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Live report :  Paris Metal France Festival 4, Divan Du Monde le 8 janvier 2012 ( WOMEN IN IRON FORMADXEVIL ONEAGRESSOREXISTANCECONSCIENCEDYGITALS )
Date de publication : 15/01/12
Auteur : metalmp
RETROUVEZ LES PHOTOS DU PMFF 4 DANS LA COLONNE "GALERIES"

Après une annulation malheureuse (pour cause d'absence de salle pouvant accueillir le PMFF) en 2010 – malgré la reformation inattendue de OCEAN, et après une année « sans » pour cause de manque de salle en capacité d’accueillir un tel événement (la Loco rachetée n’accueille plus de groupe de Metal…), Phil ‘Em All a décidé de relancer la machine au Divan du Monde. En cette période de crise, on pouvait se demander si le public suivrait. La réponse est un incontestable OUI. Même si l’on peut, en ce 8 janvier 2012 circuler sans trop de peine sur le parterre du Divan, le public va et vient au gré des groupes… et de sa faim, aussi. Car le seul hic de cette petite salle est de ne proposer que des boissons, donc ni snack ni sandwiches, ce qui force le public à sortir pour se sustenter. Mais une chose est certaine : l’ambiance était bien plus que chaleureuse : festive, détendue et parfois explosive, Phil a pu dignement fêter son anniversaire. Entre copains et en musique. Phil ‘Em All, le Johnny du Metal ? Reste que le plus important est là: comment mieux commencer l'année que par une grande fête qui célèbre le Metal, français qui plus est ? Bonne année donc à tous.

La quatrième édition du Paris Metal France Festival (PMFF pour les intimes – et pour plus de facilité aussi), accueille une affiche hétéroclite : les sept groupes qui vont se succéder ont pour point commun d’être tous venus jouer gratuitement (tous ceux qui ont pris part à l'organisation du festival ont également joué le jeu en étant bénévoles, ce qui mérite un grand Bravo à toutes et tous!) et sont donc tous… français ! Car pour le reste, on a à faire à autant de styles : Heavy, Prog, Thrash, Death, Hard tendance US… Seul manque un soupçon de FM (une reformation de KLAXON, tiens, on prend les paris !) pour que tout y soit. Phil 'Em All présente chacun des groupes comme il se doit, remerciant au passage sponsors et autres médias ayant participé d'une manière ou d'une autre à l'organisation de l'évènement, dont Metal Intégral. Allez, à tout saigneur…

A 13h30, WOMEN IN IRON FORM, le groupe féminin de reprises d' IRON MAIDEN ouvre les hostilités. Accueillant en leur sein deux nouvelles recrues (Magalie, WITCHES et actuelle WURM, à la basse et Constance au chant) la formation offre un set efficace, une prestation délivrée avec tellement de cœur qu’on leur pardonne aisément quelques approximations. Le public est d’autant plus réceptif que le choix des morceaux, puisés parmi les classiques, est imparable. On a même droit à la visite d’Alex COLIN-TOQUAINE (AGRESSOR) venu taquiner l’oreille de sa sœur (Sibylle, autre sorcière, à la guitare) ainsi qu’à celle d’Eddie et aux drapeaux sur The Trooper, c’est dire ! Une excellente mise en bouche, menée par une Constance souriante de bout en bout, pour que démarre bien cette journée de fête !
Setlist WOMEN IN IRON FORM : Aces High, Women In Iron Form, Can I Play With Madness, The Trooper, Children Of The Damned, Wrathchild, Hallowed Be Thy Name

EXISTANCE, chez Metal Intégral, on connait et on aime ! Enfin... je n’avais encore jamais écouté mais les critiques élogieuses m’en ont donné envie. Découvrir le quatuor live au PMFF s’avère le choix idéal pour ça. Dès son entrée sur scène, le groupe met les choses au point : Tenue de cuir, débardeur, baskets, on fait un rapide saut dans un passé pas si lointain et, pourtant, totalement d’actualité. Et la musique, autant que la prestation du groupe, l’est tout autant. En l’espace de 35’ trop courtes minutes, EXISTANCE se fait la révélation du jour. Carré, détendu et communicatif le groupe se met rapidement le public dans la poche. Un set impeccable pendant lequel les musiciens prennent la pose sans aucune frime mais avec ce qu'il faut pour séduire et interprètent quelques extraits de leur album en démontrant qu'on n'a pas besoin d'être le "fils de..." pour y arriver et parvenir à faire plier le public à sa cause. Superbe et à suivre de près !
Setlist EXISTANCE : Son Of Wolf, Kill Me Madness, Existance, Innocent, Wavery Hills, Diary Of Eternity

