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Dossiers
Reportage :  Bruce DICKINSON (IRON MAIDEN) en interview !!! ( IRON MAIDEN )
Date de publication : 18/09/15
Auteur : metalmp
Alors que le 16ème album studio d'IRON MAIDEN - le double album, même ! - The Book Of Souls, est disponible depuis le 4 septembre, nous vous proposons, en collaboration exclusive avec le magazine TV Rock Live et son pendant électronique www.tvrocklive.com, de partager une interview au cours de laquelle Bruce DICKINSON s'exprime autant sur sa maladie que sur l'aviation et, évidemment, ce nouvel album.
Bavard ? Passionné, surtout !


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Propos recueillis par Joe GREYSTON à Berlin, Hôtel Grand Hyatt, le 15 juillet 2015.
Traduit de l’anglais par Marc-Patrick « metalmp » GATLING pour www.tvrocklive.com et www.metal-integral.com

Q : Commençons avec l’album : Portez-vous un intérêt particulier à la culture maya, sinon, comment avez-vous intégré ce thème à The Book Of Souls ?
Bruce DICKINSON : Non, non, pas moi ! Aucun rapport avec moi ! C’est la chanson de Steve HARRIS. Il a développé un véritable intérêt en ce qui concerne la culture maya. Je ne sais pas trop pourquoi. Mais c’est le cas, et il a pensé : « Pourquoi ne pas intituler cet album The Book Of Souls ? » Tu vois ?

Q : Donc le titre a été trouvé en premier et vous avez, en quelque sorte, travaillé autour ?
Bruce DICKINSON : Non, il est arrivé avec la chanson prête. Et quand nous avons réfléchi au titre de l’album, eh bien, The Book Of Souls, ça sonne plutôt bien comme titre pour un album d’IRONMAIDEN, non ?

Q : Cependant, le titre d’ouverture – que tu as écrit – interroge le concept maya de l’éternité. N’est-ce pas un peu curieux ? Qu’est-ce qui t’a inspiré pour commencer ?
Bruce DICKINSON : Ouais, enfin…

Q : Comme : “Et si cela même était un échec” ?
Bruce DICKINSON : En fait, “If Eternity Should Fail” est un Comic de Marvel. C’est un épisode de Dr Strange. Dr Strange contre Méphisto. Quoique, il a toujours combattu Méphisto, dans chaque épisode. Tu sais, le gentil contre le méchant. Dr Strange est une sorte de super-héros occulte au sein de Marvel, et j’ai acheté des rééditions de tout Marvel – enfin, pas tout, mais une grande partie des Comics Marvel – lorsque nous étions en tournée. Je les feuilletais et pensais enregistrer un album solo. Et je me suis dit : « Tu sais quoi ? Je vais les relire parce que ça pourrait m’inspirer un peu ». Et tandis que je lisais Dr Strange, j’ai vu ce titre « If Eternity Should Fail ». Je me suis dit : « Oh, quel super titre ! Mon Dieu, quel titre brillant ! » Alors je l’ai noté. Et ça allait devenir le titre de mon album solo. J’ai enregistré une démo de la chanson If Eternity Should Fail complète. Exactement comme elle a été enregistrée par IRON MAIDEN. Donc, ce qu’ils ont fait a été de copier exactement ce que j’avais fait pour mon album solo – ou ce qui aurait pu être mon album solo. Steve a dit que le titre était un peu court, et il souhaitait un couplet supplémentaire. J’ai donc écrit un autre couplet. Je lui ai également demandé son avis au sujet de la partie finale, narrée. Car une de mes intentions était de raconter une histoire – il s’agissait d’un album conceptuel à propos d’une machine qui vole l’âme des gens. Les paroles finales de If Eternity Should Fail introduisent ainsi l’un des personnages de l’histoire : le Dr. Necropolis. Et j’ai demandé à Steve, je lui ai dit : « Ecoute, je ne suis pas certain que les gens comprennent l’histoire sans le reste. » Il m’a répondu : « Non, non, ça sonne vraiment bien, et on y parle d’âme ». Je lui ai répondu « Ouais, tu marques un point, on la garde comme ça ! » (rires)

Q : Et c’est devenu une sorte de modèle pour le reste ? Je veux dire, les âmes surgissent un peu partout dans les paroles…
Bruce DICKINSON : Oui, c’est le cas dans quelques textes, mais j’imagine que, d’un autre côté, si on intitulait un album d’IRON MAIDEN « The Book Of The Dark » les gens dirait aussi : « Il y a le mot Dark dans chaque chanson », tu vois ce que je veux dire ? (rires)

Q : C’est marrant de voir d’où viennent les choses et où elles aboutissent
Bruce DICKINSON : Ouais, je veux dire, tout le monde croit que tout, sur un album, est planifié. Mais ce n’est pas le cas. Ça y ressemble après coup. Ce qui peut faire penser à des choses comme la Bible. Et tu dis : “Bien sûr que ce n’est pas planifié, c’est juste une coïncidence. Ils n’inventent pas tout chemin faisant”. Mais au bout du compte, il y a toujours quelqu’un pour dire : “Aaah ! C’était une prophétie !" Mon cul, ouais, tu comprends…

Q : Comment diable en êtes-vous venus à utiliser des cornes et des cordes, ce que vous n’aviez jamais fait auparavant ?
Bruce DICKINSON : En fait, j’ai composé Empire au piano, et quand tu composes au piano, ça suggère plein de choses, tu vois ? En fait, alors que je composais ce titre, j’écrivais et je pouvais entendre tout ces trucs qui s’y immisçaient. Et je me disais « waow ». Alors, oui : des cors d’harmonie : oui. Des violoncelles : oui. Du hautbois : oui, tu vois ?

