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Live report :  HELLFEST X : 19, 20, 21 juin 2015 : Une décennie d'enfer ( CAVALERA CONSPIRACYDARK TRANQUILLITYTHE EXPLOITEDMARILYN MANSONNIGHTWISHAIRBOURNEVULCAINORANGE GOBLINZZ TOPJUDAS PRIESTSODOMHYPNO5ETHE HAUNTEDVENOMEXODUSMASTODONFAITH NO MORETHE ANSWERBACKYARD BABIESFIVE FINGER DEATH PUNCHACE FREHLEYSAINT VITUSEPICAJUDAS¨PRIESTSLIPKNOTHOLLYWOOD UNDEADMOTORHEADSLASHSCORPIONSNUCLEAR ASSAULTSTICKY BOYSL7ONSLAUGHTBILLY IDOL )
Date de publication : 29/06/15
Auteur : metalmp
Retrouvez toutes les photos de ce Hellfest X avec ce lien:
#hellfestreport en photos: cliquez ici

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Hellfest X. Pour sa dixième édition, le Hellfest a vu les choses en grand : le site est, sinon réorganisé, totalement repensé. Tout commence d'ailleurs en ville - c'est dire l'importance qu'a pris le festival - où 2 rames de tram/train ont été décorées aux couleurs du Hellfest version World Of Warcraft. Car l'éditeur du jeu vidéo du même nom s'est associé à l'évènement, ouvrant, à l'entrée du site, sa Hellfire Tavern où de nombreux fans peuvent venir se détendre en jouant en ligne. On trouvera même des médiators Hellfest/World Of Warcraft.

Sur le site même, la première chose qui marque en arrivant le vendredi matin c’est cette vaste étendue verte. Exit la terre poussiéreuse, bonjour la verte pelouse sur laquelle il fait bon s’asseoir ! Les travées ont également été consolidées, l’artère menant à l’entrée presse/vip étant jonchée de plaques commémoratives rappelant, tel un Walk Of Fame local, les affiches de chacune des éditions déjà données en terre clissonnaise. Les Mains stages sont décorées telle une fête foraine, les scènes Altar et Temple ont été placées côte à côte. Je n’y avait sans doute pas prête attention l’an dernier, mais la présence d’un skate park, ainsi que le retour de la grande roue, confirme ce que l’on sait déjà : on ne vient pas au Hellfest que pour la musique, on y vient pour une ambiance unique, des rencontres, trois jours de fun et de dépaysement total. L’équipe a pensé à des améliorations qui facilitent encore la vie des festivaliers, de nouveau venus en masse, le festival étant complet depuis de nombreux mois et qui, cette année, découvrent la carte Cashless remplaçant les jetons des années passées pour acheter boissons et certains snacks. Un système qui présente surtout l’avantage d’être réutilisable pour les futures éditions. D’ici là, je vous propose un retour sur ces trois jours anniversaire avec ce #hellfestreport. Trois jours de soleil, de métal et de fête. Bienvenue en enfer !

Le site, magnifique, accueille quelque 185 groupes. Impossible, évidemment, de tout voir, mais cette année, nous avons décidé, mon fils et moi, de rester pour la totalité du festival, donc d’en profiter au maximum. Bien que les Main Stages proposent un programme qui nous attire plus que les autres scènes, nous nous rendons partout.

Jour 1 : Vendredi 19 juin

Arrivés le jeudi sous un ciel gris, c’est le soleil qui nous accueille en ce vendredi 19 juin, journée qui démarre avec le stoner de GLOWSUN (Valley), qui offre une prestation sobre, le Death direct de NECROWRETCH (Altar) qui finit de me réveiller, avant d’aller squatter la Main Stage 1 pour profiter du Hard festif de STICKY BOYS - le trio a changé de tenue et garde cet esprit fun unique - et du Heavy racé d'un VULCAIN dont je rate les premiers titres mais qui me semble très en forme, interprétant des chansons issus de nombre de ses albums. Le public, qui arrive doucement, est déjà chaud, ce qui promet pour la suite.

