombreux, nous le savons aujourd’hui – whiskies. A l’issue de la soirée, Alistair, ne parvenant pas à extraire Bon de sa voiture ni chez le chanteur ni chez lui, décide de l’y laisser dormir. Lorsqu’il vient le récupérer le lendemain, 19 février, il le trouve inanimé, le nez dans ses vomissures. Le Kings College hospital déclare rapidement le décès de Bon SCOTT par étouffement.
Bonzo, ensuite. Le mythique batteur de LED ZEPPELIN est retrouvé le matin du 25 septembre dans sa chambre d’hôtel par un technicien. La veille, alors que le groupe répétait en vue de la prochaine tournée (que Peter GRANT, le manager, avait annoncé officiellement le 11 du même mois), John BONHAM but plus que de raison, ajoutant même quelques calmants à sa consommation d’alcool. Lorsque, au matin, un roadie vient le chercher, John ne répond pas. Les médecins déclareront, là encore, que le batteur est mort étouffé des suites de son excessive consommation, celle-ci ayant entraîné la formation d’un caillot de bile.
A la suite de ces disparitions, les groupes prendront des décisions opposées : ACDC annoncera continuer et cherchera un nouveau chanteur, LED ZEPPELIN mettra un terme à sa carrière.

Si 1980 est entachée de ces disparitions, elle sera pourtant, d’un point de vue discographique, un grand, très grand millésime.
Les albums sortent par palettes entières, et l’Europe sera le continent par lequel la révolution se fera véritablement.
Cette dernière a débuté l’année précédente, au Royaume-Uni. Le magazine Sounds s’est, en fin d’année, intéressé à ce phénomène de « revival » du Hard Rock. Ou plutôt à l’émergence du Heavy Metal. Car, si l’on écoute bien, le Hard Rock a perdu sa part de Blues, cédant la place à plus de lourdeur, de noirceur, piochant chez BLACK SABBATH et chez JUDAS PRIEST, deux fondateurs du genre. Dans son numéro de décembre 1979, le magazine propose un dossier intitulé « The New Face Of Heavy Metal », une longue enquête de Geoff BARTON, présentant nombre de formations chevelues pratiquant leur musique dans des caves sur tout le territoire de sa gracieuse Majesté. Les hardos ont visiblement envie d’en découdre et de faire en sorte que le Metal retrouve la place qu’il n’aurait jamais dû quitter : en haut du podium. Les groupes jusque là ignorés sortent de partout ; le Royaume-Uni semble soudain envahi par ces hordes barbares qui se battent à coup de riffs et de décibels. Tout au long de l’année, les groupes n’auront de cesse d’imposer, à forces d’attaques vinyliques, le retour du Metal. Le mouvement que l’on nommera plus tard la New Wave Of British Heavy Metal (NWOBHM) connait en 1980 ses premières heures de conquérant victorieux et fier. Nombreux sont les groupes qui, comme donnant des coups de boutoirs inlassablement répétés, profitent de ce nouvel engouement, à commencer par les plus anciennes formations.