Q : Comment allez-vous reproduire cela en live ? Certains membres du groupe vont-ils arrêter de jouer de leur instrument pour donner des coups de klaxon et ce genre de truc ?
Bruce DICKINSON : Non, non, je ne pense pas que nous jouions un jour ce titre sur scène.

Q : Empire Of The Clouds est un sacré morceau. Au-delà du fait qu’il dure 18 minutes ! (rires)
Bruce DICKINSON : Ouais, ouais…

Q : Le plus long titre jamais écrit par IRON MAIDEN. Comment cela est-il possible ?
Bruce DICKINSON : Et bien, ça s’est juste fait, en quelque sorte. Je veux dire, c’est une histoire extraordinaire. Je pense que lorsque les gens se procureront l’album et écouteront Empire, ils seront sans doute intrigués et se demanderont quel est cet avion, le R101. Ensuite, ils iront sur Google et Wikipédia pour en chercher et y découvrir son histoire. Une histoire incroyable…

Q : Le plus gros avion jamais construit
Bruce DICKINSON : Exactement. Et toute l’arrogance, la gouvernance et l’empire qui vont de pair. Il s’agit du premier d’une flotte qui devait comprendre 20 ou 30 de ces gigantesques vaisseaux aériens qui devaient relier l’Empire britannique. Ce qui, en 1930, était le summum de la puissance. Ainsi, la nation la plus puissante du monde – en 1930, n’est-ce pas, et c’est encore pratiquement le cas de nos jours – allait relier Londres au Caire, à l’Inde, Singapour, Honk Kong, l’Australie. Autour du monde, ces vaisseaux voleraient. Bien sûr, les Allemands faisaient de même avec les Zeppelin qui devaient traverser l’Atlantique ; un service transatlantique régulier. Très fiable, très sûr. Les gens oublient à quel point il était dangereux de voyager en avion. L’aéronef était symbole de luxe, de vitesse…et les Allemands ont réalisé un super boulot. Je veux dire que c’était tout aussi dangereux, bien qu’ils ont tenté de minimiser les risques. Mais penses aux problèmes liés à la technologie, tu sais, les moteurs n’étaient pas assez puissants. Les structures étaient trop peu résistantes. Les matériaux étaient inadéquats, contrôler cette choses exigeait une équipe de 50 personnes. Tout…les prévisions météo étaient minimales, personne ne savait prévoir avec exactitude le type d’orage qu’il faudrait peut être affronter. Et lorsque tu arrivais à destination, il fallait faire atterrir le vaisseau. Il n’atterrissait pas vraiment, étant plus léger que l’air. L’amarrer était incroyablement difficile, prenait beaucoup de temps et était potentiellement dangereux.

Q : Comme ce fut le cas avec le Zeppelin allemand à New York
Bruce DICKINSON : Oui, avec le Hindenburg, absolument. Mais, le Hindenburg mis à part, les Zeppelin allemands étaient aussi sûrs que possible au regard de la technologie de l’époque. C’était une époque extraordinaire. Cependant, le R101 était un cas à part. Il y a eu plusieurs erreurs, de nombreuses décisions ont été prises liées à la pression commerciale ou celle du gouvernement. Les vaisseaux n’ont jamais été testés comme ils auraient dû l’être. Il y a une très longue liste d’erreurs…

Q : Ça ressemble au Titanic, n’est-ce pas ?

Bruce DICKINSON : C’est le Titanic des airs, vraiment. D’où une ligne dans la chanson qui vise à donner une idée de la taille de l’engin : le Titanic entrerait dans cette machine. Entièrement. C’était si grand.

Q : Dixit l’homme qui est actuellement en train de construire le plus gros avion que l’histoire ait connu ?
Bruce DICKINSON : Dans le même hangar. Le même que celui où ils ont construit cet appareil, le R101, c’est là où nous avons notre appareil en ce moment. C’est le même, il est toujours là, il existe encore. En fait, il y a deux hangars : celui dans lequel fut construit le R101. Et à côté, ils ont construit son jumeau, le R100. Celui-ci a traversé l’Atlantique et est revenu. Mais il avait été construit par une entreprise privée. Le R101 l’a été par le gouvernement. Les deux étaient en compétition pour être le premier en vol, et l’entreprise privée gagna. Mais ils avaient fait des compromis. Ils ont utilisé des moteurs à essence que l’on pouvait se procurer facilement. Ils étaient plus légers et le carburant plus efficace. Mais le gouvernement refusa, “les moteurs diesel sont plus sûrs”. Ils ont tout retardé et monté des moteurs diesel. Seulement, ces moteurs étaient si lourds, et les seuls disponibles faisaient fonctionner des locomotives au Canada. Ils ont donc importé cinq locomotives afin de monter les moteurs sur les avions. Les avions étaient alors si lourds qu’ils ne pouvaient embarquer aucun passager. Ils ont alors dû en fabriquer d’encore plus grands – ce qui les rendait structurellement plus fragiles. Oh, c’est vraiment une histoire incroyable. Je pourrais en parler toute la nuit, tu sais…

Q: Quand allez-vous faire voler cet avion ? L’année prochaine ?
Bruce DICKINSON : Eh bien, nous l’avons déjà fait voler, en Amérique.