Après une courte pause, je retrouve cette même MS1 pour redécouvrir THE QUIREBOYS, groupe de hard rock anglais qui avait fait sensation au début des 90’s. Spike est toujours en forme, chaleureux et partage son bonheur d’être là. Le chanteur m’offrira même l’interview la plus rigolote du festival.

Je retourne ensuite à la Valley où un nombre conséquent de personnes s’amasse devant la scène, réclamant la venue de TRUCKFIGHTERS, trio suédois qui développe une énergie explosive et prend son public à la gorge.

Retour à la MS 2 pour découvrir rapidement les Anglais de WE ARE HARLOT, groupe proposant un Hard Rock irrévérencieux qui transpire la bière, parfaite introduction avant de retrouver, sur la MS 1, ARMORED SAINT qui revient enfin en France. Comme lors de leur passage parisien il y a bientôt 3 ans, les Américains font preuve d’une rage intacte, malgré un John BUSH en quasi pyjama…On aurait seulement souhaité ce set plus long. le tempo, néanmoins est donné: le temps passe vite et il nous faut courir d'une scène à l'autre.

Les restrictions imposées aux photographes commencent avec Billy IDOL, pas venu en France depuis des décennies. Bien que sa présence à l'affiche soit étonnante, le Hellfest a développéun certain goût pour le risque en proposant des artistes a priori sans rapport avec le Metal. Le crooner punk offre un set dynamique principalement composé de ses grands tubes des 80’s. N’ayant jamais été un grand fan (ni de LIMP BIZKIT ou de KORN à l’affiche du dimanche), je laisse les amateurs en profiter et m’offre un peu de repos. Car la suite est prometteuse.

Après une interview avec les dingos de TRUCKFIGHTERS, je file voir le SODOM de Tom ANGELRIPPER. Le trio Allemand qui remplace ANTHRAX est lui également en grande forme, laissant son thrash fédérateur faire son effet sur un public de connaisseurs. J’arrive malheureusement trop tard pour pouvoir immortaliser le groupe, mais tant pis, le gaillard ne s’en laisse toujours pas compter, et ma nuque commence à souffrir.

Impossible depuis plus d’une heure de s’approcher de la MS1 qui réunit la première foule compacte du week-end. Normal, Lemmy est de retour avec MOTORHEAD et tout le monde veut voir le mythique leader, debout. Phil CAMPBELL et Mikkey DEE font le show, Lemmy restant scotché derrière son micro. Mais les simples mots de « We are Motorhead, and we play rock’n’roll » suffisent à créer l’évènement avant que ne déboule une heure de classiques, seulement intérrompue par un solo de guitare et un autre de batterie (permettant à Lemmy de souffler un peu ?) A retrouver en novembre à Paris.

Peu amateur de LAMB OF GOD qui investit la MS2, je profite d’une nouvelle courte pause avant de retrouver Tom (SODOM) qui me reçoit alors qu’Alice COOPER offre son spectacle toujours aussi efficace sur la MS1. J’en capte quelques instants (le show théâtral est parfaitement rôdé et ceux qui y assistent pour la première fois en sont tout chamboulés) avant de filer à la Valley pour capter l’ambiance de folie qu’impose MASTODON à la foule amassée sous la tente.

Je retrouve ensuite mon fils devant les MS pour voir que, comme deux jours plus tôt à Paris, FIVE FINGER DEATH PUNCH s’éclate et se donne à fond. Bénéficiant de 15 minutes supplémentaires, les Américains ajoutent à leur setlist rien moins que Burn It Down, No One Get Left Behind et Here To Die, et remplacent Never Enough par The Way Of The Fist. Un nouveau set efficace qui leur permet de remporter de nouveaux adeptes.

Quelques minutes plus tard, JUDAS PRIEST investit la MS 1. Comme 48 heures auparavant, la scène est animée de projections lumineuses, illustrant les titres interprétés et Ritchie FAULKNER s’impose en tout espace scénique disponible, tandis que Rob HALFORD reste aussi robotique qu’à son habitude.. Les Anglais proposent un show plus court qu’à Paris, sacrifiant Love Bites et March Of The Damned. Turbo Lover est ajouté à la setlist mais me semble avoir mal vieilli. Loin de la retraite, JUDAS PRIEST continue d’en imposer grâce à ses indémodables classiques.