Avec un premier album sorti en 2006, et un nouveau sur le point d’être livré, CONSCIENCE décide d’acquérir les faveurs des amateurs de bons gros riffs en démarrant avec un The Army heavy à souhait. Et vu le nombre de T shirts rouge arborant le nom du groupe, il semble bien que CONSCIENCE ne soit pas venu seul. Si la première moitié du set montre un groupe habitué des scènes et parfaitement à l’aise, CONSCIENCE se perd quelque peu dans une seconde moitié impressionnante de technique mais quelque peu trop démonstrative. Si son Heavy Prog rappelle sans doute possible des géants tels DREAM THEATER, les morceaux les plus longs voient une partie du public se disperser (afin de reprendre des forces ?) alors que CONSCIENCE continue, malgré la complexité de son œuvre, de délivrer une prestation remarquable.
Setlist
CONSCIENCE : The Army, Beckoned, Distance, Margueritte Davesnelle, Room For One

Après une année difficile pour EVIL ONE, qui a vu deux de ses membres partir et qui a intégré la moitié de HURLEMENT en remplacement (Alexis au chant puis, fin 2011, Le Gorg à la basse) les Franciliens doivent reprendre à presque zéro leur conquête du public. Cependant, il est incontestable que ce line-up soit plus foncièrement dans l’esprit Metal que le précédent. Le Gorg se charge dès son arrivée sur scène de nous le rappeler… Et là, on passe à une autre catégorie, celle du Thrash old school, le Metal rentre dedans, direct et sans fioritures. Avec EVIL ONE se tiennent, dès Thrashback, les premiers pogos et se forment les premiers circle pits et ça se bouscule sévère dans le public ! L’attitude, tout est dans l’attitude chez EVIL ONE : Le Gorg se balançant tel un Troll échappé de sa caverne, Kriss faisant tourbillonner sa chevelure telles les pales d’un hélico… Le public est réceptifs aux anciens titres et reprises (Black Metal) et attentifs aux nouveautés (God, The Father And The Gun d'une efficacité prometteuse). Rien à dire de ce côté, EVIL ONE n’est pas encore parvenu à me décevoir sur scène. Vivement l’album et de nouvelles dates !
Setlist EVIL ONE : Militia Of Death, Thrashback, God, The Father And The Gun, Straight To Hell, Black Metal (VENOM), Suicide Fanatics, Perverse Morality, Evil Never Dies, Empty Tankard (TANKARD)

Etonnante position que celle de DYGITALS sur cette affiche…Pourtant, comme le rappelle Phil, DYGITALS fait partie de ces formations qui sont la raison même d’être du PMFF : reformer des groupes ayant laissé leur empreinte sur les années 80. Rappelons-nous justement que les Parisiens ont sacrément marqué les années 85-88 avec des titres de la trempe de Ave Cesar ou She’s OK (deux titres figurant sur la compilation French Connection), que le quintette était parvenu à se glisser à l’affiche du France Festival 85 de Choisy le Roi en ouverture du festival. Les attentes d’un album enregistré en 87 mais jamais sorti et les promesses, dix ans plus tard de la sortie de Love Game ravivèrent les espérances des fans mais des difficultés forcèrent le groupe à faire machine arrière. En plus d’être le seul groupe sans album à avoir été élu parmi les espoirs français dans le référendum d’Enfer Magazine en 1986, Il reste le seul groupe sans album à se trouver aussi haut d’une affiche du PMFF (je crois...) !
Reste à savoir si DYGITALS mérite cette place en partie haute de l’affiche. Le public présent décide que oui. Car le groupe a toujours autant la patate et propose un set composé en très grande partie de nouveaux titres qui figureront sur le futur album. Pendant l’heure qui lui est accordée, DYGITALS décide de se présenter sous son jour actuel en proposant une majorité de chansons récentes. Seuls trois morceaux sont d’époque et les fidèles et connaisseurs reprennent en chœur Ave Cesar, le classique indispensable des Parisiens qui ouvre le set. Ils apprécient également le savant dosage de Hard US, de Heavy Speed, de Hard Rock traditionnel que leur propose la joyeuse bande menée par un Hervé dont l’énergie développée sur scène devrait en faire réfléchir quelques uns… Des retrouvailles plus que chaleureuses et agréables, autant à titre musical que personnel. Ca fait trois décénnies que je les connais et c'est toujours sans surprise que DYGITALS parvient à se faire de nouveaux fans (étant donné ce que j’ai pu entendre en circulant dans le public, c’est incontestable). Trente ans après, vous nous le livrez cet album ?
Setlist DYGITALS : Ave Cesar, Free Me, Big Enough, Not Alone, Play, Killing Machine, Running, Green Man, Stars Of Life, Reason To Live, Believe In Rock’N’Roll, Brand New Day