Q : Il parait qu’il est lent mais qu’il peut transporter à peu près n’importe quoi ?
Bruce DICKINSON : Non, il peut voler à 100…sa vitesse de croisière est d’environ 120 km/h. Mais il peut voler pendant 5 jours. Traverser l’Atlantique ? Aucun problème. Toutes les difficultés rencontrés par les avions, nous les avons résolues avec les véhicules hybrides dont nous disposons. Ainsi, la structure : nous comprenons désormais les structures. Les matériaux – nous utilisons du Mylar et du Kevlar. Les moteurs : nous disposons de moteurs très légers dotés de turbines à gaz. Simple, tu vois. Emporter du gaz… Nous utilisons de l’hélium, pas de l’hydrogène. C’est un gaz ininflammable. Les appareils de navigation ? Nous utilisons des systèmes câblés. En réalité, nous utilisons la fibre optique, comme les Airbus. Les commandes sont un simple joystick, sur le côté du cockpit, comme un avion de ligne. Un équipage de 50 personnes ? Non ! C’est une équipe de 2 ! Et le mieux dans tout ça, c’est que cet appareil est plus lourd que l’air, il peut atterrir ou décoller verticalement. Pas besoin d’une piste de décollage…

Q : Ça pourrait être un avion qu’utiliserait IRON MAIDEN pour ses tournées ?
Bruce DICKINSON : Oh, écoute : si nous pouvions nous rendre d’un point A à un point B avec un de nos avions, nous le ferions. Mais il nous faudra patienter deux à trois ans avant que cela ne soit réalisable.

Q : En plus de cet avion, il y a Cardiff Aviation qui doit, à terme, créer 1000 emplois, si tout se passe bien.
Bruce DICKINSON : L’année prochaine, nous approcherons des 200 – 250 postes créés. Nous venons de créer cette compagnie aérienne, et aujourd’hui, elle fonctionne. Notre avion est à… Le 737 est en ce moment à Milan, Malpensa, en attendant d’effectuer des vols pour la compagnie charter espagnole Albastar. J’ai participé au vol vendredi dernier. Ce qui fut son vol test. Nous avons désormais toutes les autorisations de vol, nous avons notre certificat de transporteur aérien. Nous sommes donc prêts à décoller. Nous avons un équipage cabine, des pilotes et tout le personnel à Milan en ce moment même.

Q : Ton objectif est donc de monter une compagnie aérienne, une vraie compagnie ?
Bruce DICKINSON : Oh que oui ! Nous recevons notre second appareil au mois d’août.

Q : Dans un sens, tu remontes Air Astreus ?

Bruce DICKINSON : Non, pas tout à fait. Nous serons… Quand Astreus a disparu il y a trois ans et demi, environ, je me suis en effet dit : "Nous allons remonter cette entreprise". Il m’aura fallu deux ou trois ans, mais nous allons y parvenir. Et, en réalité, nous devrions être bénéficiaires la première année, avec cette compagnie. C’est ce que je prévois, touchons du bois. Mon entreprise de maintenance aéronautique… Nous avons eu une première année avec un chiffre d’affaires d’environ un million d’Euros. Nous n’avons pas fini la seconde année, mais le CA est déjà de 5 millions. Et nous envisageons pour l’année prochaine un CA de 10 à 14 millions d’euros pour l’entreprise de maintenance.

Q : Sans oublier Air Djibouti dans laquelle vous avez aussi des parts ?
Bruce DICKINSON : Nous nous impliquons beaucoup auprès d’Air Djibouti, et nous sommes sur le point de mettre en place le premier avion cargo au départ et à destination de Djibouti. Je souhaite également que la compagnie relie l’Europe à Djibouti d’ici Noël. Et ils envisagent, pour leur nouvelle année opérationnelle, de voler vers les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ainsi que Dubaï.

Q : Comment parviens-tu à trouver du temps pour IRON MAIDEN avec toutes ces activités ?

Bruce DICKINSON : Oh, c’est génial de faire un album de MAIDEN. Tu veux savoir pourquoi ? Je dis simplement : « OK, les gars, désolé, je suis occupé ! » (rires) « Déléguez ! » Tu vois ?

Q : Mais est-ce ce dont tu as besoin ? As-tu vraiment besoin de faire autant de choses en même temps ? Es-tu comme un entrepreneur ?
Bruce DICKINSON : Mais je suis un entrepreneur ! C’est une certitude ! (rires) Je dois avouer : je suis comme un entrepreneur qui travaille avec l’argent des autres. Mais n’est-ce pas le cas de tout le monde ?(rires) Mais, en fait, nous sommes actuellement entre deux situations. Je vais donc travailler d’arrache-pied jusqu’à Noël afin de développer les compagnies aériennes et le reste. On verra ensuite ce qu’il se passera l’année prochaine. Je pourrais avoir besoin d’un peu de repos. On ne sait jamais, IRON MAIDEN pourrait partir en tournée, qui sait ? (rires)

Q : D’un autre coté, il s’agit d’un double album, et du plus long que vous ayez jamais enregistré.
Bruce DICKINSON : Oui.