Nous voulions voir SLIPKNOT. C’est ce soir une première. Les psychopathes enflamment dès leur arrivée la MS2 pour un show que, là encore, nous aurions souhaité plus long. Au-delà de la musique qui ne me parle que moyennement, SLIPKNOT c’est un show pensé au détail près. Les percussions sont placées sur des plates-formes élévatrices et mobiles, les gars sautent en tous sens sur des pistes qui s’enflamment. Bruit, fureur et spectacle sont au rendez-vous, et les Américains viennent brillamment clore cette première journée. Voilà un groupe que je ne raterai pas lors d’une future tournée.

Jour 2 : Samedi 20 Juin.

ZUUL FX en guise de réveil à 10h30, c’est un peu trop dur pour moi. La journée commence par une rencontre avec les légendaires thrasheurs anglais d’ONSLAUGHT qui reviennent longuement sur le parcours castré par une major « qui sait bien ce qui est bon pour le groupe ». Je ne pourrais malheureusement trouver le temps de les voir lors de leur passage sous la Altar dans le courant de l’après-midi. Dommage.

La MS1 accueille THE ANSWER que je vois pour la troisième fois en moins d’un an. Clairement, les Anglais sont aussi à l’aise devant 400 personnes que face à près de 20.000 âmes, même si d’évidence il est moins facile pour Cormac NEESON, le chanteur, de s’offrir une escapade au milieu du public. Le groupe nous offre cependant une prestation chaleureuse teintée de ce hard rock classique empreint de l’esprit typique des 70’s.

Le temps d’une rencontre avec les Français d’ORAKLE (qui viennent de publier Eclats) et me voici de retour devant la MS1 pour accueillir un Ace FREHLEY beaucoup trop rare. Le légendaire guitariste, le Spaceman des premières années de KISS, est très attendu et le quatuor se donne à fond avec un plaisir non feint. Etrange sensation, toutefois, d’entendre certains titres de KISS (très bien) chantés par d’autres que les interprètes originaux. Le public approuve et savoure une prestation chaleureuse.

Quelques mètres plus à gauche, la MS2 est investie par les punks sleaze glam rockers de BACKYARD BABIES. Rien à dire, Nicke, Dregen et la bande savent tenir le public malgré quelques craquements inhabituels de la sono, anomalie qui ne parvient pas à gâcher la fête.

Ça, c’est réservé à AIRBOURNE. Les Australiens sont plus qu’attendus et réunissent face à la MS1 la première marée humaine du jour, équivalente à celle de MOTORHEAD, la veille. Alors qu’ils évoluent pied au plancher, Joel O’KEEFFE s’avance sur la jetée installée dans la nuit lorsque, soudain, le son disparait. Le temps de s’en rendre compte, le chanteur guitariste s’en retourne sur la scène principale, attrape, avec l’un de ses compères, quelques bières qu’il vient offrir, tout sourire, aux premiers rangs. Enfin, le son revient, et c’est reparti… quelques minutes seulement, une nouvelle panne frappant sournoisement. Joel enlève sa guitare, le visage marqué d’un sourire cachant son agacement (normal), venant haranguer le public et s’en occuper en le distrayant comme il peu. Lorsque le son revient enfin, AIRBOURNE fonce dans le tas, se venge par une énergie explosive le reste du temps alloué. Une belle performance malheureusement cassée dans son rythme.

Nous ne voyons que la fin du set de L7 (MS2), à regret. Car les filles proposent un hard rock burné et la fin de leur prestation est efficace. La sortie, humoristique, voit la guitariste Suzi GARDNER "incapable" de quitter la scène, figée et jouant robotiquement les deux mêmes notes jusqu'à ce que ses collègues, prises de pitié, viennent la récupérer pour la raccompagner (à l’hospice ?).

Quelques minutes sympathiques avant l’arrivée de SLASH et Myles KENNEDY, dont les très nombreux aficionados s’entassent devant la MS1. Le guitariste au gibus a toujours la foi, ses titres ou ceux de son ancien groupe (4 titres sur 11, quand même) passant toujours aussi facilement en live.

