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Reportage :  Rencontre avec Adrian VANDENBERG, Paris, le 13 janvier 2014 ( VANDENBERG'S MOONKINGS )
Date de publication : 07/04/14
Auteur : metalmp
Entretien avec Adrian VANDENBERG
Propos recueillis par metalmp le 13 janvier 2014 à Paris

Alors que Rémifm vient de publier sa chronique de ce premier album de VANDENBERG'S MOONKINGS, et avant le prochain passage du quatuor au Divan du Monde de Paris le 26 avril prochain, nous vous proposons de partager ces quelques instants que le géant hollandais nous a accordé dans la plus grande simplicité.


METAL INTEGRAL : Adrian VANDENBERG, c’est un plaisir de te rencontrer. Cela fait longtemps qu’on ne t’a pas vu… La dernière fois que j’ai entendu parler de toi, c’était avec WHITESNAKE, pour l’album Restless Heart. Que s’est-il passé à l’époque pour te faire ainsi disparaitre ?
Adrian VANDENBERG : C’est dû à plusieurs facteurs combinés. D’abord, en 99, David COVERDALE pensait vouloir tout arrêter. Et je voulais, de mon côté, me recentrer sur ma peinture. Au départ, je me fixais trois ans, qui se sont transformés…

METAL INTEGRAL : Tu avais besoin d’un break musical ?
Adrian VANDENBERG : Oui, ce qui était nécessaire après tant d’années passées avec WHITESNAKE. Il était temps de me rattraper en peinture. Aussi, ma copine d’alors et moi avons eu une fille en 1999, mais nous nous sommes séparés quand elle avait trois ans. Je ne voyais ensuite ma fille que deux jours par semaine. En reprenant la route, je ne l’aurais plus vue qu’une ou deux fois par an. Elle aurait grandi sans savoir qui est vraiment son père. C’était une raison primordiale à mes yeux. J’ai décidé d’attendre encore cinq ou six ans, qui se sont étirés…

METAL INTEGRAL : Transformés en 16 ans…
Adrian VANDENBERG : Waouh, oui, à peu près ça ! Une autre raison, je ne jouais plus vraiment de guitare et ne composais plus depuis quelques temps, un peu de musique tzigane, mais rien de plus. C’était étrange, mais il me semblait qu’il y avait une raison à ça. J’ai commencé la guitare vers l’âge de 12 ans, et j’ai toujours une guitare avec moi. Mais je pensais qu’il y avait une raison à mon manque d’écriture. Et j’écoute depuis toujours mon instinct… Je suis toujours resté en contact avec David, on s’écrit régulièrement et il m’a demandé, quand il est revenu en 2003, de le rejoindre et de remettre le couvert. Mais je ne le pouvais pas parce que je m’étais engagé pour des expositions. Ces contrats se traitent souvent largement en avance, un an, un an et demi. J’étais engagé et je ne pouvais donc rejoindre David. Dommage, on reste en contact… Et puis, il a insisté, « allez, fais quelque chose, enregistre un disque ! » Je savais que ça se ferait le moment venu. Ça a simplement été plus long que je ne pouvais m’y attendre. Mais je crois qu’il y a toujours une raison à ce qui arrive. Il y a deux ans, on m’a demandé d’écrire une chanson pour mon équipe de foot locale. Ils ont remporté le championnat national il y a quoi ? Trois ans je crois. Cette fois je savais que je pouvais le faire, composer un morceau taillé pour les stades, avec un gros clin d’œil au We Are The Champions de QUEEN. Pour cela, il me fallait un chanteur. Je connaissais deux Américains, mais je me suis vraiment repris au jeu de la composition et je n’avais aucune envie de faire des allers-retours avec les USA, ou de faire venir quelqu’un en Hollande, où il ne connaitrait personne. Ce serait en plus une perte de temps, et des dépenses inutiles. Donc, je devais chercher autour de moi. Depuis 1986, j’avais un peu perdu de vue les musiciens de mon environnement. Je me suis alors souvenu d’un compte rendu de concert de WHITESNAKE et me suis rappelé d’un chanteur. J’ai retrouvé des bandes et, mince, ce gars chante superbement bien! L’an dernier, je l’ai coaché, et personne ne l’avait jamais fait… Je lui ai fait faire des choses dont il ne se doutait même pas ! Il a grandi, et devenu encore meilleur. Il m’a alors demandé si on pouvait jouer ce morceau, mais ce titre nécessite un groupe. Il m’a demandé de monter un groupe rien que pour une chanson. J’ai cherché dans ma ville un bassiste et un batteur. Un de mes amis est propriétaire d’un club rock et il m’a parlé de ce gamin de 22 ans qui joue incroyablement bien de la batterie. Je lui ai demandé de venir à mon bureau, afin de voir de quel genre de gars il s’agit. On s’est rencontrés, et il m’a demandé si je me souvenais de lui… Je lui ai répondu que non, et il m’a dit : « souviens-toi, tu m’as fait gagner un concours de musique il y a 10 ans ! » J’ai su alors de qui il s’agissait, un petit gars avec les cheveux en brosse et un groove de batteur noir, extraordinaire. Je lui ai dit que s’il était à moitié aussi bon qu’il y a dix ans, alors il faisait partie du groupe ! Je lui ai demandé s’il avait un ami bassiste et il m’a répondu que oui. Il est revenu avec le gars qui me demande : « tu te souviens de moi ? », je lui réponds que non et il me dit : « tu m’as fait gagner un concours de musique il y a quelques années » ! Pareil, « si tu es aussi bon qu’il y a dix ans, tu en es » ! On a à peine répété cette chanson, et notre tout premier concert s’est passé devant 65.000 personnes !

