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Chronique
SERPENT RIDER - The ichor of chimaera

Style : Epic Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2025
Provenance du disque : Reçu du label
7titre(s) - 36minute(s)

Site(s) Internet : 
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Label(s) :
No Remorse
 (18/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 22/03/2025
Heavy doom épique de premier ordre
Bien que formé en 2015 (sous l’appellation SKYWAY CORSAIR, le nom actuel étant adopté en 2017), ce quintette américain de la côte ouest aura mis une décennie à enregistrer son premier album. Pour la petite histoire, le nom SERPENT RIDER aurait été inspiré par les deux occurrences du l’injonction « ride the serpent » dans le morceau The Ram de MANILLA ROAD ; ces gens-là ont bon goût ! D’ailleurs, puisque l’on parle de bon goût, saluons la qualité de l’illustration de la pochette, une fois n’est pas coutume. Venons-en au principal : la musique.

Incontestablement, SERPENT RIDER rejoint de facto la cohorte des formations influencées par le Metal des années 80. En premier lieu, on reconnaît l’influence de l’incontournable IRON MAIDEN, notamment via la basse galopante de Brian VANDERBER et par les guitares harmonisées de Paul GELBACH (guitare solo) et de Brandon CORSAIR (guitare rythmique, chœurs). Le batteur Drake GRAVES propose quant à lui un gros volume, avec moults contretemps, double grosse caisse, descentes de toms et un recours pertinent aux cymbales. Le groupe privilégie ostensiblement les tempos rapides, rappelant ainsi tant le Speed que le Power Metal mélodique, tel qu’il fut de fait défini dans les 80’s (on songe à SAVAGE GRACE, LIZZY BORDEN, WARLORD, SATAN…). De temps à autre, on relève des passages lents et lourds, typique du Doom Metal. La confrontation de ces éléments assure une efficacité à l’impact, mais garantit également un rendu épique de fort bon aloi.

Bien que bénéficiant d’un son clair et détaillé, l’album n’en dégage pas moins des vibrations palpables qui sentent bon la prestation scénique. Ajoutons que six compositions affichent des formats plutôt ramassés (4-5 minutes) qui permettent de potentialiser la fougue déployée par le groupe. Seul le titre éponyme s’offre une petite audace en culminant à sept minutes, ce qui permet la mise en place d’une dramaturgie poignante. Avec à la clé un premier tiers Doom, suivi d’un passage fluide en mid-tempo nerveux, formidablement bien géré par le batteur. Voilà qui indique une piste de développement futur pour SERPENT RIDER.

Reste à aborder l’atout majeur du groupe : sa chanteuse R. VILLAR. Evoluant entre grave et médium, la vocaliste déploie un registre clair, modulé de manière à mettre en exergue un rendu émotionnel maximal. Ne nous y trompons pas, il n’est pas question ici de se livrer à des acrobaties vocales, mais bien de proposer des ambiances tour à tour épiques (avec des variations aigües savamment dosées) et hypnotiques, voire plus crispées. Le timbre de la chanteuse ne relève pas stricto sensu du Heavy Metal, quoiqu’il convienne merveilleusement bien au répertoire de SERPENT RIDER. On songe à Anneke van GIERSBERGEN (époque THE GATHERING), à JEX THOTH, à Alia O’BRIEN (BLOOD CEREMONY), mais également à quantité de chanteuses Folk des années 70 : Karen MATHESON (du groupe écossais Folk puis New Age CAPERCAILLIE), Máire BRENNAN (CLANNAD, légende du Folk irlandais), Maddy PRIOR (STEELEYE SPAN, groupe Folk anglais), Jacqui McSHEE (PENTANGLE, groupe Folk anglais). Les lignes de chant s’avèrent bien travaillées et nuancées et se trouvent fréquemment rehaussées de chœurs ou d’harmonies prodiguées conjointement avec Brandon CORSAIR.

Ce premier album de SERPENT RIDER constitue une preuve vibrante que l’on peut ostensiblement et judicieusement s’inspirer du passé et bâtir une œuvre plus personnelle qu’il n’y paraît de prime abord. En tout cas, SERPENT RIDER fait d’ores et déjà partie des groupes dont je guette les développements futurs.

Vidéo de Matri Deorum : cliquez ici
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