Je n’assiste pas à la fin du set car je veux voir BODY COUNT. Direction donc la Warzone, encore assez calme lorsque nous arrivons. Mais l’espace se remplit vite, très vite. Les photographes se bousculent (trop, et trop sauvagement, certains ayant oublié tout bon sens, retenue et semblant d'éducation...) pour témoigner de cette venue rare et, le public se déchaine donnant plus de travail que raisonnablement nécessaire aux membres de la sécurité ! Sans aucun doute ce show est-il l’un des gros événements du festival. Il est simplement dommage que Ice-T, sans aucun doute victime de discriminations chez lui, ait choisi de tenir un discours homophobe, prônant l’intolérance. Un laïus malvenu au cœur d’un festival qui vante son ouverture d’esprit. On se rend compte cependant, en sortant (en "essayant" de sortir) que la scène a sans doute été mal choisie ; BODY COUNT aurait été plus à sa place sur une des Main Stages que dans cette Warzone qui porte, à ce moment précis, très bien son nom…

Retour vers les scènes principales où KILLING JOKE termine son set. ZZ TOP débarque ensuite tranquillement sur la MS 1, proposant le même show que celui couvert en 2013 par Metal Intégral : générique de film, évolution tranquille sur scène accompagnent gentiment des titres qui ont depuis longtemps faits leurs preuves. Malheureusement, le quota de photographe est atteint juste devant moi, mais on profite quand même de ce blues rock indémodables des Texans.

Lorsque la MS2 s’illumine, c’est pour découvrir un parterre de fleurs, et un décor d’une blanche innocence. FAITH NO MORE crée aussi l’événement, présentant quelques titres de son nouvel album ainsi que ses grands classiques. Le groupe est si à l’aise qu’on s’étonne qu’il ait disparu de la circulation si longtemps. Mais, car il y en a un, le comportement parfois insultant de Mike PATTON vient gâcher la fête, surtout lorsque le gaillard par du "Hellfest, Heavy Metal, Metal… de la merde" (et en français, pour être sûr qu’on le comprenne). Si c’est ce qu’il pense de ce type de musique, pourquoi être venu, alors que lui-même a toujours été extrême ? Reste que la prestation fut lumineuse, le chanteur s'amusant avec la sécurité (il déscend dans la fosse et échange sa chemise contre un T-shirt "sécurité" et joue ensuite de sa nouvelle position) et qu’il est bon de ré-entendre ne serait-ce que Epic. FAITH NO MORE quitte la scène sur un air léger après avoirmarqué de jolis points.

Après... Oui, après. Le site est plongé dans le noir, et les écrans des MS diffusent quelques infos : 850.000 festivaliers, 10 éditions, 2.000 bénévoles, « par les fans, pour les fans », et c’est parti pour quelques 15 minutes d’un feu d’artifice simplement exceptionnel. Ça fuse partout, non-stop, des vertes, des bleues, des rouges, des multicolores, au son d’un Bohemian Rhapsody chanté par un public emballé qui, entre deux explosions, applaudi et hurle sa joie. Le bouquet final se conclue avec plus de 40 .000 gorges qui hurlent des "Hellfest ! Hellfest !" à en pleurer. Ben BARBAUD et son équipe, perchés sur leur terrasse s’en souviendront longtemps. Car ils nous ont offert, tout simplement, le plus impressionnant feu d’artifice qu’il m’ait été donné de voir depuis de très nombreuses années. Pour ce moment de magie, je vous remercie tous. EXCEPTIONNEL, rien de moins !

SCORPIONS investi ensuite la MS1. Ça commence bien, mais ayant déjà vu les Allemands plusieurs fois, je décide de filer vers la Valley où se donnent les Belges de TRIGGERFINGER. Et le trio en costard avec son Rock déjanté, emballe la foule présente avec une aisance telle qu’on sait qu’il y a là, ce soir, un futur géant du genre.