Q : Et vous l’avez enregistré en live au studio.
Bruce DICKINSON : Oui.

Q : Donc, il reste du jus dans ce groupe ?
Bruce DICKINSON : Oh, Dieu, oui. Faire un album de MAIDEN, ce n’est pas aller au travail. Tu comprends ? Ce n’est pas du travail, c’est…oui, c’est du travail dans le sens où nous bossons, mais, mentalement, ce n’en est pas. Je ne… Pour certaines personnes, le travail c’est faire des choses qu’elles n’apprécient pas mais qui leur rapportent de l’argent pour faire ce qu’elles aiment faire. En ce qui me concerne, je me suis toujours dit : « Je dois tout faire pour aimer tout ce que j’entreprends ». Je pourrais dire que c’est du boulot, mais, hey !, il y a des jours où tu ne veux pas sortir de ton lit. Il n’y a rien de pire que ça.

Q : Et si tu veux t’enrichir : va cambrioler une banque ?
Bruce DICKINSON : Tu sais, si je devais choisir entre être riche et être intéressant, je préfère être quelqu’un d’intéressant.

Q : Steve avait annoncé qu’il n’y aurait pas plus de 15 albums de MAIDEN. Ce concept n’a plus de raison d’être désormais, n’est-ce pas ?
Bruce DICKINSON : En effet, il y a eu des changements depuis. Je ne sais pas ce que je ferais après cet album. Je ne ferais aucune prédiction. Il n’y a aucune raison de spéculer. Mais je suis entièrement pour la possibilité de continuer l’aventure (rires). J’ai dit : “Tant qu’on est ici, pourquoi ne pas en enregistrer un autre ». Mais il reste encore du temps pour ça.

Q : Tu vas continuer jusqu’à ce qu’on te renvoie chez toi entre quatre planches ?
Bruce DICKINSON : Oui. Je ne vois aucune raison – le concept de la retraite… je n’aurais pas de retraite, vois-tu ? La seule chose que je puisse te dire au sujet de la retraite est celle-ci : si tu veux arrêter de faire quelque chose, ça roule. Mais je n’arrêterai une activité que parce je voudrais faire quelque chose d’autre.

Q : Toutefois, au cours des dernières années, IRON MAIDEN est devenu un nom connu de tous. Le groupe ne s’adresse plus uniquement aux fans de Métal.
Bruce DICKINSON : Mm-hmm…

Q : Dirais-tu que que le groupe a pris une autre dimension ?
Bruce DICKINSON : Oui, oui…

Q : Une sorte de monstre que vous avez créé ?
Bruce DICKINSON : Oui, oui, oui… En fait, nous n’y pouvons pas grand chose, nous continuons, nous suivons notre chemin, tout simplement (rires).

Q : Aussi, comme tu en avais une fois fait la remarque: c’est le seul boulot au monde dans lequel des quinquas peuvent porter les fringues les plus démentes sans être la risée de tous.
Bruce DICKINSON : C’est tout à fait vrai, oui. C’est le seul job où tu puisses porter ton slip par dessus ton pantalon sans te faire arrêter pour autant.

Q : Il y a de super groupes de reprises de MAIDEN un peu partout
Bruce DICKINSON : Oui ! Nous y compris ! Je veux dire que la seule différence qu’il y ait entre nous et les cover bands de MAIDEN, c’est que nous faisons les albums d’IRON MAIDEN. Et cela, de manière assez amusante, bien que ce soit une blague, est un bon point. Tu comprends, sans enregistrer de nouveaux albums, après un certain temps un groupe se transforme en groupe de karaoké de lui-même, une auto-parodie. Et ça, ce n’est pas bon, ce n’est pas une raison suffisante pour que je donne une bonne partie de ma vie pour tourner et ne jouer qu’un paquet de vieux titres. Oh, il y a plein de fric, c’est génial. Mais ce n’est pas tout. Il doit y avoir plus que cela parce que ce groupe représente tant pour tant de personnes, nous devons avoir d’autres motivations que : “ce n’est qu’une question d’argent.” Il doit y avoir plus, nous devons proposer de nouvelles compositions. C’est la raison pour laquelle cet album est si important. C’est pour ça que quand il s’est transformé en double album nous nous sommes dit : « Génial ». Plus personne n’enregistre de double album aujourd’hui, sauf nous. Et notre manager nous a dit : « Oh, un double album ! Quelle plaie ! Oh, le marketing, ça va être infernal ! Vous ne pouvez pas faire comme GUNS N'ROSES et Use Your Illusions ? » On lui a répondu : « Va te faire foutre. Nous n’allons pas faire comme GUNS N'ROSES. Nous ne sommes pas GUNS N'ROSES !” Nous faisons un album en une fois. Et en réalité, un double album est quelque chose d’indescriptible et cool pour les "métalleux", pour les vrais fans de IRON MAIDEN, ils vont adorer. Tant que ce n’est pas de la daube, bien sûr. Et je ne crois pas que c’en soit.