BLACK SABBATH sort son premier album post Ozzy, et présente, avec Heaven And Hell (en avril), son nouveau chanteur, Ronnie James DIO, tout droit issu du RAINBOW de Ritchie BLACKMORE. L’album rassure quant à la créativité de ses membres historiques et se classe 9ème au Royaume uni (28ème US) grace à des morceaux aussi efficaces que la chanson éponyme ou Children Of The Sea. Le quatuor est toutefois devancé par JUDAS PRIEST qui sort son chef d’œuvre, British Steel, dont les hymnes Metal Gods, Livin’After Midnight, You Don’t Have To Be Old To Be Wise ou Breakin’ The Law le placent à la 4ème place à domicile (34US). Si Tom ALLOM a produit l’album, le groupe accueille en son sein le batteur Dave HOLLAND ; cette formation – producteur inclus – enregistrera ce qui sera à l’avenir considéré comme les meilleurs albums du groupe. MOTORHEAD explose avec l’ultime œuvre de pur Rock brut qu’est Ace Of Spades arrivée au mois de novembre dans les bacs et qui finit également 4ème au Royaume Uni. Rien, absolument rien n’est à jeter dans cet album monumental, toujours autant d’actualité trois décennies plus tard. Moins violents, plus « passe partout » mais tout aussi légendaires, car ne se refusant absolument aucune limite créative, QUEEN publie coup sur coup The Game (n°1 des deux cotés de l’Atlantique), très Rock et disco/funk à la fois et la Bande Original du kitchissime film Flash Gordon (résultats plus mitigés (à l'image de l'accuiel que reçu le film...) arrivant n°10 UK et 23 US). Plus foncièrement Blues, le WHITESNAKE de David COVERDALE profite de cet engouement pour publier deux albums : Ready an’ Willing en juin, qui monte fièrement en 6ème place des charts anglais (et 90ème US) et, en octobre, le splendide double Live… In The Heart Of The City qui propose deux témoignages publics dont un datant de 1978. Cette doublette sera répétée par les boogie men de STATUS QUO qui sortent en octobre Just Supposin’ (n°4 UK) et l’imparable What You’re Proposin’. Cet album fait suite à la compilation 12 Gold Bars qui vit le jour en avril et se plaça 3ème UK, tout comme Glory Road le nouvel essai de l’ancien chanteur de DEEP PURPLE, Ian GILLAN. Enfin, les voisins irlandais de THIN LIZZY, du métisse Phil LYNNOTT, qui sort en Octobre un Chinatown moyennement inspiré (n°7 UK) bien que toujours bardé de ce Blues à la fois chaleureux, revigorant et mélancolique.
Un autre évènement confirme la bonne santé du Hard Rock : parmi les nombreux concerts et festivals, dont celui de Reading auquel participent IRON MAIDEN et UFO, le circuit de Castle Donnington accueille le premier festival des Monsters Of Rock, tel qu’imaginé par Ritchie BLACKMORE afin que RAINBOW puisse terminer dignement la tournée Down To Earth. Le festival qui se tient le 23 août 1980 propose une affiche alléchante : on y trouve les Américains de TOUCH et RIOT suivis des Anglais de SAXON, des Canadiens d’APRIL WINE, avant que le trio de tête ne marque cette première édition de leur empreinte : SCORPIONS (Allemagne), JUDAS PRIEST et, logiquement, RAINBOW (Angleterre). Le festival a réuni quelques 35.000 spectateurs, chiffre plus qu’honorable pour une première édition et qui grimpera rapidement les années suivantes, confirmant les attentes métalliques du public.

Si les anciens profitent de ce nouvel engouement, les véritables vainqueurs sont les groupes envahisseurs de la nouvelle génération. C’est une véritable et impressionnante meute de loups affamés qui déferle sur la Grande Bretagne, une meute qui écrase tout sur son passage tel un rouleau compresseur. Ces jeunes loups ne sortent pas de nulle part : Geoff BARTON n’est pas le seul à les avoir repérés, loin de là. Le DJ Neal KAY s’est également fait un devoir de programmer ces formations dans sa boite, lieu qui témoigna de la présence de nombreux chevelus en ces temps désormais reculés. La télé s’intéresse aussi quelque peu à ce nouveau phénomène. Ainsi, IRON MAIDEN dont le single Running Free est entré dans les charts est invité à jouer au Top Of The Pops, mais impose, ce qu’aucun groupe n’a osé faire depuis les WHO, de jouer live, en direct. Pas de playback !