La dernière fois – et première, d’ailleurs – que j’ai vu AGRESSOR, c’était à Cannes, en off du Midem, lorsque le groupe fétait ses 15 ans, en 2000. Sur place, j'ai découvert que le groupe d’Alex COLIN-TOQUAINE ne jouaite pas en tête d’affiche. Après AGRESSOR, il y avait HANOI REVISITED. Rien moins que la version remaniée de HANOI ROCKS… Une affiche des plus improbables, vous en conviendrez.
AGRESSOR m’avait alors marqué par la puissance de sa prestation, carrée, directe, efficace, et qui se terminait par un sympathique streap tease. La prestation du groupe sera-t-elle, ce soir, après quelques années d’absence, du même gabarit ?
Une fois les arpèges tranquilles de Medieval Rites passés, Alex et sa bande sortent l’artillerie lourde. Pendant l’heure qui suit, aucun répit ne sera accordé au public qui se montre mitigé : certains sont plus que réceptifs - ça pogote sec tout au long du show - tandis que d’autres profitent de ces salves pour sortir, faire une pause au calme. Mais ceux qui restent ont droit à du lourd et violent. AGRESSOR est sans pitié, fonçant dans le tas, laissant le public pogoter et slammer. La venue de Sibylle sur Sorcerer (tiens, une sorcière pour Sorcerer ?) sera la « surprise » de ce set hors normes.
Setlist AGRESSOR : Medieval Rites, Sorcerer, Hyaloid, Antediluvian, Overloaded, Barabbas, Warrior, When Darkness Comes, Deathreat, Someone To Eat, God From The Sky, Bloodshed

ADX en tête d’affiche du PMFF, ce n’est pas une surprise, même si les Picards ne souhaitent pas systématiquement occuper cette place (2007, 2008 mais pas 2009), le PMFF ressemble parfois à une sorte d’ADXfest ! Et ce soir, au regard de la qualité de Immortel, leur dernier opus, il ne fait aucun doute que la fête sera complète !
Pourtant, non. 2011 ne s’est pas terminée aussi bien qu’elle eût pu : au delà de quelques dates annulées, Dog est absent ce soir, hospitalisé à la suite d’un problème stomacal. Si sa convalescence arrive à son terme, il n’est pas encore en état de jouer et se fait ce soir remplacer par Laurent (SCHERZO, KALISIA et journaliste dans la presse spécialisée) qui le remplace dignement. Le concert débute par Daemon, l’instrumental qui introduit le dernier album, pendant lequel défilent des photos du groupe et Dog est acclamé à chaque apparition. Ensuite, si l’on retrouve la marque ADX, Phil est moins dans un esprit de légèreté qu’à son habitude. Sans aucun doute l'absence de son alter ego y est-elle pour quelque chose. Le groupe est cependant carré, direct et son public suit. Car un concert d’ADX, ce n’est pas que de l’humour. C’est parfois aussi des galères, comme ce câble qui décide de divorcer de son micro, laissant Phil muet… Mais c’est surtout l’efficacité brute et décoiffante du catalogue du groupe. Les classiques côtoient des nouveautés (on pourra regretter l’absence de Le Secret ou de Les Larmes Du Diable, mais une heure, c'est très vite passé) et le show se termine en un rien de temps. Pas de rappel, mais aucun groupe n’en a eu. Le principe du PMFF est de mettre les egos de côté d'autant lorsqu'il faut tenir compte des restrictions...
Setlist ADX : Immortel, Notre Dame de Paris, Mémoire De L’Eternel, L’Etranger, Messe Rouge, Livide, Déesse Du Crime, Pachydermus, A La Gloire De Dieu, Delirium, Division Blindée, Caligula

Pour mettre un terme à cette fête, Phil 'Em All offre aux spectateurs des premiers rangs une coupe de champagne avant d’inviter WOMEN IN IRON FORM à venir clore cette journée avec deux derniers morceaux. Après un efficace Run To The Hills, tous les musiciens présents ainsi que les personnes ayant participé à l’organisation de cette journée rejoignent les filles sur le second titre, un Running Free qui n’en finit plus. Sauf que la salle doit être libérée assez tôt, et le public s’en retourne alors que 22 heures n’ont pas encore sonné. Phil nous promet cependant une nouvelle et dernière édition du PMFF pour janvier 2013 qui se voudra exceptionnelle puisqu’elle se déroulera sur 3 journées : une consacrée au Metal extrême, deux autres à une sorte de best of des 4 éditions passées. Nous en reparlerons, comptez sur moi !


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Rémifm Le dimanche 15 janvier 2012

Ville : Chambéry
Waouuuuuuuuuu !!!
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