Q : As-tu déjà rencontré Bruce CHICKENSON ?
Bruce DICKINSON : Bruce CHICKENSON ? Ouais, ouais, ouais… Non, mais je suis certain que c’est pour bientôt. Une sorte de rencontre entre des jumeaux opposés, tu vois ? Je ne sais pas…

Q : Il y a tout d’abord MAIDEN UNITED qui est un coverband acoustique, et qui me semble très intéressant.
Bruce DICKINSON: Bruce CHICKINSON - oh, tu veux dire qu’il y a… il y a…

Q : Bruce CHICKENSON est la chanteuse des IRON MAIDENS, un groupe féminin de Los Angeles
Bruce DICKINSON: Oh, une minute…

Q : Elles ont toutes un nom de MAIDEN.
Bruce DICKINSON : Ah, ouais ! Je crois que j’ai vu IRON MAIDENS. Je les ai vues à Mexico. Nous sommes tous allés les voir.

Q : Et qu’en as-tu pensé ?
Bruce DICKINSON : Nous les regardions, et j’ai dit à Steve : “Je vais te poser une question vraiment étrange, Steve”. J’ai ajouté : “Mais en les regardant…tu te vois te baiser toi-même ?” (rires) Il m’a répondu : “Oh, je n’en ai aucune idée, mais nous y avons tous pensé !”, tu vois ? C’est très, très étrange (rires)

Q : Avec toutes ces activités, comment vit-on l’annonce d’être atteint d’un cancer ? A quel point est-ce que ça t’a secoué ?
Bruce DICKINSON : C’est un vrai choc, c’est certain. C’est comme une voiture qui fonce droit dans un mur, l’airbag qui gonfle d’un coup, et tu te dis « OK ». Alors quand j’ai eu connaissance du diagnostic, le médecin m’a demandé : “Quels sont vos projets ? » J’ai répondu : «Mes projets ? En ce moment précis, je n’ai aucun projet.” J’ai continué : “A compter de maintenant, je me débarrasse de ce truc. C’est mon boulot à temps complet. Rien d’autre ne compte.” Point. J’ai donc informé tout le monde que j’avais ce truc. Je leur ai dit “Bon, bref, vous devez savoir que j’ai ce machin, et je débute un traitement le 5 janvier. Je serais bien pendant 4 à 5 semaines, après tout sera merdique. Et je serai comme bon à rien pendant 3 semaines. Ensuite, si tout va bien, je commencerai à aller mieux.” J’ai ajouté : « Vous pouvez me considérer absent ». J’ai commencé le traitement en me demandant ce qui allait se passer. « Comment fonctionne ce traitement ? Pourquoi est-il efficace ? Quelles machines utilisent-ils ? Comment travaillent-ils ? Quels sont les médicaments ? Comment fonctionnent ces médicaments ? Que vont-ils me faire ? Quels sont leurs effets secondaires ? Comment vais-je m’en remettre ? Quand vais-je m’en remettre ? Comment le saurais-je ?” tu vois ? Je me suis mis à faire des recherches sur tout. J’ai fait des recherches sur les traitements, sur la toxicologie, sur le cancer. Mon oncologue a été fantastique, car il m’a expliqué le fonctionnement de tout le processus, et pourquoi ça fonctionne. J’ai passé mon temps à aller le voir pour lui poser des questions, lui demandant « alors, pourquoi vous faites ceci ? Pourquoi est-ce si important ? » Il me répondait « c’est parce que le cancer fonctionne ainsi, et nous devons faire ceci si nous voulons que le traitement fonctionne. » Je lui répondais « Ah, ah ! Ok, j’ai pigé ! » Je voulais vraiment comprendre exactement ce que mon corps allait subir. Je voulais être capable d’en mesurer les effets. Je voulais être en mesure de ne pas avoir le contrôle, car tu ne contrôles pas ces choses là…

Q : …mais de t’en défendre par tes connaissances si on peut s’exprimer ainsi ?
Bruce DICKINSON : Oui, c’est exactement ce que tu dois faire. Écoute, je me suis même dit : « Je suis mon propre projet scientifique pour les 9 prochaines semaines ». J’ai subi des radiations qui pourraient tuer 13 personnes. Jour après jour, pendant 33 jours. J’ai subi 33 traitements de radiothérapie, puis 9 semaines de chimiothérapie en parallèle. Et c’était une expérience somme toute intéressante. Pas le genre que tu souhaites revivre. Mais tu dois faire avec. Tu avances et tu fais avec, tu comprends ? Des milliers de personnes dans le monde doivent affronter cette situation. Ce n’est pas que moi. Seulement, je fais partie d’une certaine catégorie de chanceux, tu vois ce que je veux dire ?