Au cours de l’année, les 33t voient le jour de manière quasi métronomique, presque chaque semaine. Et toutes ces nouveautés, à de rares exceptions près, trouvent une place dans les charts anglais. Les jeunôts de DEF LEPPARD sortent On Through The Night (n°15 UK et 51 US) mais se font rapidement huer par le public anglais à cause d’une chanson exprimant ouvertement leur attirance pour le marché d’outre Atlantique : Hello America… Pourtant, ce premier essai permet au groupe de Joe ELLIOTT de s’envoler vers la terre promise du rock afin d’ouvrir pour Sammy HAGAR (l’américain surnommé le Red Rocker venant de sortir Danger Zone qui, s’il monte 25ème en Angleterre, traine difficilement à la 85ème place du Billboard US). En Avril SAXON lache un Weels Of Steel qui, à la force de titres comme 747 (Strangers in The Night), Wheels Of Steel ou Motorcycle Man entre dans les charts (n°5) et dans la légende du Metal, devenant rapidement un des monuments du genre (le label français du groupe, Carrère, insistera même pour qu’un autre album envahisse les bacs. Ce sera chose faite avec Strong Arm Of The Law, paru en novembre, qui montera en 11ème position et sera un réel succès en France et au Japon). Wheels of steel sera cependant détrôné par le premier album très attendu de la formation de l’East End, IRON MAIDEN qui monte en 4ème position et part sur la route avec, en Angleterre JUDAS PRIEST (Paul DI’ANNO annoncera sans hésitation à la presse que MAIDEN ne fera qu’une bouchée du groupe de tête d’affiche, ce qui ne plaira pas du tout aux Metal Gods…) avant de s’envoler en septembre pour le continent où ils ouvriront pour KISS (qui sort le controversé Unmasked – n°48 UK et 35 US) à qui ils volent la vedette à plus d’une reprise. Il reste ensuite peu de place en haut du podium pour les autres groupes qui pourtant parviennent à se faire remarquer : SAMSON et son chanteur Bruce DICKINSON (Bruce BRUCE à l'époque) sortent Head On (n°34), TYGERS OF PAN TANG voit son Wild Cat monter en 18ème place, dépassant d’une bonne longueur les copines de Lemmy, GIRLSCHOOL dont le Demolition (n°28) prouve que les gonzesses peuvent être aussi machistes et proposer un metal aussi burné que les mecs. D’autres, malheureusement regardent le train passer sans réussir à embarquer. Ainsi, ANGEL WITCH, VARDIS et DIAMOND HEAD, trois formations plus que prometteuses, voient leurs albums (Angel Witch, 100 mph et Lightning To The Nations ) rater de peu leur entrée dans ces fameux charts anglais alors que leurs albums parviendront à passer l’épreuve du temps et à devenir quelque peu référentiels.

Les Américains ne se laissent toutefois pas impressionner. Si le Punk a été moins dévastateur outre Atlantique, les rockers ont su rester un peu plus… mmmh, mélodieux ? Proches de leurs racines ? Fondamentalement rock, certains artistes entrent à leur manière dans la légende. VAN HALEN présente son troisième album, Women And Children First qui caracole, grace à son esprit particulièrement festif, dès sa sortie à la 6ème place du Billboard US (et 15ème UK). Une petite déception au regard des scores de ses précédentes réalisations... Il sera seulement devancé par la nouvelle coqueluche des ondes, Pat BENATAR dont le Crimes Of Passion montera en 2ème place à domicile sans réussir à totalement convaincre les Européens malgré la qualité de morceaux comme Treat Me Right, Hit Me With Your Best Shot ou la sublime ballade qui monte en puissance Hell Is For Children. Pour les autres, il ne reste là encore que peu de place : KISS, nous l’avons vu, ne convainc plus autant, Ted NUGENT ne parvient pas à faire monter son Scream Dream plus haut que n°13 US (et 37 UK). La situation semble plus délicate encore pour le metal froid de Cultosaurus Erectus, nouvelle offrande du BLUE OYSTER CULT qui, s’il atteint la 12ème position des charts anglais ne fait « que » 34ème at home… Mieux toutefois que le Malice In Wonderland de NAZARETH (n°41 US) mais moins bien que le rock sudiste de MOLLY HATCHET dont Beatin' The Odds arrive n° 25 US.