METAL INTEGRAL : Vous aviez déjà choisi le nom de Adrian VANDENBERG’S MOONKINGS, ou pas encore ?
Adrian VANDENBERG : Non, pas encore, il me fallait écrire le reste d’un album. Je leur ai dit que je finissais de composer ces chansons, et que c’est eux que je rappellerais.

METAL INTEGRAL : D’ailleurs, quelle est la signification de ce nom de MOONKINGS ?
Adrian VANDENBERG : Je me suis simplement rendu compte qu’il faudrait rapidement trouver un nom. Je ne voulais pas appeler ce groupe VANDENBERG parce qu’il serait directement étiqueté « Classic rock », et aussi parce que le public voudrait certainement que nous interprétions d’anciens titres, ce que je ne souhaite pas faire. On en fera un ou deux live, bien sûr. Ensuite, en tant que musicien, je travaille souvent la nuit, et parfois j’éteins complètement la lumière. Quand c’est la pleine Lune, la lumière éclaire assez ma maison. Un nom avec Lune et Nuit serait parfait, mais ça ne sonnais pas bien. J’ai simplement pensé à à MOONKINGS, car les rois sont puissants et nocturnes aussi. Le logo comporte une chouette, qui symbolise la nuit, et il y a également le symbole tribal du soleil que fuit la chouette. L’animal, comme un musicien, vit la nuit.

METAL INTEGRAL : Parlons un peu de l’album. Ma première impression en écoutant Lust And Lies concerne les guitares qui me rappellent un peu celles de l’ancien MOTORHEAD. Ensuite, on retrouve du Hard Rock classique, LED ZEPPELIN, WHITESNAKE. J’entends même par instants Robert PLANT chanter...
Adrian VANDENBERG : Vraiment ? C’est intéressant… J’avais en tête les arrangements en écrivant ces chansons, en fait. Il n’y avait pas vraiment de place pour autre chose… J’ai ouvert toutes les fenêtres de mon esprit, j’ai exploré toutes les possibilités, pensé à tous ces groupes que j’aime et j’ai simplement laissé venir les choses pour voir ce que je pouvais en tirer… Que ça sonne de telle ou telle manière, une bonne chanson reste une bonne chanson. J’ai voulu construire un pont entre les 70’s et aujourd’hui. Il y a désormais des groupes comme FOO FIGHTERS, KINGS OF LEON, QUEENS OF THE STONE AGE... J’aime l’énergie, la dynamique de ces groupes et j’ai voulu allier ce type de son à quelque chose de plus roots.