Q : En plus, tu es en grande forme, ce qui aide beaucoup, sans aucun doute.
Bruce DICKINSON : Il y a beaucoup de choses qui aident, mais avant tout, j’ai une attitude positive. On dit que c’est un cliché, mais je pense que ça aide vraiment, d’une certaine manière. Je veux dire, je me suis demandé « Ok, comment puis-je mettre toutes les chances de mon côté ? » J’ai vraiment étudié mes chances. Tu fais des recherches dans les ouvrages médicaux, dans les statistiques. Et tu penses « Ok, aujourd’hui, et jusqu’à ce que nous obtenions de futurs résultats aux tests, mes chances de survie sont de 60 contre 40. Pas génial, mais ça reste plutôt positif. Maintenant, si j’obtiens des résultats qui démontrent que c’est lié au papillomavirus humain, mes chances de survie grimpent à 80%, minimum. Je m’en contenterai ! » La veille de Noël, je reçois un appel : « Bonne nouvelle ! J’ai de bonnes nouvelles au sujet des mauvaises nouvelles : il s’agit bien d’une tumeur de type papillomavirus. » Boum ! Soudain, tu te retrouves dans une tout autre catégorie de survivant. Et je ne fume pas. Ce qui te place dans une catégorie meilleure encore, et qui limite énormément, vraiment, les possibilités d’une rechute. Tu ne peux pas imaginer. Alors j’ai eu à faire à un super groupe de médecins, à des infirmières géniales, qui, tous, m’ont prédit les effets secondaires. Et pouvaient presque m’annoncer au jour le jour : « Vous allez vous sentir mieux à partir aujourd’hui », tu imagines ? Et ils avaient raison. J’ai vécu des choses que je n’avais jamais vécues auparavant (rires). Il y en a que je souhaite même revivre ! (rires) Mais pas toutes, tandis que tu retrouves parfois assis là à te dire : « tu sais quoi ? Je suis tout seul dans cette pièce et je me sens humilié par ce que je vais me faire » (rires). Non, tu ne veux pas savoir ! tu restes assis et tu te dis que d’autres personnes, chaque jour, doivent traverser cette épreuve.

Q : Tu veux dire que c’est pire que de ramper dans les couloirs d’un hôtel de Tokyo, complètement bourré et de bouffer les restes de plateaux repas ?

Bruce DICKINSON : Oh, oui, bien pire que ça ! (rires) Bien pire ! Mais c’est drôle, je veux dire qu’au-delà de tout ça il y a un humour très noir, vois-tu ?

Q : J’imagine que tu dois voir les choses ainsi. Comment t’en sortir, autrement ?
Bruce DICKINSON: Oui. Tu as compris. Et tu dois aussi être positif, tu vois ?

Q : Et ils t’ont donné jusqu’à la fin de l’année pour te remettre complètement. Combien de temps te faudra-t-il avant de reprendre la route ?
Bruce DICKINSON : J’ai posé la question à mon oncologue, je lui ai dit : «Avant que nous ne commencions, combien de temps faudra-t-il pour que j’aille mieux ? » Et il m’a répondu : «Sans doute une année » OK ? Et il a ajouté : « Laissez-moi vous donner un exemple. J'ai eu un pilote de chasse de la RAF qui avait exactement la même tumeur que vous. Il était assis dans cette chaise, au même moment que maintenant. Lorsque je l’ai vu la fois suivante, il avait retrouvé 100% de sa forme et de ses formes, il était en parfaite santé, à peine une année plus tard. »

Q : Mais cette tumeur n’est pas typique aux pilotes, n’est-ce pas ?
Bruce DICKINSON : Non, non. Ma première pensée a été : “Je vais faire mieux que ce gars” (rires) Pas parce que je suis un compétiteur, mais je me suis dit : « Un pilote de la RAF ? Je ferai mieux ! » Ce fut mon attitude, celle que j’ai adoptée – j’ai l’esprit de compétition, il faut l’avouer (rires). Mais si tu ne peux avoir cet esprit compétitif, cette menace qui rôde autour de toi, c’est un peu comme te dire : « ouais, je vais faire ça en moins d’un an ». Et la réalité c’est qu’en ce qui me concerne le gars n’arrive pas à croire que je saute partout, en tout sens. Je veux dire que je l’ai vu trois semaines après la fin de mon traitement, j’ai monté les escaliers sur cinq étages, c’est ce que j’ai fait la première fois que je l’ai vu. Tandis qu’au milieu du traitement, je devais prendre l’ascenseur parce que j’étais trop fatigué. Cette fois, je suis monté et il m’a demandé : « Vous venez de grimper cinq étages à pieds ? » J’ai répondu : « Ouaip ! » et il s’est exclamé : « Wow ! OK. Je traite actuellement trois patients qui ont la même tumeur, ils en sont au même stade de leur traitement mais ils sont encore à l’hôpital, sous perfusion. Et vous êtes…laissez moi deviner » J’ai continué : « Et je mange des steaks et je…vous savez… C’est encore là, j’ai toujours des douleurs, il y a plein de choses qui me font mal, mais je me nourris, je cours. Et, oui, je me sens fatigué mais vous savez quoi ? Je me sens mieux… Et d’ici une semaine, je vais raser cette affreuse moustache que j’ai laissée pousser », alors, tu vois…