La véritable surprise vient du chanteur anglais Ozzy OSBOURNE qui s’est entouré d’un groupe américain (malgré les origines du madman, considérons son groupe comme américain et non anglais, SVP), dont le (bientôt) légendaire guitariste Randy RHOADS, et a été signé sur Jet Records, le label de Don ARDEN, père d’une certaine Sharon. Le premier album d’Ozzy sans BLACK SABBATH est promis par les « spécialistes » à un piètre avenir. Pourtant, Blizzard Of Ozz grimpe, à la surprise générale 21ème US et 7ème UK, gagnant ainsi deux places sur le rival direct du vocaliste (l'album est même rapidement certifié platine) et voit quelques titres entrer dans l’histoire, comme Crazy Train ou le très controversé Suicide Solution. Les voisins Canadiens sont également quelque peu à la fête puisque le trio mythique de RUSH publie en janvier l’excellent et toujours aussi Progressif Permanent Waves qui trouve naturellement sa place des deux côtés de l’Océan : n°4 US et 3 UK, distançant ainsi, et de quelle manière, l’autre trio de TRIUMPH dont le Progressions Of Power ne se hisse que difficilement à sa sortie en avril à la 32ème position aux USA, ne montant pas plus haut que 61ème chez sa Gracieuse Majesté.

Si les principaux marchés anglophones font bouillir la marmite, le reste du monde cherche également sa part de succès et de gloire. L’Europe tout d’abord ; l’ancien continent s’active autour de formations prometteuses comme les suisses de KROKUS qui bénéficie de l’engouement pour ACDC grâce à Marc STORACE, son chanteur au timbre si proche de celui de Bon SCOTT que la rumeur laisse entendre qu’il pourrait bien hériter cette place plus qu’enviée. Leur nouvel album, Midnight Rendez-Vous, sonne d’ailleurs comme du ACDC pure souche (les Suisses ouvrent d'ailleurs pour Angus & Co. sur une partie de la tournée américaine) et se classe 44ème en Angleterre. Les Allemands de SCORPIONS publient Animal Magnetism. Produit par Dieter DIERKS, l’album à la pochette une nouvelle fois provocatrice (recto ET verso), se hisse à la 23ème place anglaise et flirte avec le Top 50 américain sans y entrer (n°52). Mais l’album y sera certifié platine, les teutons pouvant désormais envisager leur avenir en toute sérénité.
La France, enfin, se démarque, et de quelle manière : la sulfureuse Fabienne SHINE publie avec son groupe SHAKIN’ STREET une perle du Hard Rock avec un album éponyme, teinté de Blues et de Punk à la fois. Au sud, venant de Nice, KAROLINE propose son premier album d'un Hard Rock chaleureux. Un album qui bénéficie d'une promotion nationale importante pour un nouveau groupe (pub dans la presse, promo radio...) Mais, malgré les efforts de ces formations pour vraiment percer, rien ne pourra résister au bulldozer que devient soudain, bien que déjà remarqué l'année précédente avec son premier album, TRUST avec son second album, Répression. Un titre, Antisocial, qui devient l’hymne d’une génération, fait entrer le quatuor au Panthéon du Hard Rock (ouvrant même au groupe les portes du festival de Reading, où Ian GILLAN, effrayé par l’efficacité de TRUST live fera couper le courant avant que les froggies ne puissent honorer un rappel attendu.) Un succès qui occultera bien peu la force d’autres morceaux que sont Mr Comédie, Instinct de Mort, Fatalité ou Les Sectes, tous aussi vindicatifs qu’efficaces, dérangeant une France bien pensante. (Note : la France de 1980 ne s’est pas encore dotée d’un système de classement des meilleures ventes. Ainsi, malgré des certifications Or ou Platine officielles, il n’est fait aucune mention d’attribution de place. Le Top 50 n’arrivera que vers le milieu de la décennie.) L’album est dédié à Bon SCOTT, devenu depuis leur première rencontre parisienne un ami avec lequel Bernie travaillait sur la traduction des textes de répression afin d’en publier une version anglaise. Le sort en a décidé autrement.