Retour à la MS 1 où SCORPIONS dispense une ballade sirupeuse qui me fait faire demi-tour et embarquer mon fils (qui m’informe qu’une nouvelle panne a sévi durant le set des Allemands) vers la Temple où je vais pour la première fois voir VENOM. Ou plutôt Cronos, car il est le seul survivant du groupe originel. Une bonne heure durant, le trio nous balance les chansons à l’origine d’un Black Metal bien plus odieux aujourd’hui que celui inventé par VENOM

Nous reprenons la direction de la MS2 afin de voir MARILYN MANSON. Et partons au bout de quelques titres tant le gaillard semble vouloir perdre son temps… Car entre deux chansons, deux bonnes minutes s’écoulent, dans le noir, cassant un rythme improbable. Direction, donc, notre "chambre d’hôtel" (cf. les photos) pour une dernière nuit avant l’épilogue d’un Hellfest déjà haut en couleurs et sensations.

Jour 3 : Dimanche 21 juin.

En ce jour de fête de la musique, je me réveille aux aurores. Genre, sans que je ne puisse l’expliquer, 7h30, après 4 trop petites heures d’un sommeil profond. Le ciel est encore beau et la fraicheur matinale me pousse à sortir de mon antre. Allez, une belle journée s’annonce qui commence à 10h30 avec le concert d’HYPNO5E que je dois rencontrer ce matin. Mais avant, puisque nous rentrons dans la nuit, rangement de la « chambre », tri des déchets (merci aux bénévoles du Hellfest d'être passer déposer aux festivaliers des sacs poubelles de différentes couleurs, permettant de trier les déchets à jeter) et dernière toilette dans notre "salle de bain" de luxe (une simple bassine et des bouteilles d’eau). Me rendant sur le site, je marche à contre-courant de nombre de festivaliers allant, chargés de leurs tentes et autre barda, vers les parking ranger leurs affaires avant de revenir sur le site..

HYPNO5E entame la seconde moitié de son set lorsque j’arrive sous la Altar. Le public présent est dense bien que peu nombreux, et apprécie le Metal extrême que quatuor dont le bassiste fini transporté par une forêt de bras. Un beau début de dernière journée.

Je passe par la MS1 où HAWK EYES dispense un Metal burné. Cependant, après deux journées intensives, je décide de consacrer un peu de temps à photographier le site et faire quelques essais d’effets divers. Nous prenons donc la direction de la grande roue et profitons d’une vue différente d’un site où tout semble parfaitement agencé (sauf la Warzone dont la sortie est en entonnoir, d’où de joyeuses bousculades !)

Sur la MS1, les enragés de ETHS attaquent un set violent pied au plancher. Etrange sensation que la différence entre la rugosité du chant de Rachel ASPE et la douce fragilité de sa voix lorsqu’elle fait part au public de son émotion d’être là.

D’autres death metalleux prennent d’assaut la MS2. Les Suédois de THE HAUNTED délivrent avec un sourire non feint 40 minutes d’un thrash/death qui attire une foule compacte qui s’offre de belles escapades au-delà des barrières de sécurité. Ca pogote et s’agite en tous sens, et, au regard de l’affiche du jour, les gros bras de la sécu n’ont pas fini de travailler !

Je rate RED FANG pour cause d’interview avec HYPNO5E dont le bassiste, Gredin, m’explique vouloir faire un parallèle entre sa musique et le cinéma. Je devrais me pencher sur leur album pour mieux comprendre, j’imagine.

Je reviens aux MS pour découvrir HOLLYWOOD UNDEAD. Présenté comme un groupe de fusion, j’ai la surprise de découvrir une bande d’hurluberlus masqués qui débarquent sans autre instrument qu’une batterie (seul membre non masqué, d’ailleurs) et délivrent un hip-hop vindicatif et entrainant. Et là, je dis, de nouveau, « bravo ». Car même si le style est en pleine contradiction de ce qui se fait ici, HOLLYWOOD UNDEAD remporte tous les suffrages du public présent. Efficace, le groupe l’est encore plus lorsque Charlie SCENE, que je rencontrerai en interview dans l’après-midi, et ses compères s’emparent de leurs instruments, tombent les masques et se transforment en un groupe de Heavy Metal pur jus. Une nouvelle belle découverte.