Q : Tu t’es vraiment fait pousser la moustache ?
Bruce DICKINSON : Oui, du genre de Baader MEINHOF. C’était soit dans l’esprit de la bande à Baader ou dans celui d’une mauvaise star du porno ou du style – on m’a photographié, je portais un casque de chantier car j’étais sur un site de construction. Et je me suis exclamé : « Oh, mon Dieu, on dirait le YMCA ! Je dois m’en débarrasser ! » Alors, oui, j’ai rasé ma moustache ! (rires)

Q : Et comment se porte Bruce Von RICHTHOFEN dans ta reproduction du Fokker G-CDXR ?
Bruce DICKINSON: Oh, ouais, ouais…

Q : Tu portes ton costume de Baron Rouge pour l’occasion ?
Bruce DICKINSON : Non, non, non, non, non, nous ne sommes pas aussi désespérés ! Je revêts simplement un bonnet de pilote et une tenue de vol classique. Mais, oui, je risque de faire voler cet avion ce week end. Nous devons nous entraîner pour les démonstrations que nous donnons en équipe.

Q : Si on voit les choses sous un angle purement technique, ces gars devaient vraiment être de bons pilotes à l’époque, qu’en penses-tu ?
Bruce DICKINSON : Oui, en fait, il s’agit d’un univers complètement différent. On ne pilotait pas du tout de la même manière. Et la réalité, c’est que nous retournons à cette époque avec ces machines, et mon avion est une réplique grandeur nature d’un Dreidecker, tu vois ? Les moteurs ne sont pas à 100% identiques, j’utilise un moteur radial, il ne s’agit pas du moteur rotatif dont était équipé l’original. C’est un compromis. 1, parce qu’on ne peut pas totalement maîtriser un moteur rotatif et 2, parce que nous devons pouvoir faire voler cet appareil d’un point à un autre, le faire démarrer facilement afin de nous en servir pour des démonstrations. Avec les moteurs rotatifs, les avions décollaient et atterrissaient mais nécessitaient du personnel au sol et plein de personnes pour s’occuper de ces avions, alors que nous faisons tout nous mêmes. Ce n’est pas la même chose.

Q : Parlons un peu de ce bon vieil Eddie : il est l’une des mascottes les plus versatiles de l’histoire du Rock, non ?
Bruce DICKINSON: Oui, oui.

Q : Quel est ton Eddie préféré ? L’animateur de radio ?
Bruce DICKINSON : J’adore l’Egyptien. Je pense que l’Egyptien est vraiment super. Celui de Live After Death aussi est fantastique. Je dirais que ce sont mes deux préférés. Mais en ce qui concerne le Eddie de scène, celui que se déplace, je crois que celui de Somewhere In Time est difficile à battre.

Q : Il a vraiment développé sa propre vie, n’est-ce pas ?
Bruce DICKINSON : Il est aux Comic Con, j’imagine. On a un paquet d’inédits qui ont été réalisés pour le Comic Con. Certains sont absolument géniaux.

Q : Quand on y pense, tout à commencé avec Rod (NdMP : Smallwood, manager du groupe depuis toujours) qui revêtait un masque pendant vos concerts, se rendant complètement ridicule
Bruce DICKINSON : Oui.

Q : C’était quoi le truc derrière la batterie qui recouvrait tout de faux sang ?
Bruce DICKINSON : A l’origine, c’était une sorte de masque Kabuki trouvé dans un magasin de farces et attrapes, quelque chose comme ça. Ensuite, je crois que ce fut l’idée de Rod de lui donner une personnalité bizarre. Après, ils ont fabriqué une sorte de masque en caoutchouc, et un blouson de cuir. C’est par la suite devenu assez un symbole de toute imagination dingo d’adolescent. Nous l’avons fait grandir à partir de là, tu vois ?

Q : Lorsque nous avions parlé du dernier album, nous avions abordé le sujet de votre public qui est aujourd’hui principalement familial : il y a le père, fatigué de la vie, le gamin de 13 ans et ses cornes du diable. Et il y a la mère, celle qu’on voudrait se faire. C’est comme si les concerts de MAIDEN étaient devenu « le pays des MILF »
Bruce DICKINSON: (Rires) Tu as de la chance! (rires). Je n’en suis vraiment pas certain. J’ai 56 ans, 57 l’année prochaine, je en suis pas certain de pouvoir encore en trouver une !(rires) Qu’est-ce qui m’attend ? Mais, non, en fait, c’est très étrange car, aujourd’hui, le profil de notre public semble rajeunir à mesure qu’il s’accroit. Et c’est plutôt une bonne chose à vivre.

Q: Et votre tâche consiste toujours, du moins mentalement, à réduire la taille des grandes salles en clubs plus petits ?
Bruce DICKINSON: On le doit, absolument. Ecoute, les premières paroles du morceau d’ouverture de l’album : « Parle de nouveau au shaman / Débarrasse-toi à nouveau du bouffon » - nous voici partis, tu vois ? C’est ce que nous faisons sur scène, je suis à la fois le bouffon du roi et le shaman, deux en un, tu comprends ?

Q: Qui se procure ses costumes au surplus militaire d’à côté juste avant le concert ?
Bruce DICKINSON: Oui! C’est ça, oui, oui, oui! Sur la dernière tournée, j’avais des fringues, des trucs qu’on m’a fabriqués, le genre de looks plus improbables les uns que les autres. Alors qui sait ce que porterais si nous repartons en tournée.