En avril, les Australiens d' ACDC annoncent ("enfin" pour certains, "trop rapidement" selon d'autres) le nom du successeur de Bon SCOTT : il s’agit de Brian JOHNSON, mécano de son état et occasionnellement hurleur chez GEORDIE. Quitte à perturber des fans encore sous le choc de la disparition du premier vocaliste, ACDC s’envole pour les Bahamas où il enregistre, sous la houlette de Robert John « Mutt » LANGE, Back In Black. Lorsque l’album à la pochette noire – en hommage à Bon – arrive sur le marché, il rencontre un succès immédiat partout où Hell’s Bells, Have A Drink On Me, Rock’N’Roll Ain’t Noise Pollution , Shoot To Thrill ou le morceaux éponyme sont diffusés, plaçant l’album sur orbite (n°1 UK et 4 US), faisant entrer le groupe dans la légende aux côtés d’Elvis PRESLEY, des BEATLES, ROLLING STONES, LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH ou DEEP PURPLE. Aujourd’hui encore, Back In Black continue de se vendre par palettes entières. Le phénoménal succès d’ACDC est tel qu’il empêche les compatriotes d’ANGEL CITY (ou THE ANGELS) de vraiment percer malgré la simplicité du pub rock de Face to Face, compilation des deux premiers albums australiens du groupe destiné au marché occidental.

Dans le monde musical – celui du Hard Rock en particulier – 1980 est un millésime d’une rare qualité. Une de ces récoltes permettant au monde de se métamorphoser une nouvelle fois. 1980 a solidifié les bases posées l’année précédente en démontrant que le Punk, tel que présenté alors, ne pouvait être qu’éphémère, car trop irrespectueux de tout, trop destructeur des repères souvent discutables et pourtant nécessaires dans nos sociétés modernes. Les hardos et métalleux, s’ils conservent une apparence choquante et volontairement provocatrice, parviendront à imposer leur musique comme un véritable phénomène populaire. Les années à venir ne feront que confirmer ce fait...



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krakal Le lundi 20 septembre 2010
"aucune nostalgie".....ben on ne doit pas avoir connu la même période 80' metalmp. Car cette décennie fut révélatrice d'un nouveau genre musical qui était bien loin de ce que l'on pouvait écouter sur les ondes et mange-disques de l'époque. Comment avoir vécu ça en disant ne pas être nostalgique ???? En tous cas, moi je le suis, et n'ai pas peur de le dire,,,ce qui n'empêche en rien de profiter des nouveautés actuelles et d'avoir continué ce parcours transcendant vers une quête qui ne finira jamais. Tres bon article, bien qu'il manque une sacré file d'albums qui ont également marqués cette période, mais il est vrai que les plus gros groupes du moment sont cités,,,,heureusement !
Commentaire de metalmp : Certains croient qu'Elvis est encore en vie... ça, c'est de la nostalgie! Mes parents croient que ce que le rock a pondu de mieux s'est fait pendant les 60's... D'autres pensent que Led Zep est le plus grand groupe de tous les temps, et je ne comprends pas toujours les choix musicaux de mes enfants pour qui les 90's ou les années actuelles sont ce qu'il y a de mieux... Franchement, non, je ne regrette pas d'avoir eu 14 ans en 1980 ni d'avoir grandi au fil du temps. Même si mes goûts restent profondément ancrés dans cette période, même si je regrette les concerts à 50 francs, cette époque est bien révolue, bien que nombreux sont les groupes qui gardent la flamme allumée.C'est eux que je soutiens aujourd'hui.
Laaz Le lundi 16 août 2010

Ville : NEVERS
Excellent article et merci à l'auteur ! Ravi d'être retourné en arrière grâce à cette immense période pour le Hard Rock.
Commentaire de metalmp : De rien Laaz... J'ai eu énormément de plaisir à le rédiger et absolument aucune nostalgie. La décennie fut belle et presque insouciante, certes, mais il y a mieux: si elle fait désormais partie de l'Histoire à plus d'un titre, sa musique elle, marque encore le présent de son empreinte.