Devant rencontrer Max CAVALERA, j’avais renoncé à voir EXODUS. Mais un peu de retard dans le planning des interviews me donne l’opportunité de foncer devant la MS2 et de pouvoir témoigner de la rage intacte du mythique groupe de la Bay Area, une des légendes fondatrices du Thrash qui vient pour la troisième fois au Hellfest (2010, 2012 et cette année) et s'offre même le luxe de jouer sa version du Raining Blood de SLAYER, mais pas A lesson In Violence...

Après une nouvelle attente, 5 minutes me sont accordées avec le sieur CAVALERA. C’est rapide, mais le bonhomme est ouvert et chaleureux. Rendez-vous est pris lors du passage une grosse heure plus tard de CAVALERA CONSPIRACY.

Entre-temps, impossible de rater NUCLEAR ASSAULT qui assiège la MS2. Là encore, les Anglais sont dans une forme extraordinaire et dévastent tout sur leur passage. Leur Thrash imparable fait des dégâts, entrainant le public dans une saine et salvatrice excitation.

Chaud, et très dense, aussi, le public l’est bien lorsque CAVALERA CONSPIRACY investit la MS1. Max est en forme, et il semble bien que rare soient les années sans la présence d’un des frangins à Clisson. CAVALERA CONSPIRACY satisfait tout le monde, reprenant de mythiques titres de SEPULTURA qui, naturellement, remportent tous les suffrages, remerciant leur ami Joe DUPLANTIER (GOJIRA) d’avoir joué sur le premier album, bref, il caresse le public dans le sens du poil, obtenant de lui un bon nombre de circle pits. Impressionnant d’efficacité.

Plus calme – quoique… – EPICA s’empare de la MS2. Incroyable le nombre de photographes présents pour shooter la rousse Simone SIMONS dont le groupe remporte à nouveau tous les suffrages. Une heure durant, le Metal Symphonique fait son effet sur une foule qui se prépare pour les gros morceaux de la soirée.

Peu friands de LIMP BIZKIT, nous décidons d’aller grignoter quelque chose, reprendre des forces en trouvant un coin tranquille pour nous asseoir et reposer nos pieds meurtris. Puis d’aller faire un tour de grande roue by night. La longue file d’attente nous conseille de faire demi-tour et d’aller reprendre du décibel.

Direction donc la Valley ou SAINT VITUS réuni une foule conséquente amatrice de la lourdeur du doom. Ce n’est pas aux vieux singes… dit-on ? Sans doute Mark ADAMS devrait-il réapprendre à sourire… Ok, avec le doom, l’heure est grave, mais quand même, pas à ce point, si ?

Avant de retourner devant les MS où nous voulons assister à la performance de NIGHTWISH, nous attendons les jongleurs du feu. J’en profite pour prendre quelques clichés de nuit, avant de tenter d’approcher le pit photo pour tenter (oui, encore) de prendre place dans la file d’attente. KORN est sur scène, visiblement efficace, offrant au public l’intégralité de son premier album, ce qui semble satisfaire la marée humaine présente. Mais soudain, alors qu’il y a déjà une vingtaine de minutes de retard (d’après mes calculs), plus rien : une nouvelle panne de courant frappe la MS1. Pour combien de temps ? Ayant de la route à faire, je décide de ne pas attendre plus et de faire une croix sur NIGHTWISH afin de reprendre la route. Après trois jours de fête, la fatigue risque de se faire sentir au milieu de la nuit. La sagesse me guide donc.

Un peu déçus, nous reprenons, une dernière fois pour cette année, le chemin du parking. Très vite pourtant l’excitation de ces trois journées reprend le dessus. De nombreux grands moments refont surface et se bousculent, nous aurons vécus de grands concerts, faits de nombreuses et plus que sympathiques rencontres, assisté au plus beau des feux d’artifices… Bref, une nouvelle fois, le soleil aidant, les Hellfest a tenu toutes ses promesses. A l’année prochaine ? Les dates sont déjà fixées au 17, 18 et 19 juin.


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