Q: Aujourd’hui, c’est toujours Sex, Drugs and Rock n Roll chez IRON MAIDEN ou c’est plutôt devenu une partie de golf et une bière de temps à autres ?
Bruce DICKINSON: Eh, bien, vois-tu, je ne joue pas au golf.

Q: Mais votre batteur, oui.
Bruce DICKINSON: Notre batteur joue au golf, oui. Mais ça n’a rien d’exceptionnel. Tu sais, il en y a plein qui, comme des héroïnomanes, aiment le golf. Je crois même que le golf est pire. Mais, oui, je me suis essayé au golf, mais ça ne le fait simplement pas. Oui, il y a un peu de golf, mais pour te dire la vérité, lorsque nous sommes sur la route, il est très rare que nous sortions pour aller boire quelques bières. Simplement parce que nous sommes vidés, trop fatigués. Tu sais, il faut un certain temps pour que nos vieux corps se remettent. Et nous continuons de donner 3 à 4 concerts par semaine. En respectant relativement peu les horaires, car nous ne patientons pas simplement dans les salles, on continue aussi de déconner !

Q: As-tu déjà calculé la distance que tu parcoures sur scène?
Bruce DICKINSON: Non, quelqu’un devrait me coller une de ces montres connectées, celles qui calculent l’énergie que tu développes et ce genre de trucs…

Q: J’ai cru comprendre que tu continues l’escrime de temps à autres. Comme lorsque tu as tiré contre Bartosz Piasecki, médaille d’argent norvégien aux J.O. Comment ça s’est produit ?Bruce DICKINSON: Oh, oui! Je n’étais pas du tout en forme ce jour-là. Ils m’ont fait monter – il était numéro 2 mondial, je crois. J’ai réussi quelques touches contre lui (rires). Il mesure environ 2 mètres et demi, tu sais, alors… (rires)

Q: Il t’a cependant fait un beau compliment.
Bruce DICKINSON: Qu’a-t-il dit? (rires)

Q: Il a dit que tu es petit, mais rapide, et c’est ce qui fait ta force. Tu dois lui avoir donné du fil à retordre
Bruce DICKINSON: (rires)

Q: Tu as marqué quelques touches au début
Bruce DICKINSON: Oui, oui… je ne suis pas le genre à me laisser faire. Tu sais, j’étais assez bon. Tu n’oublies pas, c’est juste ton corps qui rouille. C’est un peu comme ce pauvre Federer contre Djokovic, et Djokovic n’a pas vraiment… Djokovic a gagné, mais Federer a perdu ce match. Je crois que c’est simplement, comment dire ? Federer, son âge – c’est cette toute petite ligne qui, à terme, fait la différence entre gagner et perdre. Alors il suffit d’être un peu plus fatigué que d’habitude, et toutes ces petites erreurs involontaires, envoyer la balle dans le filet, ne pas réussir son retour, toutes ces choses font la différence au final.

Q: Donc, tu ne regrettes pas de n’avoir pas intégré l’équipe olympique britannique?
Bruce DICKINSON: Honnêtement, pas vraiment. Parce que, tout d’abord, l’équipe britannique n’était pas très bonne (rires). Elle était bonne parce que composée des meilleurs tireurs d’Angleterre, mais au niveau mondial ? Ils n’étaient pas si bons que ça. Alors, oui, j’aurais pu rejoindre cette équipe olympique, et me serais fait sortir au premier ou second tour de ces jeux comme tous les autres membres de l’équipe. J’aurais pu en faire partie, j’étais dans la moyenne. Si tu compares avec le tennis, dans le classement mondial de l’escrime, je n’existe pas. Dans les classements nationaux, oui, génial. Mais je fais partie du classement national d’un pays de seconde classe en la matière. Pas mal pour quelqu’un qui pratique à temps partiel, qui joue dans un groupe de Rock. Mais en réalité, restons modestes.

Q: Ton opéra rock sur Paganini sera-t-il fini un jour?
Bruce DICKINSON: Tu sais quoi? Le script est encore là, alors si quelqu’un veut investir quelques millions, ouais ! (rires) Tu sais, je ne perds pas patience.

Q: Paganini étant une sorte de vieille version de Ritchie Blackmore?
Bruce DICKINSON: Ah, Ritchie, je pense que Ritchie a beaucoup emprunté à Paganini, alors… L’Homme En Noir, l’original.

Q: Si tu étais Premier Ministre du Royaume-Uni, que changerais-tu? Par quoi commencerais-tu ?
Bruce DICKINSON: Si j’étais David Cameron?

Q: Par exemple.
Bruce DICKINSON: Je me ferai une de ces paires de couilles. (hors micro) : Je m’offrirais une paire de couilles aussi grosses que celles d’Angela Merkel (rires)

Q: Je m’attendais à ce que tu dises quelque chose comme rejoindre l’espace Schengen ou quitter l’Union Européenne
Bruce DICKINSON: Mouais. En fait, j’espère simplement qu’ils nous disent tous un jour la vérité.

Q: Ça, ça n’est pas prêt d’arriver ! Merci beaucoup !
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