Rémifm Le lundi 16 août 2010

Ville : Chambéry
En 2 mots : Bravo et merci...pour cette mise en lumière de l'année 80'! Je me permets une petite digression vers les styles Rock, Prog et FM ! JOURNEY (USA) sort cette année là Departure, album de platine aux USA ! Un des groupes qui a fortement inspiré BON JOVI ! TOTO (USA) propose déjà son troisième album intitulé Turn Back. STYX (USA), qui pratique le "Pomp Rock", mélange de Hard-Rock light, musique progressive et pop sort Paradise Theater ! STYX a appris au monde entier comment faire sonner des choeurs !!! ZZ TOP (USA) débarque en Europe au printemps 80' et fait un malheur ! EAGLES (USA) sort son double live Eagles Live et KANSAS sort Audio-Visions ! Le canadien Bryan ADAMS sort son premier album, LOVERBOY également ! SAGA (Canada) livre Silent Knight ! Les anglais de YES proposent Drama (N°2 UK charts Août 1980 !) Sans SAGA, RUSH, YES, TOTO, STYX et quelques autres, aurions-nous connu DREAM THEATER ? La question mérite d'être posée ? Et enfin, pour revenir en terre Hard-Rock, MAGNUM (UK) sort cette année là son troisième album intitulé Marauder avant de glisser vers les méandres du FM ! Sincères salutations.
Commentaire de metalmp : Eh oui, la question mérite d'être posée et tu as entièrement raison de le faire, Rémifm ! Le débat est donc ouvert!
Plus sérieusement, on a effectivement souvent rapproché des formations comme Yes, Toto ou Brian ADAMS de la sphère hard rock, et ces artistes ont entièrement leur place ici. Mais comment diable ai-je pu oublier JOURNEY et MAGNUM, dont les albums se sont quand même distingués en arrivant respectivement #8 US et #34 UK... Merci pour cet ajout, les autres sont également bienvenus!
Axldobby Le dimanche 15 août 2010

Ville : Bretagne
Merci pour le "PS" de fin, Marpa :) J'ai envie de compléter cette liste, qui, comme beaucoup l'ont remarqué, évoque énormément de grosses "machines" du Hard-Heavy de l'époque. Voici donc ma modeste contribution d'amateur de Hard-Rock, contribution un peu pâle face à celle de Marpa ... N'hésitez pas à lancer les vôtres : ce n'est pas un dossier fermé, je suis convaincu que notre chroniqueur (encore bravo mec !) à laisser la porte ouverte au dialogue ! Continent européen : SCORPIONS se doit être lié à son cadet BONFIRE, plus connu au début de la décennie comme CACUMEN : formation cultissime comme son grand frère, au point de pondre des perles à l'image des albums "Don't Touch The Light" ou encore "Fire Works". Continent américain : SURVIVOR (formé en 1978 ! Si si !), BOSTON ou encore QUIET RIOT : du Hard' Couillu, des trucs qui nous ravigotent même dans les pires soirées hivernales ! Marpa a cité VAN HALEN : pourquoi pas AUTOGRAPH, les protégés de David LEE ROTH ! COBRA, groupe lançant son album "First Strike" en 1983 : Jimi JAMISON, Mandy MEYER, deux artistes qui ont fait par la suite leurs preuves ! Le premier chez SURVIVOR (+ la non-moins célèbre BO d'Alerte A Malibu ! Si si, c'est de JAMISON !), le second chez KROKUS dans les années 00's ainsi que d'autres formations de la décennie 80's ... Et WHITE LION ! Et DOKKEN, et ... et ... Punaise une période de dingue, même pour les malchanceux (ou pas, après tout !) comme moi issus de l'année 1989 ! Enfant des 80's sans avoir vécu la période en question ! Merci à Marpa pour cette "fucking" contribution ! :) :)
Commentaire de metalmp : Axl, ne vas pas trop vite mon ami... Il ne s'agit là que de l'année 1980! Si les groupes que tu cites font partie de cette décénnie magique, leurs albums - à l'exception de Survivor qui a sorti son premier album en 1980 - n'ont été publié qu'au cours de la décennie (Autograph en 85, Cacumen en 1981, Bonfire en 1986...).
Ceci dit, évidemment que ce dossier reste ouvert à tout complément!
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