METAL INTEGRAL : Au sujet des influences modernes, les power ballads regorgent de sonorités pop, aussi, ainsi que d’autres choses qui évoquent tes origines.
Adrian VANDENBERG : J’aime les bonnes chansons. Je suis persuadé qu’une bonne chanson sera tout aussi bonne qu’elle soit pop, rock ou simplement chantée a capella. Tout m’influence, des BEATTLES à LED ZEPPELIN, en passant par le classique, la musique tzigane…

METAL INTEGRAL : Une fausse surprise est présente avec la participation de David COVERDALE sur Sailing Ships, qui est une chanson de WHITESNAKE issue de Slip Of The Tongue. Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Adrian VANDENBERG : Cette version est encore plus soft qu’à l’origine… Comme tu le sais sans doute, je ne pouvais pas la jouer… Beaucoup de choses se sont passé depuis. A l’époque, j’avais écrit cette chanson pour ma mère car elle passait sont temps à me demander : (il prend une voix aiguë) « Oh, Adrian, s’il te plait ! Dis moi qu’il y a une chanson acoustique sur l’album, les autres sont trop fortes… » Je lui ai dit « Ok, je vais t’en écrire une ! » Quand j’ai fait écouter ce titre à David, il m’a simplement dit qu’il l’a voulait sur Slip Of The Tongue. Il y a la fin, plus puissante, sur l’album… Je l’ai réécrite, plus douce, parce que c’est une des plus belles chansons que j’ai pu écrire, tout simplement. J’ai toujours pensé qu’elle serait superbe avec des violons, en réécrivant la partie centrale et en la rendant plus mélancolique. Ce qui est marrant c’est que David rentrait d’une très longue tournée, et le lendemain, sa voix sonnait bien fatiguée, ce qui apporte un charme certain.

METAL INTEGRAL : Qui a produit l’album ?
Adrian VANDENBERG : Je l’ai produit, mais j’ai bien sûr travaillé avec un ingénieur du son qui sait poser les micros sur la batterie – je savais exactement comment je voulais qu’elle sonne. Il a été mixé par un gars qui bosse avec RAMMSTEIN, Tina TURNER, DEF LEPPARD, Elton JOHN (NDMP : je n’ai pas saisi le nom, désolé…). Il est Hollandais, mais personne ne sait qu’il fait tous ces trucs. Je lui expliqué ce que je souhaitais comme son, et il a totalement approuvé. On s’est mis au boulot ; Il a attaqué le mix un matin, et lorsqu’il avait presque terminé, il m’a appelé pour que je vienne écouter. On a changé deux trois choses, comme.. . Je ne voulais pas de réverb’ mais un son sec, pur, rien de superflu. On a travaillé avec du matériel vintage, des vieux micros, de vielles guitares de vieux amplis, mais on a utilisé du matériel plus moderne et récent pour le mix pour que ça sonne quand même comme de la musique de 2014.

METAL INTEGRAL :Quels sont tes projets à venir ?
Adrian VANDENBERG : Je vais jouer autant que possible avec MOONKINGS, on voudrait vraiment que ce groupe existe pour au moins dix ans.

METAL INTEGRAL : Des concerts sont prévus, j’imagine…
Adrian VANDENBERG : Oui, on commence à tourner en février, dans des salles de 600-800 places, en Hollande, d’abord, puis en Allemagne, en Belgique, en France, à Londres, en Espagne, au Portugal, en Autriche… et les dates s’accumulent.

METAL INTEGRAL : Tu te rends compte que les gens attendaient le retour d’Adrian VANDENBERG ?
Adrian VANDENBERG : Oui… Je me suis senti obligé d’ouvrir une page Facebook parce que certaines personnes se faisaient passer pour moi… J’ai reçu des demandes de gens qui voulaient savoir pourquoi je ne leur répondais pas sur Facebook. Je leur disais que je n’en avais pas et j’ai écrit à Facebook pour leur faire part de ces abus. Ils ont retiré les pages, et, comme on dit, si tu ne peux pas les battre, alors rejoint les… C’est comme ça que j’ai créé ma page, et je ne m’attendais pas à avoir autant de retours ! C’était vraiment très émouvant d’avoir ces réactions de partout, de Russie, d’Australie, d’Amérique du Sud… Ca m’a poussé à m’y remettre, mais deux conditions : d’abord faire ce que je veux, parce que tu ne peux rien obtenir de bon si tu ne le fais pas pour toi, et offrir au public quelque chose qu’il aime.

METAL INTEGRAL : J’ai retrouvé à la maison ton premier album solo sous ton nom, et je me souviens l’avoir réécouté il y a quelque temps et m’être dit qu’il tenait encore bien la route…
Adrian VANDENBERG : Oh, cool ! Cet album avait été composé au piano, tu sais, et c’est vrai qu’il contient de très bonnes chansons. Je suis surpris parfois de les entendre encore à la radio, mais je crois qu’il a vraiment bien vieilli. C’est devenu, pour certains, un classique. On va sans doute en jouer quelques titres sur scène.

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